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JAMBO BWANA, HAKUNA MATATA!
<b> "Monologues du nyiragongo"</b>

Monologues

du

Nyiragongo


DEDICACE

_ A la femme, � la beaut�, � la vie �

_ A tous les enfants des Grands Lacs :

  • Ceux- l� qui aiment l�Afrique profonde et la fraternit�

  • A ceux qui n�ont jamais rien fait contre personne

  • Aussi a ceux qui tuent l�Afrique et enseignent la haine, la morts des femmes et des enfants�


    Avant Propos

    Ceci est un recueil des monologues. Il ne faudrait pas lui poser des questions au sujet de sa forme, de son style et de son expression. Comme tout monologue, le texte coule ais�ment de l�esprit sur la page et tout est simple ainsi� Merci � Sauda et � son amie Val�rie pour leur contribution au finissage �

    L� Auteur


    <DE LA VIE

    J�attendais la vie

    J�attendais l�amour

    Je languissais pour l�amiti�

    Et r�vais d�une grande sant�

    J�attendais et me pr�parais

    Je voulais �tre quelqu�un

    Je voulais une grande famille

    Je r�vais de beaucoup d��clats de rire

    Le plaisir, la joie, le r�ve...

    Je me pr�parais et attendais

    Je me pr�parais et finissais

    Et je me perdais inutilement.


    L�HISTOIRE TORDUE

    L�histoire etait poignardee

    La v�rit� �corch�e

    Et demain, aux enfants des mensonges seront racontes...

    Ils avaient tue des vies sans piti�

    Ils tuaient la v�rit� acharnement

    Et l�histoire criait aux coups des massues !

    De milles Collines, ils avaient saccage

    D�Afrique, ils avaient chie

    D�Europe, ils raturaient...

    Et l�histoire pers�cut�e, avait du mal � r�percuter les cris des mourants;

    Et les bruits de massues,

    Et les cris d�agonie,

    Et les fracas des cranes,

    Se tordaient sous leur mensonge!

    SAVOIR ET PRIERE

    Je priais Dieu

    Je ne savais rien de la vie

    Mais je voulais vivre

    Il y�avait de r�ves

    Il y�avait des craintes

    Il y�avait des espoirs

    Je priais pour vivre...

    Avais-je jamais gagn� ?

    Avais-je jamais souri ?

    �tais-je jamais arrive ?

    Je ne savais rien mais priais...


    FOULE ET SOLITUDE

    J�ai jet� un regard sur la route

    Bien s�r que c�est Londres

    Pourtant je me d�route

    J�ai force les yeux

    Mais d�o� tombent ces negros

    Aux visages a l�expression ind�chiffrable?

    Aussi, que des jolies aliennes!

    Mais s�rement des fesses, les unes les autres!

    J�allais sur la route

    Et des blancs de partout

    Et des noirs multicolores

    Et des bigarrures � crever les yeux

    Pourtant

    Au- del� de la foule, Que la solitude avait tout empoisonne!

    L�AFRIQUE CRIE ENCORE

    Trente ans et plus

    Un petit peuple a crie

    De tous les c�t�s les voisins foutaient

    Imb�ciles les foules

    Imb�ciles les penseurs

    Et les machettes ont eu du travail...

    Des dizaines d�ann�es d�j�,

    Des enfants, des femmes tombent

    Et pour demain l�Afrique crie encore

    Arr�tez de livrer l�Afrique aux g�nocidaires

    Arr�tez de tuer les enfants innocents...

    Je ne fais pas partie de cette pourriture!


    A QUAND ?

    Mes oreilles bourdonnaient

    Ma t�te sifflait

    Mon �tre souffrait

    Le passe etait terrible

    L�histoire etait sans histoire

    Et vraiment rien � dire...

    Des oncles?

    Des familles?

    Des lieux?

    Non, mes oreilles sifflaient

    Quelque part aux mille Collines,

    Des cranes attendaient sur la route...

    Aurai-je jamais le temps?

    AS- TU DIS A L�ENFANT

    As-tu dit � mon enfant?

    Son papa etait un nullard!

    Des voyages, des coups, les amours, les solitudes

    Mais au bout le vide...

    As-tu dit � mon enfant?

    Son rire de b�b� etait une joie immense

    Mon �me s�exaltait et respirait...

    As-tu dit a mon enfant?

    Ses joies d�enfant me manquaient

    Les battements de son c�ur me manquaient

    Sa complicit� d�enfant me manquait...

    As-tu dit � mon enfant?

    Rien que pour ses babillement, mon �me est rest�e pauvre!


    LONDRES

    Londres, le froid, la solitude

    Londres, la libert�, le monde des envers...

