|
L'expression peut para�tre famili�re, mais elle traduit bien le changement de statut de ce qui fut longtemps consid�r� comme un accessoire. En s'int�ressant de pr�s � ce pr�tendu d�tail de la silhouette, stylistes et designers ont su lui redonner ses lettres de noblesse. On ne se pose plus la question de savoir avec quelle tenue on va porter tel escarpin ou telle sandale, on craque, quitte � choisir, ensuite seulement, le v�tement qui lui conviendra...
Marie-France Rigataux
"Il est l�gitime que la chaussure soit trait�e comme un produit � part enti�re. Quand on pense au nombre d'op�rations � jusqu'� une centaine � que n�cessite sa fabrication, souvent beaucoup plus compliqu�e que celle d'un v�tement, on se dit qu'elle m�rite mieux que d'�tre catalogu�e parmi les accessoires." Directeur de la boutique Lanvin � Gen�ve, mais surtout technicien, mod�liste de la chaussure qu'il a longtemps pratiqu�e chez Charles Jourdan, Bernard Reth s'avoue dans le m�me temps nostalgique d'une tradition qui consistait � louer les m�rites d'une chaussure sachant se faire... oublier pour mieux flatter celle qui la portait. "Finalement, le r�le de la chaussure n'est-il pas de mettre la jambe en valeur? interroge-t-il. Et de s'adapter � la circonstance? Je ne crois gu�re � la chaussure polyvalente. Comme on ne porte pas un m�me v�tement toute la journ�e, le chaussant doit tenir compte du moment, sous peine de ne pas �tre adapt�, donc in�l�gant. Les stylistes l'ont compris, qui renouvellent sans cesse leurs cr�ations, au rythme de la couture." S'il souscrit � ces propos, Eric Bongiovanni, designer responsable des collections f�minines chez Bally depuis 1993, explique le succ�s de la chaussure et surtout l'�volution rapide de ses formes d'une fa�on plus prosa�que: "Les prix d'un certain pr�t-�-porter ayant pas mal augment� au cours de ces derni�res ann�es, la majorit� des femmes rechignent � renouveler tr�s fr�quemment leur garde-robe. Elles comptent donc davantage sur des chaussures, un sac, une ceinture pour renouveler une silhouette ou la pimenter. Et puisque les marques d'accessoires ont gagn� en notori�t�, elles y trouvent en m�me temps une mani�re de se positionner en termes de mode. Comme lorsqu'elles s'offrent le parfum d'une maison de haute couture." Responsable des achats f�minins pour la maison Aeschbach, positionn�e dans le moyen de gamme, num�ro un � Gen�ve avec quelque 500 000 paires vendues par an dont 60% aux femmes, Bernard Otto Aeschbach confirme la stabilit� du march�. "La moyenne suisse annuelle est de 5 paires chez les femmes contre 3 paires en France et en Italie, pourtant catalogu�e comme le pays de r�f�rence de la chaussure." Divis�es sur les mod�les � les Romandes ach�tent trois fois plus d'escarpins et affichent des go�ts proches des Fran�aises alors que les Al�maniques s'approchent des pr�f�rences nordiques en mati�re de mod�les plus sport et flashent sur l'ultrabranch� pour le soir � les Suissesses se retrouvent sur la quantit�. Et les hommes? Le chiffre chute de moiti�, avec 2 � 2,5 paires par an. Le veau... toujours le veau Si, comme l'assure Robert Clergerie, la nouvelle saison s'annonce haute en talons et en couleur, riche en mati�res originales, il en est une qui n'est pas pr�s d'�tre d�tr�n�e, c'est le cuir. "Parce que c'est une mati�re vivante", justifie laconiquement Christian Louboutin, c�l�bre � Paris pour ses mod�les qui ont les faveurs d'Arielle Dombasle, Caroline de Monaco ou In�s de la Fressange. "A l'approche de l'an 2000, nous n'avons toujours rien trouv� de mieux pour sa facult� d'adaptation au pied et sa capacit� � absorber l'humidit�", encha�ne Robert Clergerie. "Nous travaillons