Kostitsyn adore le cachet de Montréal
Le jeune homme est heureux au camp de développement
(07/13/2004)
Le jeu d’Andrei Kostitsyn attire l’attention depuis peu à Montréal mais selon les experts, le meilleur est à venir.

MONTRÉAL -- Un sourire peut valoir mille mots, c’est le cas de celui d'Andrei Kostitsyn.

Incapable de parler un mot dans la langue de Shakespeare, la toute première sélection des Canadiens en 2003 se fie à Vadim Azrilyant, son interprète, qui l’aide à communiquer avec les médias qui entourent l’équipe. À ses côtés dans l’autobus, dans les réunions et à la patinoire, Azrilyant lui explique les directives du camp de développement. Lors de son premier bain de foule, Kostitsyn a appris à connaître les médias, son interprète était tout près de lui, s’assurant que les échanges se fassent de la bonne façon.

Questionné quant à savoir comment s’était déroulée sa première journée avec sa nouvelle organisation, Kostitsyn a esquissé un sourire en coin, murmurant des mots russes à son bras droit. Il souriait à pleines dents, c’était à se demander si les services d’Azrilyant n’étaient pas superflus, tellement on devinait qu’il appréciait la ville.

Sa réponse était évidente : « c’est excellent ! ». Il donnait l’impression d’un gamin qui venait de mettre sa main dans une jarre à biscuits.

« Il aime l’expérience », ajoute Azrilyant, donnant plus de détails. « Ces gars-là ont un couvre-feu à 22 h 30, ils ne sortent donc pas le soir. Par contre, on s’est promené sur la rue Crescent le jour pour casser la croûte. Il est tombé en amour avec la ville qui a un style européen. Il est content d’être ici. »

Il est fort à parier que le Tricolore aimerait pouvoir compter sur Kostitsyn pour plusieurs années. Déjà que la jeune vedette impressionne au camp, l’athlète natif de Novopolosk, au Belarus, a déjà le style d’une future grande vedette avec ses jeans troués, ses sandales et son chandail Dolce et Gabbana qui cadre bien avec le « look » de la rue St-Laurent. Il est permis de dire que le jeune homme se sent déjà à l’aise dans ce qui pourrait être sa future ville d’adoption.

Seul le temps nous dira ce que l’avenir réservera à ce joueur.

« L’équipe ne m’a pas encore donné d’indications sur mon avenir, admet Kostitsyn.  Je donne le meilleur de moi-même pour prouver que je peux jouer dans cette ligue. Peu importe leur décision, je serai heureux là où je jouerai. »

« Il est un joueur très agile.  Qu’il soit ici avec nous cette année est très important pour notre organisation, explique Jacques.  Qu’il apprenne à nous connaître et qu’on apprenne à le connaître est très positif. Il est en train d’apprendre le jeu comme nous l’entendons, ce qui est primordial pour lui. »

L’expérience qu’il a acquise au camp cette année lui sera très utile en Europe pour la prochaine saison.

Pour l’instant, Kostitsyn laisse son agent s’occuper de ses affaires et se concentre sur son jeu sur la patinoire.

« Je veux juste jouer au hockey, dit-il simplement. Je suis venu ici en temps opportun. C’est mon travail de montrer à l’équipe ce que je peux faire.

 En dehors de la glace, c’est agréable : je dîne avec les gars, on se promène ensemble, tout le monde est gentil.  Ils me font sentir comme si j’étais dans leur famille. » de  lancé Kostitsyn

Avec des joueurs de la trempe de Kostitsyn, la famille des Canadiens pourrait être réunie pour des années à venir.

Francis Dupont contribue au site canadiens.com.

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