    J�ai regarde autour

    J�etais un homme libre

    De crier, d�aimer, de ha�r...

    Et je pensais

    Londres, ville perdue!

    Ou sont les hommes? Les femmes?

    D�go�tante r�alit� des pervertis1

    K.O

    Je n�ai pas laiss� tomber les bras

    J�ai ferme les poings

    Et a chaque fois j�avais perdu

    Je tombais et me relevai!

    J�ai esquiv� et tenu

    Pourtant j�ai toujours perdu!

    J�ai tenu la t�te et riposte

    Que des coups � me rompre les veine j�ai donne!

    Pourtant je suis presque K.O

    LE VIDE

    IL y a eu les ann�es

    Il y a eu les regrets

    Il y a eu des pleurs

    Que de temps � se reprocher!

    Il y a eu la faim

    Il y a eu les frustrations

    Et surtout la solitude!

    O� �tait l�amour, l�amiti�, la r�ussite?

    Rien!

    Partout le vide

    Partout le r�ve

    Partout le vent

    Et la t�te pourrie des id�es des fesses...

    SUR LES GRANDS LACS

    Ils parlaient des Grands Lacs,

    Salauds de fascistes, tribalistes minables...

    Que disent-ils de la d�mocratie?

    La majorit� tribale au Rwanda, au Burundi?

    L�Afrique tombera � genou...

    Le sang des enfants et des vieillards innocents

    Est encore sur les rues et dans les bananeraies...

    As-tu vu au coin de la rue ces petits Tutsis?

    L�un, le nez et la moitie du crane barres par une horrible cicatrice�

    L�autre, le bras et la jambe des moignons...

    Il fait tr�s froid dans leur �me...

    L� Occident et le Zaire semblent vouloir imposer une solution politique au Rwanda et Burundi et a importe leur problemes sur son sol. Pourtant quand les tristes evenements se passaient le Congo n�a jamais joue une carte pour la paix et la justice. Le Zaire devrait prendre ses responsabilites, confesser ses erreurs et donner un autre souffle a la paix. Mobutu a mele le Zaire au genocide rwandais; Kabila a livre cette meme terre a toute les ideologies fascistes... Mais le Zaire est le grand frere des Grands Lacs et il devrait jouer un autre jeu, le vrai, celui de la paix et des compromis... Les Philosophies extremistes et tribalistes des interahamwes et des �mayi- mayi� representent- elles les valeures profondes du peuple zairois? C�est une confusion!


    DOUTES ET FRISSONS

    J�ai oublie les histoires de femmes

    Y�avait-il des baisers? des paroles?

    En moi des frissons!

    Et je tremblais pour tout...

    Des questions, des incertitudes

    Une femme nue?

    Des corps entreLac�s?

    Des baisers? Des secousses?

    Non, j�ai oublie

    Et j�ai peur

    Et j�ai des doutes

    Et j�ai des frissons

    Et, et, et...

    Une femme nue?

    AIMER ?

    Aimer quelqu�un?

    J�ai oublie ces histoires

    Et m�me des doutes m�envahissent

    Des inqui�tudes me submergent...

    Religion?

    Amour?

    Id�ologie?

    En moi des inqui�tudes

    Et comme un imb�cile sans importance,

    Je suis l�

    Et le temps s�en va!


    SI TU AVAIS ETE L�

    Il pleut et le vent fouette ma fen�tre

    Il vante et le temps est dur

    Rive sur mon �cran, Je m�ennuie...

    Vois-tu?

    Rien de bon, rien de bien...

    Mon �tre est vide et insatiable

    Mon monde est vide et solitaire

    Vois-tu?

    Si tu avais �t� l� avec le petit

    Les choses n�auraient-elles pas �t� en couleur?

    Vois-tu?

    Trop de temps perdu pour rien!

    BATIRONS- NOUS ?

    Le Nezgro, l�asylant dit:

    L� Occident, le social est mon droit,

    L�Afrique a trop �t� exploit�e!

    Et le jaune crie:

    Le syst�me me doit!

    Prol�taires, poches et mains vides

    Chacun crie ses droits et r�ve!

    Vois-tu,

    Le colon n�est pas all� mains vides chez nous!

    Il avait les moyens, des id�es, des plans...

    Et nous, b�tirons-nous jamais un rien?


    RIEN A EXPLIQUER

    Les eaux, les oc�ans,

    Terrible myst�re!

    La terre, les faunes, les plan�tes...

    Terrible myst�re!

    Les �tres humains, les b�tes,

    Terrible myst�re!

    Et tout, cette harmonie

    Que dit Socrate, Aristote, Einstein?

    Foutaise!

    J� ai observe

    Et je n�y comprends rien

    J� ai observe

    Et je sais qu�il n�y a rien � expliquer!