en g�n�ral sur des demi-veaux, pr�cise Eric Bongiovanni. Ces peaux sont assez grandes, mais pas g�antes, et d'une qualit� exceptionnelle. En g�n�ral elles viennent d'Allemagne et servent � faire ce qu'on appelle le box-calf, un cuir solide, brillant par son traitement, au travers duquel appara�t la veine de la peau. Une peau jamais �gratign�e dont l'�lasticit� se doit d'�tre parfaite, indispensable au moment o� nous la montons sur la forme. Primordiaux aussi les traitements d'apparence en tanneries, localis�es en Italie et en France. Le tannage permet toutes les fantaisies, mais n'arrange pas la qualit�, il est important de le souligner." M�me s'il rejoint Bernard Reth sur le terrain de l'�l�gance et se veut le d�fenseur d'une parfaite harmonie entre modernit�, confort et �l�gance, Eric Bongiovanni ne r�siste gu�re � la tentation d'anticiper la mode. "L'avantage des tanneurs italiens, c'est leur flexibilit� et la passion dont ils font preuve, glisse-t-il. Ils nous font b�n�ficier d'une avance technologique permanente, que nous mettons � profit pour extrapoler des aspects novateurs, exclusifs. Pour expliquer ce que je souhaite, je recours autant � des �chantillons de plastique, de tissu qu'� des plumes. Pour ce printemps-�t�, j'avais envie d'aspects perl�s, je souhaitais retrouver un c�t� nacr�, m�tallis�, cela a �t� possible sur le chevreau comme sur le veau." Les tissus sont eux aussi pr�sents dans la collection Bally, au c�t� d'une "top line" qui devrait s�duire les plus raffin�es: anaconda, croco, l�zard. Et pour sauvegarder le caract�re artisanal cher � la grande maison helv�tique, pas mal de piq�res sur tiges sont faites main. Les mod�les? Une tendance � l'affin�, beaucoup de sandales et, dans tous les cas, "le contraire de l'hyst�rique". Pour combler une femme qui vit, travaille, conduit ses enfants � l'�cole et n'a gu�re envie de vaciller sur des talons aiguille, m�me si ceux-ci confirment pour les beaux jours une ascension d�j� fortement amorc�e cet hiver. Haut les pointes! Succ�s annonc� pour les sandales que l'on retrouve dans toutes les collections. Chez Clergerie, on peut franchement parler d'un festival de nu-pieds, de tongs, de mules, les compens�es narguant les semelles plates, les lac�es exhibant leurs semelles cousues main tandis que les bouts effil�s s'installent... dans le haut de gamme. Car s'il confirme l'engouement pour les sandales � talons hauts et encore assez �pais, Bernard Otto Aeschbach s'attend � une certaine r�ticence de sa client�le vis-�-vis des ultrapointus et des talons aiguille � "il faut que l'�il s'habitue", r�sume-t-il. En revanche, Manolo Blahnik, Sergio Rossi, Charles Jourdan comme les Fran�ais Louboutin ou Rodolphe Menudier, le Suisse Walter Steiger et bien d'autres ne laissent planer aucun doute: l'�t� sera piquant! Dans la forme, mais aussi dans l'esprit, excitant la curiosit� par des mati�res en constant renouvellement: r�sille, toile brillante, lam�, ottoman, chenille, soie � impressions indiennes, filet de p�che, cannage, satin, en plus du Stretch maintenant consid�r� comme un classique. Des noms et des chaussures Terme g�n�rique recouvrant tout ce qui est particuli�rement adapt� � la marche en ville, le trotteur ne d�signe pas un mod�le en particulier, m�me si beaucoup l'associent � une chaussure f�minine � lacets plut�t sport, g�n�ralement � talon bottier. Ainsi le richelieu, chaussure basse (ou non) � lacets inspir�e de la mode masculine, qui se diff�rencie du derby par son absence de pattes mobiles qui recouvrent la languette �pousant le cou-de-pied lorsqu'on serre les lacets, entre dans la cat�gorie des trotteurs. L'escarpin, �galement nomm� d�collet� en