22 décembre 2004

La pratique du ski de fond
sera plus difficile
à Val-David et Val-Morin

Le promoteur immobilier Sylvain Cousineau n'a pas l'intention d'enlever les barrières qu'il a installées sur les pistes de ski de fond traversant les villages de Val-David et de Val-Morin, ce qui va empêcher, comme l'hiver dernier, des milliers de personnes de s'adonner à leur sport favori dans un décor unique.

Lors d'un entretien avec La Presse, hier, M. Cousineau a indiqué qu'il avait reçu par l'entremise de son avocat une offre d'achat de 900 000 $ de la part des deux municipalités pour l'achat de ses 28 millions de pieds carrés de terrain, soit près de 700 acres. « C'est complètement ridicule. Le montant offert ne représente que 3 cents le pied carré », a précisé l'homme d'affaires qui veut ouvrir un vaste domaine de ski de fond avec chalet et vendre une partie des terres pour la construction de maisons haut de gamme. la vente de terrains pour la construction de maisons va très bien, a-t-il dit.

Les administrations des deux villages allèguent que M. Cousineau a payé 300 000 $ pour ces terres. « C'est faux, répond-il, j'ai déboursé entre 700 000 $ et 800 000 $. On peut vérifier au bureau d'enregistrement. »

« J'ai demandé à recevoir une offre écrite que je vais étudier avec mes comptables et avocats, poursuit-il. Puis, je vais faire une contre-offre en demandant probablement le prix du marché. Pour le moment, le blocage systématique des pistes demeure.»

Il accuse Val-David d'être responsable de tout ce débat qui se retrouve dans un cul-de-sac. « Dans l'histoire de Guindonville, l'administration municipale a donné 317 000 $ à M. Guindon pour 34 acres. Les maisons sont démolies et rien n'a encore été fait sur l'emplacement. »

M. Cousineau dit également avoir déposé une requête en Cour supérieure afin qu'une ordonnance soit émise pour forcer les autorités de Val-David à lui permettre d'utiliser une partie de ses terres dans le but de de tracer 34 km de sentiers de ski de fond.

La Presse a voulu connaître la version des autorités des deux villages. À Val-Morin, le directeur général Pierre Delage, qui pilote le dossier, est en vacances jusqu'au 17 janvier, tandis que la mairesse, Diane Demers, a fait dire par une secrétaire qu'une offre d'achat avait été présentée à M. Cousineau et qu'aucun commentaire ne viendra avant d'avoir reçu sa réponse. Du côté de Val-David, le directeur général du village, André Desjardins, a mentionné qu'une offre écrite avait été envoyée à M. Cousineau. Il s'est montré surpris qu'il dise n'avoir rien reçu par écrit. Pour ce qui est de la somme offerte, M. Desjardins a refusé de le dévoiler, disant qu'il n'est pas question de négocier par l'intemédiaire des médias.


page mise en ligne le 22 décembre 2004 par SVP

Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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