    UN NOUVEAU SIECLE

    Cloue au lit

    La maladie fait sa loi

    Et le millenium s�en va

    Christmas etait anonyme

    Des jours d�angoisses et d�ennui

    New year sera une rat�e

    Et le si�cle ainsi commence

    Que brille Londres et autour

    Partout on parle du d�me

    O merveille de l�imagination !

    Non, je commencerai le si�cle au lit!


    LUI SEUL SAIT

    Ai-je besoin de parler

    Si tu ne m�aimes pas?

    Celui qui a cr�e l�amour,

    Seul sait les lois!

    Celui qui a cr�e les �tres,

    Seul conna�t la destin�e!

    Et voila pourquoi

    Pourquoi mon c�ur bat

    Mais j�attends...

    Celui qui a cr�e la vie, seul sait!

    Y�avait-il des femmes sur terre?

    Je cherchais et ne trouvais pas

    J� observais et ne voyais aucune

    Je complotais en silence

    Et le temps passait...

    Je cherchais encore

    Ou etaient donc pass�es les femmes?

    REVES ET SOUPIRS

    Nous n�avions pas fini de r�ver du beau sexe

    Etait- ce le matin, dans le train, avec un rien...

    Nous n�avions pas oublie les fesses

    Nous r�vions de partir

    Nous pensions � la belle vie

    Nous projetions des grands coups

    H�las! Le cul etait reste le champion

    Et nous avions perdu

    Et nous avions soupire

    Et nous avions vraiment souffert...

    O les belles, O le tendre sexe!


    CAPTIF

    Je connais par c�ur

    Les �clats de tes cheveux,

    La lumi�re de tes yeux,

    La magie de ton �tre...

    Je regardais ailleurs et voulais fuir

    Pourtant mon �me rest�e captive!

    Belle, que tu es belle...

    LE PEUPLE EN DELIRE<

    A loin, des �mes meurtries, sortaient des murmures:

    Une pri�re pour les enfants.

    Leurs corps ne seront jamais ensevelis!

    Dans les rues, j�ai vu des corps br�les,

    Le peuple en d�lire c�l�brait...

    Bonjour Kinshasa la poubelle!

    A mort les Tutsis! Vive le Pr�sident!

    En est- on encore la?

    Des coups tombaient,

    Des innocents criaient...

    Non, ils n�ont aucune piti�

    Il ne reste qu�� s�accrocher!


    PETIT OUVRIER

    Non, aucune envie de travailler

    Toujours et encore chier

    Non, je serai pas ce petit ouvrier africain

    Assez de sueur d�j� et toujours sans le sous

    Nulle envie de continuer

    Non, il me faut respirer

    Non, il me faut relaxer...

    Le loyer, les taxes, le travail, les peines...

    Non j�ai envie de fuir ces �ternelles inqui�tudes!

    O� ?

    A quoi pensais- je?

    A l�argent, a la sant�, a l�amour...

    Et de mon pas nonchalant

    Feignant l�insensible,

    Je fulminais et souffrais!

    O� �tait l�argent?

    O� �taient les belles?

    Et encore je r�vais des idioties...


    DES PLEURS

    Les pleurs de mon �me,

    Le monde n�est que pourriture!

    C��tait ma m�re

    Et eux, mes fr�res...

    Les uns, les autres

    On tuait, on fracassait...

    Tu dis les tiens?

    En moi des remous incontr�lables...

    Hier un enfant a succomb� � la machette

    Aujourd�hui une vielle a �t� br�l�e...

    Fermez vos sales gueules, bande des crachats...

    UNE LECON DIFFICILE<

    Je n�ai rien appris de la vie

    Sans cesse je recommen�ais

    Et mille fois les coups me tombaient dessus!

    Etait- elle donc si difficile la le�on?

    Et a chaque fois je titubais

    Il y�avait � flatter

    Il y�avait � supplier

    Il y�avait � cogner et a foncer

    Il y�avait � s�enfuir...

    Aussi y�avait- il � recommencer

    Pourtant la le�on ne me connaissait nullement!


    MAIN DANS LA MAIN

    Les Tutsis, les Hutus

    Qui crie d�mocratie?

    Assez de tergiversation!

    A- t- on banni le vocable Tutsi- Hutu?

    Et personne n�est dupe!

    Il y�avait des turbulences

    Et les femmes, les enfants sont tombes

    Et des imb�ciles avaient encore le go�t du sang!

    Mais il restait la le�on:

    Un pour un, la main dans la main!

    Au Rwanda, au Burundi, les elections dites democratiques signifient le tribalisme et le retour aux massacres des pauvres gens. Une solution a l�amiable s�imposerait mais la soit- disant majorite, est- elle interessee par la paix, le compromis? Massacrer des pauvres paysans, enseigner l�extermination de la �minorite� est une absurdite... Le reve n�est pas permis!