raison de sa forme, correspond � un mod�le dont le talon mesure un minimum de 4 cm. La sandale correspond � une chaussure ouverte, form�e d'une simple semelle retenue par des cordons ou des lani�res. Chaussure enfantine par d�finition, la baby � talon plat, bride et bout rond a tendance � prendre de la hauteur. Le salom� se rep�re � la fa�on dont l'empeigne se prolonge sur le cou-de-pied par une lani�re centrale dans laquelle on passe la bride de fermeture. Le mocassin se doit d'�tre souple, bas et sans lacets. La mule se veut sans talon, conservant son nom m�me si le bout est ouvert. Le charme pervers des talons aiguille Longtemps qualifi�s d'"artifice du d�mon" ou d'"�chasse sensuelle", par�s par Marilyn de toutes les vertus, les escarpins, mules ou sandales � talons aiguille refont un come-back saisissant. V�ritable supplice pour les unes qui y sacrifient malgr� tout au nom de la s�duction, encouragement � l'�l�gance pour les autres qui n'h�sitent pas � en vanter les attraits, ils n'enthousiasment pas le corps m�dical. Chef de clinique en charge de la chirurgie du pied et de la cheville � l'H�pital cantonal de Gen�ve, le Dr Delmi confirme: "Le probl�me est dans l'exc�s. Le fait de porter un talon tr�s haut pour une soir�e sera sans influence sur la statique du pied. Vous souffrirez juste en vous d�chaussant. En revanche, si vous en abusez, par une r�partition excessive du poids du corps sur l'avant-pied vous vous exposez � long terme � des d�formations des orteils, telles l'hallux valgus ou les orteils en marteau, ainsi qu'� des tensions, donc � des douleurs, dues � l'accentuation de la courbure lombaire provoqu�e par l'hyperlordose que leur port rend in�vitable." Confirmant que 90% des pathologies de l'avant-pied concernent les femmes, Marino Delmi trace le portrait du chaussant parfait: un talon de 4 � 5 cm au maximum dont la largeur du pav� (les professionnels �voquent le bon-bout) est de 2 cm au moins (4 cm2 de surface), une largeur de semelle suffisante pour que le pied ne soit pas brim� dans la chaussure (une moyenne de 9 cm si l'on chausse du 38, de 9,5 cm si l'on chausse du 39...) et un espace de 2,5 cm � l'avant de la chaussure assurant aux orteils un certain confort. Pas �vident � trouver si l'on suit la mode! "Aux Etats-Unis, admet-il, il est plus facile de trouver plusieurs largeurs pour une m�me pointure. En Suisse, ce l'est moins. Quand une patiente m'avoue avoir essay� une pointure au-dessus plut�t qu'une largeur au-dessus, je la mets en garde: une pointure trop grande entra�ne un glissement du pied vers l'avant, cr�ant des conflits ant�rieurs." Les semelles compens�es? "Tout d�pend de leur l�g�ret�. Leur lourdeur exige un effort suppl�mentaire pouvant entra�ner une surcharge au niveau tendino-musculaire. Fragilis�e, la cheville est alors davantage expos�e aux entorses." Grandes pointures Ils sont si nombreux � avoir mis leur talent au service de nos pieds que n'en retenir que deux � Salvatore Ferragamo et Roger Vivier � peut para�tre injuste. Mais ces deux-l� partagent, chacun � leur mani�re, une certaine id�e de la chaussure et font toujours, toutes tendances confondues, l'unanimit�. C'est � l'�ge de 16 ans, en 1914, que Salvatore Ferragamo, apprenti cordonnier, rejoint ses fr�res employ�s dans des fabriques de chaussures avant d'ouvrir, � Santa Barbara, � c�t� des studios de l'American Film Co., sa premi�re �choppe de r�paration et de fabrication de mod�les sur mesure. Obs�d� par la recherche du confort, m�me si, ses mod�les faisant d�j� l'unanimit�, il n'a plus rien � prouver, il s'inscrit � l'Universit� de Los Angeles au cours d'anatomie. Il y d�couvre combien, tout