Maxim Lapierre, formule améliorée
(07/17/2004)
Le choix de deuxième ronde des Canadiens en 2003, son coup de patin est maintenant beaucoup plus explosif et ses réflexes sont plus aiguisés.

MONTRÉAL -- Ce hockeyeur est sous les réflecteurs pour le camp de développement des joueurs, il faut le regarder deux fois pour être certain que c’est bel et bien lui. L’espoir des Canadiens, Maxim Lapierre a ajouté 20 livres de muscle à sa charpente qui fait maintenant six pieds et 201 livres. Pour cet athlète, cet important changement fait toute une différence.

Il s’est entraîné six jours par semaine et a pris soin de bien manger. « Mon entraîneur à l’Ile-du-Prince-Édouard m’a dit de m’impliquer plus lors des matchs. Maintenant, je suis plus intense dans mon jeu et je me sens vraiment dans le feu de l’action. Je me suis même battu à onze reprises », lance Lapierre qui n’est pourtant pas reconnu comme étant un pugiliste.

Avec une fiche de 25 buts et 36 passes en 67 parties cette année dans la LHJMQ avec le Rocket de l’Ile-du-Prince-Édouard, Lapierre se dit satisfait de sa fiche. « Ce n’est pas tant les chiffres mais l’ensemble de mon jeu qui importait. J’ai été employé à toutes les sauces et je suis un joueur plus complet », relate le choix de deuxième ronde des Canadiens en 2003.

L’été 2004 est différent du dernier; Lapierre compte une année d’expérience dans ses bagages au camp de développement. « Cette année, j’ai pris beaucoup de maturité. En arrivant ici, je savais exactement ce qui m’attendait. Je suis évidemment moins nerveux mais par contre, je sais que je dois impressionner avec mon jeu ».

Au camp, les changements sont flagrants. Son coup de patin est beaucoup plus explosif et ses réflexes sont plus aiguisés. « J’ai comme mentalité que l’on peut arriver à bien des choses si on travaille. Pour moi, le travail est à la base de toutes choses. Si je suis ici aujourd’hui, c’est parce que je n’ai jamais lâché ».

Le jeune homme cite en exemple le film Miracle qu’il a vu tout récemment. Il est resté marqué par son dénouement. « Une équipe avec des vedettes ne veut rien dire. Mais lorsque 25 gars décident de se mettre ensemble pour un même but, c’est là que tout peut arriver. C’est la même chose au plan individuel, si on se donne à fond, on peut réaliser de grandes choses », confie Lapierre. Sans le dire ouvertement, le hockeyeur de 19 ans n’accepte pas les joueurs qui trichent, ceux qui ne patinent pas, qui refusent d’être intenses. Pour Lapierre, l’éthique de travail compte pour beaucoup.

La saison 2003-2004 fut marquée par le déménagement de son club junior de Montréal à l’Ile-du-Prince-Édouard. « Ce changement fut bénéfique pour nous, on se sent vraiment appuyé par les partisans là-bas, c’est toujours bon de sentir la foule derrière nous lors des rencontres ».

Souvent impliqué dans la communauté dans les Maritimes, Maxim a fait une tonne d’activités avec le public. « On faisait des concours de « push ups » avec les pompiers, les gens du coin avaient même l’occasion de venir patiner avec nous. C’est toujours plaisant de s’impliquer avec les gens, on se sent heureux de les faire sourire », ajoute Lapierre, toujours prêt à donner de son temps.

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