Ira, ira pas…
Lian
Résumé : Suite de « Elle ne comprend que la manière
forte » Que va-t-elle décider ?
Note : After FN
Il vient à peine de sortir, sans se retourner, en étant
tellement sûr de lui, tellement sûr que je vais le rejoindre ce soir, tellement
sûr que…Il rêve ! Il m’énerve ! Et qu’est ce qui m’a pris
de…de…coucher avec Alec. Une de plus son palmarès. MOI ! AAaaaaaaaaaaah !
J’ai tapé dans le mur pour évacuer la pression. J’étais en
colère, après lui, après moi aussi. Qu’est ce qui m’avait pris de…de…de me
laisser tenter ?
Je me suis rhabillée avec ce qui restait de mes vêtements puis je suis allée à
ma chambre pour prendre une douche et me changer. Je suis ensuite retournée au
centre de commandement. Mole m’a regardé bizarrement et Alec n’était pas là,
tant mieux ; je ne voulais pas le voir. J’ai essayé de m’immerger dans le
travail mais je sentais également les regards des autres sur moi, qu’est ce
qu’ils avaient ? D’accord j’avais des bleus mais quand même, ce n’était
pas la première fois !
M Quoi ?!
Mo Tu as eu un
petit différent avec quelqu’un ?
M Oui, on va
dire ça comme ça.
Mo Ouais, on va
dire ça.
J’ai tilté mais bon. J’avais
l’impression que tout le monde était au courant de ce qui c’était passé avec
Alec, comme si ça se voyait alors qu’ils ne pouvaient pas le savoir…c’était
impossible, à moins qu’il ait... Il n’aurait pas osé ? Quoique c’était bien son genre de tout balancer. Je me sentais mal à
l’aise, j’avais envie de m’éloigner mais je ne pouvais pas, j’avais tellement
de choses à faire.
La journée a filé dans le travail et j’ai senti mon angoisse
grandir. Je n’étais pas sûre de pouvoir lui résister, de vouloir lui résister.
Il m’avait fait découvrir quelque chose que je ne soupçonnais pas. Je n’avais
jamais été avec un homme aussi…le meilleur coup de ma vie et ça devait être
Alec. Quelle poisse ! En même temps, ça ne pouvait être que lui, soyons
logique, il se vantait tellement et là j’avais enfin confirmation de ses dires.
Donc, ça avait vraiment été bien, et même plus que ça. Et si ça avait été avec
quelqu’un d’autre, je n’aurais pas hésité une seconde avant de remettre ça.
Mais c’était Alec. Et puis je ne voulais pas le laisser gagner, il était si sûr
que je serais là à l’attendre devant sa chambre. Aaaaargh !
Plus la journée avançait, plus je me sentais agitée.
Incapable de rester à TC, j’ai choisi d’aller au Crash. J’avais besoin de
sortir de cette ambiance étrange, de voir OC et même Sketchy.
Il fallait vraiment que je m’éloigne d’Alec.
J’ai apprécié d’être avec OC au Crash mais mon esprit était
parasité par Alec. Elle a été curieuse sur mes marques au visage mais je n’ai
rien dit, qu’est ce que j’aurais pu dire ?
Lorsque le bar a finalement fermé et qu’OC m’a demandé si je
dormais à la maison, j’ai dit non. Je me suis dit à ce moment là que j’étais
dans la panade.
J’ai tourné dans Seattle, filant sur ma moto. Je suis allée
réfléchir au sommet du Space Needle.
Réfléchir à Alec, à nous, non, il n’y avait pas de nous. Il voulait seulement
montrer qu’il avait également eu cette garce de Max. Ca m’a filé un coup. Je
n’étais plus en colère contre lui ou moi, seulement perdue et un peu triste. Je
n’arrêtais pas de penser à ce que nous avions partagé. Et puis, il avait eu des
gestes tendres après. T’as raison, il t’a frappée, assommée, quasiment
asphyxiée…C’est un connard !
Sur ces bonnes paroles, je suis finalement rentrée, j’ai
regardé l’heure, il était 3 heures passées. Tout naturellement je me suis
retrouvée devant la porte de sa chambre.
Je suis restée un petit moment, fixant la poignée. J’allais
faire demi tour lorsqu’elle s’est ouverte, on ne fermait jamais vraiment les portes
ici, ça ne servait à rien, tout le monde était capable de les crocheter. J’ai
jeté un coup d’œil dans l’entrebâillement, la pièce était sombre et elle semblait
vide et puis je l’ai senti. J’ai adapté ma vision et je l’ai vu. Il était
couché en travers de son lit, torse nu, apparemment endormi. Je me suis sentie
bête, apparemment rien ne l’empêchait de dormir, j’étais vraiment stupide, il
n’en valait pas la peine. J’ai ouvert la porte et je me suis quand même approchée
pour m’accroupir à côté de son lit.
« Pourquoi je me prends la tête quand apparemment rien ne
t’empêche de dormir ? »
J’ai alors vu ses yeux, ils me fixaient, et je me suis
reculée.
A J’ai cru que
tu ne viendrais jamais Max.
M Je…je croyais…
A Tu croyais
que je dormais. Viens te coucher Max.