le poids du corps reposant sur elle, il est n�cessaire de soutenir la vo�te plantaire par une cambrure maximale de la chaussure lib�rant talon et pointe. La l�g�ret� figure une autre de ses priorit�s au point qu'il s'�chine � gagner 130 g sur les escarpins qu'il mod�le. Cr�ateur des fameux cothurnes et sandales pour le film Les Dix Commandements, bottier des stars, on lui doit la fameuse semelle compens�e et un secret de fabrication qui emp�che les orteils de glisser dans les souliers, fussent-ils � tr�s hauts talons. Trente-huit ans apr�s sa mort, l'entreprise Ferragamo, dont nous vous reparlerons dans un prochain num�ro tant elle a pris de l'importance dans le domaine de la mode, r�alise encore 48% (dont 38% en mod�les f�minins) de son chiffre d'affaires gr�ce aux chaussures. C'est plus un concours de circonstances qu'une volont� affirm�e de se vouer � la chaussure qui entra�ne Roger Vivier � se pencher sur la parure du pied. Attir� par la sculpture au point de fr�quenter les Beaux-Arts, il apprend la technique des souliers sur le tas dans l'usine d'un ami de ses parents. D�s 1937, bottier confirm�, il poss�de sa propre maison parisienne, rue Royale, et dessine pour les plus grands fabricants fran�ais, allemands, anglais, am�ricains. Bally est de ceux-l�. L'un de ses grands succ�s? Une chaussure "� la chinoise" � semelle faite de plusieurs �paisseurs de li�ge, adopt�e par la couturi�re Schiaparelli qui en assure le lancement et dont Marlene Dietrich fut une des premi�res adeptes. Sa rencontre en 1947 avec Christian Dior est d�terminante: d'abord mod�liste pour le grand couturier pour lequel il pratique le sur mesure, il imagine un d�partement pr�t-�-porter, inventant ainsi la premi�re association entre un couturier et un bottier dans le but de promouvoir une ligne de grande diffusion. Cette collaboration durera dix ans. Grand monsieur de la chaussure � qui les Editions du Regard viennent de consacrer une tr�s belle monographie, Roger Vivier, aujourd'hui �g� de 90 ans, garde l'imagination en �veil. Dernier exemple en date: la chaussure d'inspiration quasi a�ronautique imagin�e, l'an dernier, pour la maison Myrys dont il est devenu directeur artistique. Chanel: quarante ans de bouts noirs D�cid�ment, elle n'aura jamais rien fait comme les autres! Alors que les femmes de sa g�n�ration ne jurent que par l'unicolore qu'elles s'efforcent d'assortir au ton de leur tailleur, Coco Chanel invente, en 1957, l'escarpin bicolore. Elle qui sait si bien puiser son inspiration l� o� il y a mati�re � le faire a retenu la le�on des hommes: leurs gu�tres bicolores prolongent la ligne de la jambe tout en prot�geant la chaussure. La fameuse Chanel est n�e: sandale � bout carr�, haute de 5 cm, elle arbore une bride sur le talon. Beige, parce qu'il allonge la jambe, "rend le mollet sensuel" et s'harmonise avec toutes les toilettes; noire au bout autant pour faire para�tre le pied moins long que pour �viter que l'avant, plus expos�, ne se souille trop rapidement. La presse s'emballe et parle de la "nouvelle pantoufle de Cendrillon". "Avec un soulier, s'obstine Coco, on doit pouvoir faire le tour du monde." Adaptant le principe � l'escarpin, elle d�cline donc la chaussure en diff�rentes hauteurs � et coloris � que Karl Lagerfeld n'h�sitera pas � d�tourner par la suite de sa mani�re inimitable, les imaginant, le temps d'une saison, ballerines, tennis, bottes ou espadrilles. Un mod�le id�al? Si, du point de vue strictement anatomique, il doit tenir compte autant d'une largeur que d'une hauteur et d'une assise suffisante, sa d�finition esth�tique divise cr�ateurs et amateurs... qui en ont tous des visions diff�rentes. Eric