7 d�cembre 2004
| FORUM |
... le droit d'avoir la paix
Depuis quelques jours, nous savons qu'on peut faire interdire le passage des motoneiges � proximit� de chez soi. Bravo ! Les clubs de motoneiges, de leur c�t�, craignent que leurs pistes ferment les unes apr�s les autres. Moi je ne le crains pas - je le souhaite ! Habitants des campagnes pollu�es par le bruit et l'essence, unissez-vous ! Nettoyez vos paysages des motoneiges, motomarines, VTT et autres v�hicules � essence dits � r�cr�atifs �. Vive le v�lo, le ski de fond, le kayak et la raquette !
Qu'ou�s-je ? Les � skidoos � entra�nent des retomb�es �conomiques de cent millions par an ? Soit. Mais ces millions, combien co�tent-ils en terme de sant� et d'environnement ? On parle de stress et de pollution, bien s�r, mais n'oublions pas les accidents : il est malheureusement notoire que nos gouvernements n'ont (ou ne se donnent) pas les moyens de faire respecter les r�gles de s�curit� aux utilisateurs insouciants - et trop souvent ivres - de ces v�hicules. J'irai plus loin. Dans la perspective d'une urgence mondialement reconnue de r�duire les �missions de gaz � effet de serre (Kyoto n'est � cet �gard, on ne le dit pas assez, qu'un timide premier pas), il devient ridicule de continuer � pr�tendre que l'usage d'un v�hicule motoris� (f�t-ce une automobile) est un droit. C'est un privil�ge.
Vincent Collard
Montr�al
Un jugement courageux
Un jugement tr�s �clair� et surtout courageux ! Bravo ! Les Laurentides c'est pour tous, mais pas � n'importe quel prix ! Des sentiers exclusifs aux motoneiges existent et d'autres devraient voir le jour... Mais assez loin des r�sidences, on vit dans le Nord pour la paix, la qui�tude et beaut� de
la nature.
Andr� C�t�
amateur de ski de fond,
Saint-Adolphe d'Howard
... le droit de s'amuser
La juge Langlois vient d'ouvrir une grande porte � tous les �co�stes en devenir. Les �co�stes peuvent se d�finir ainsi : individus cherchant � s'approprier la jouissance exclusive d'un espace ou d'une infrastructure collective par le recours � des justifi�ations environnementales.
La civilit� est en berne. Le nombre de recours aux tribunaux pour r�gler des litiges entre des groupes aux id�es divergentes t�moigne d'une d�gradation de la civilit� entre les membres d'une soci�t�, d'une incapacit� � s'entendre sans l'intervention d'un arbitre.
Ce jugement favorise le recours aux tribunaux pour tous les groupes ou individus pour qui les activit�s normales et l�gales (il est normal et l�gal pour un motoneigiste d'emprunter les sentiers de motoneige f�d�r�s) de la collectivit� peuvent �tre consid�r�es comme une nuisance � leur bien �tre.
Les causes en exemples sont nombreuses - les r�sidants de Dorval affect�s par le bruit des corridors a�riens au-dessus de leur t�te ; les personnes habitant les abords du chemin de fer du train de banlieue � Blainville incommod�s par la suie et les vibrations du train. Les Lavallois demeurant pr�s des axes autoroutiers se plaignant de la pollution sonore. Ce jugement est le reflet de l'individualisation croissante de notre soci�t�. Des privil�ges accord�s aux groupes de pression efficaces au d�triment de la collectivit�.
Patrick Leduc
Des questions
Nous voici encore confront�s � une situation o� des gens ach�tent une maison pr�s d'une voie ferr�e, d'une piste cyclable ou pr�s d'un service public, parce que la maison n'est pas ch�re. Et ensuite, ils viennent se plaindre qu'il y a trop de bruit. Je serais curieux de savoir combien de ces r�sidants ont achet� leur maison apr�s la construction de la piste de motoneige. Et j'aimerais aussi savoir pourquoi les pistes sont situ�es si pr�s des maisons.
R�jean Voisard
Saint-Hyacinthe
page mise en ligne le 7 d�cembre 2004 par SVP

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