Il m’a pris la main pour doucement m’attirer vers lui. Et
c’est ce que j’ai fait. Je n’arrivais pas à comprendre ce qui se passait. Une
étreinte sauvage et je deviens toute docile, je lui obéis, je n’allais vraiment
pas bien mais pour ce soir, je voulais seulement dormir contre lui.
Je me suis déshabillée pour finir en sous vêtements et je me
suis glissée à côté de lui. Il m’a alors attrapée par la taille pour me serrer
contre lui et il m’a embrassée dans le cou. C’est à ce moment là que je me suis
aperçue qu’il ne portait rien, il dormait complètement nu.
Il était tendre, rien à voir avec la séance de l’après-midi
même si j’avais apprécié, plus qu’apprécié en fait. Je pouvais maintenant
affirmer en connaissance de cause qu’être avec un transgénique n’avait rien à
voir, comment pourrais-je à nouveau coucher avec un homme après ça ? Il
m’avait coincée, à cause de ça tout autre homme normal serait…ne serait pas à
la hauteur.
Mes réflexions ont été perturbées par ses mains. Il venait
de me dégrafer mon soutien gorge ; il me caressait tout en m’embrassant la
nuque, les épaules. Je sentais clairement son désir et quand sa main est
descendue dans mon shorty, j’ai lentement écarté les
cuisses. Ma respiration s’était accélérée et puis il m’a caressée doucement
puis il a glissé un doigt en moi puis deux, lentement. J’aimais sa façon de me
torturer, enfin, quand il a arrêté, j’ai nettement moins apprécié.
M Alec…
A Tttt, toujours aussi impatiente.
Il m’a doucement enlevé mon shorty
et je l’ai senti se glisser en moi par derrière.
Il m’a attrapée les hanches et je l’ai senti bouger
lentement, très lentement. C’est là qu’il a passé son autre bras sous mon cou
pour me rapprocher encore plus de lui. Ses baisers étaient d’une douceur…
M Plus vite
Alec…
C’était une vraie torture, j’ai essayé de bouger plus
rapidement les hanches mais il m’a fait intentionnellement ralentir. J’avais
envie de le toucher mais je pouvais seulement lui caresser les cheveux, le
presser un peu plus contre moi.
A Laisse
monter, laisse faire Max, fais moi confiance.
Et c’est ce que j’ai fait et lorsque finalement j’ai tout
laissé aller, ça a été surprenant. Merveilleusement surprenant.
Après nous sommes restés comme ça un long moment.
Je me suis finalement retournée, nous n’avions toujours rien
dit. Il m’a rapprochée de lui et m’a embrassée, me caressant la joue.
M Ca ne règle
pas ce qui s’est passé cet après-midi Alec. Si jamais tu me frappes encore
comme ça, je te tue.
Il s’est éloigné pour attraper quelque chose par terre sous
son lit et il me l’a mis dans la main. C’est là que je me suis aperçue que
c’était un poignard. Il me tenait la main, la lame du poignard appuyée sur sa
jugulaire.
A Tu me
tuerais ?
M Arrête Alec,
ce n’est pas drôle.
A C’est promis,
plus jamais je ne te frapperai. Juré.
Il me tenait la main puis il l’a lâchée et il a lancé le
poignard pour qu’il aille se planter dans la porte.
J’ai doucement essuyé la larme de sang qui s’échappait de la
petite entaille à la gorge. Je le regardais en repensant à la journée qui
venait de s’écouler.
A Max…Qu’est ce
qu’il y a ?
M Est-ce que…Est-cequetuasparlédecequis’estpasséentrenouscetaprèsmidi ?
A Pardon ?
M Cet
après-midi, j’ai eu l’impression que, comment dire…les gens savaient.
Là il s’est mis à sourire.
M Je le
savais ! Tu pouvais pas t’empêcher de te vanter du fait que t’avais réussi
à sauter cette garce de Max !
Je me suis dégagée de son étreinte. J’allais me lever
lorsqu’il m’a ceinturée.
A Eh eh ! Pas si vite ! Je n’ai rien dit Max
M Bien
sûr !
A Ils l’ont
senti !
M Senti ?
Comment ça ?
A Tu ne sais vraiment
pas ? Tu ignores beaucoup de choses sur toi, sur les transgéniques. Tu as
des choses à apprendre. Max, ils l’ont senti sur toi, ils ont senti mon odeur
comme j’avais la tienne sur moi.
M Donc demain…
A Tu devras
éviter tout le monde pendant quasiment une semaine.
M Une
semaine ?!
A Plus je fais
ça…
Il m’a doucement embrassé la tempe.
A Ou ça…Et plus
l’odeur dure. Je ne te parle même pas des fois où on fait l’amour. Alors là.
M Je suis
coincée.
A Yep, coincée avec moi, que tu le veuilles ou non.
M Tu veux dire…
A Coincée. De
toute façon tu me veux Max alors ce n’est pas très grave…
M Tu !
A Tu me veux autant
que je te veux. Tu es à moi maintenant.
M Arrête, je
n’appartiens à personne.
A Comme je suis
à toi.
Il m’a embrassée plus tendrement et je me suis dit que peut
être il y avait éventuellement un nous après tout. J’avais envie d’essayer, je
me suis collée à lui et il a passé son bras autour de mon cou puis il m’a
souhaité une bonne nuit.
Fin
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