Bongiovanni insiste sur l'ad�quation entre le mod�le et la d�marche: "Il est �vident qu'un talon haut va repositionner le galbe du mollet, relancer la jambe et l'allure, mais il est tout aussi clair qu'on ne peut plus parler d'�l�gance si la femme n'a pas la d�marche qui va avec. Pour moi, le concept f�minin est autrement plus subtil que le port d'une minijupe ou de talons de 10 cm." Bernard Reth se prononce pour un talon Louis XV jusqu'� 8 cm. Son comble de l'�l�gance? Un escarpin sans couture de 6 cm en chevreau, quelle qu'en soit la teinte. Bien diff�rent de la sandale � bride pour laquelle milite Walter Steiger, ajoutant d'embl�e que "tout d�pend de la femme et de sa personnalit�, et qu'en effet un talon haut fait souvent une belle jambe". "En cr�ant, je pense � tous les types de femmes, � des situations de la vie quotidienne, mais aussi � une vie imaginaire o� la femme serait port�e par des souliers qui lui dicteraient sa conduite", r�sume Christian Louboutin, confirmant la force de l'imaginaire dans l'�pineuse question du chaussant r�v�... A lire, pour les fans... "La Chaussure", une revue passionnante dont le num�ro 5 rassemble des sujets aussi divers que "Chaussure et cin�ma", "Chaussures et souliers eccl�siastiques", "Le pied et l'image du corps"... Collection compl�te au prix forfaitaire de 250 FF, le num�ro 80 FF a 20 FF de frais de port. Pour plus de d�tails: Institut de calc�ologie, Mus�e international de la chaussure, Romans, t�l. (0033 4) 75 05 81 30. Chaussures, Linda O'Keeffe, Ed. K�nemann. Plus de 500 pages en format carte postale riches d'un millier de photos en couleurs rendant hommage � tous les cr�ateurs qui ont marqu� leur temps. Le V�tement incarn�, France Borel, Ed. Calmann-L�vy. Chapitre passionnant sur le culte des pieds. Erotisme du Pied et de la Chaussure, W. A. Rossi, Ed. Payot. Vivier, Pierre Provoyeur, Ed. du Regard. Le "beau livre" dans toute sa splendeur. La chaussure au mus�e D�s le XIIe si�cle, Romans (Dr�me, France) devient le lieu de passage des marchandises p�n�trant en Dauphin�, favorisant ainsi le commerce et l'industrie. Parmi les divers corps de m�tiers florissants, les cordonniers se regroupent en corporation et, vers 1850, un certain Fran�ois-Barth�lemy Guillaume a l'id�e d'exploiter la production des tanneurs de la ville. Cr�ant la premi�re manufacture de chaussures mont�es sur bois, il entreprend la fabrication d'une chaussure clou�e. Vingt ans plus tard, la cordonnerie compte 7 fabriques importantes et occupe environ 1500 ouvriers. Vers 1900, 35 fabriques font travailler 3000 collaborateurs! Dans le m�me temps, la Chambre syndicale pr�te son concours � l'Ecole pratique, qui continue d'accueillir, aujourd'hui, des �l�ves venus du monde entier. En 1998, la ville abrite toujours de tr�s grands noms de la chaussure tels que Charles Jourdan, Robert Clergerie, St�phane K�lian, Maud Frison. Install� dans l'ancien couvent de la Visitation, le c�l�bre Mus�e international de la chaussure, confi� � Marie-Jos�phe Bossan, se fait l'�cho de cette histoire. S'attachant � retracer l'aventure de la tannerie, de la m�gisserie (pr�paration dans des bains de cendre et d'alun des peaux blanches destin�es � la ganterie) et de la chaussure, il d�voile aussi bien cette derni�re sous son angle technique, ethnographique qu'artistique. Disposant de collections uniques, couvrant toutes les �poques, de l'Antiquit� � nos jours, repr�sentant tous les continents, le mus�e s'enorgueillit de la pr�sence de la collection personnelle de Roger Vivier. Accessible tous les jours sauf le lundi (exception faite pour les mois de juillet et ao�t). Renseignements au t�l. (0033 4) 75 05 81 30. |
|