    LES ELANS

    La vie coulait

    Elle etait ruine sans femme

    La vie coulait

    Et des �lans etaient incontr�l�s

    La vie coulait

    Et mes veines battaient

    Et mes sens craquaient...

    Eh femmes, j�ai honte de mes pants!


    LA BIBLE ESTROPIEE

    La bible n�avait rien fait pour les n�tres,

    Ils tombaient par les mains des chr�tiens!

    La bible n�avait pas c�l�br� nos morts,

    Elle s��vertuait � justifier!

    La bible n�avait pas ouvert les yeux,

    Et les bergers l�estropiaient!

    Qui encore aujourd�hui d�chirait les grands Lacs?

    L� hom�lie de la haine, de l� injustice...

    Et la bible prot�geait les criminels,

    Et la bible ne voulait savoir du g�nocide

    Et la bible ne voulait rien confesser

    Et la bible s�esclaffait...

    L� ideologie de la haine et du genocide s�est fortifiee derriere les murs des eglises. Aujourd�hui en Europe et ailleurs les tenors du genocide rwandais et tout genre des criminels des grands lacs demeurent sous l�ombre de l� Eglise. Pretres et pasteurs, sous l�habit du moine blanc ou noir, continuent a repandre leur pogrom de la haine. Au congo meme, les Eglises n�etaient que des retentissements des cris des mayi mayi, des interahamwes... l� Eglise n�avait jamais ete que du cote des malfaiteurs et n�apportait rien a la paix, a l�entente, a la concession...Le message de la bible etait derriere des calculs inavoues.


    LE MIROIR

    Le miroir me parlait

    Il me mentait

    Je souriais r�conforte...

    Complice a chaque d�part,

    Interlocuteur a toute pr�occupation,

    Il souriait et me faisait rire,

    Il grognait et j��tais attrist�...

    Et comme mes pas me menaient,

    A mes yeux rien ne me choquait..

    Le miroir avait parle

    Et jamais doute ne m�a effleur�...


    LEUR ECOLE

    Oublier et pardonner

    As- tu �t� � leur �cole?

    Pardonner le tueur des siens

    Oublier le forfait des innocents

    Voila la le�on qu�on apprenait!

    Et personne ne se confessait!

    Oubliait- on les cris d�agonie?

    Arr�tez donc de remuer des plaies!

    Quelle justice pour quelle droit?

    La guillotine attendait...

    POURRAS- TU POUR MOI ?

    Pourras- tu dire pour moi

    A la fille qui s�en va la

    De son pas si caden�ant

    De son corps si balan�ant

    De ses mouvements si �mouvant...

    Pourras- tu dire � cette enfant

    Ces �clats sont si assourdissants

    Pourras- tu dire � la petite

    O combien j�avais peur

    O combien je br�lais

    Pourras- tu dire � cette belle

    O quelle trouille en moi!


    UN LONG DEBAT

    Combien long �tait le d�bat?

    Ennuyant, angoissant, inexplicable...

    Etait- ce donc si difficile ce mot?

    D�mocratie a l�Est, a l�Ouest...

    D�mocratie aux Chr�tien, aux Musulmans...

    D�mocratie aux Australopith�ques!

    Et que des gens se bousculaient!

    O d�mocratie, O fascination, O saloperie!

    On a enseigne a l�Africain, instruit ou non, que la solution a tous nos

    problemes, c�etait la democratie comme systeme politique. On a oublie de definir et delimiter les

    exceptions a ce concept. Etait- ce le triomphe du droit? Quel droit? Etait- ce le triomphe de la majorite politique? Majorite par rapport a quoi et a quelle minorite? Etait- ce pour des grands pays ou seulement pour des petits Etats comme en Europe? Etait ce la cle pour la paix et l�egalite? Quelle egalite? Egalite politique ou economique?...


    LA PETITE VIE

    Nous avons surv�cu, merci

    La petite vie �tait �prouvante

    La pauvret� et des coups!

    Nous avons souvent titub�

    Merci, nous nous sommes accroch�s..

    Des trentaines d�ann�es

    Et les vagues font rage

    Et les poches sont vides

    Et l�avenir incertain

    Et l�amour en manque..

    Payerons- nous jamais nos dettes?

    R

    endrons- nous jamais les gifles?

    O vivre! O r�ver! O vaine peine !


    LA VIE PASSAIT

    La vie passait par l�

    Elle passait � c�t� juste l�

    Et je sentais son pas

    La vie passait lente et majestueuse,

    Ses chaussures dor�es et des �tincelles partout

    Comme elle etait belle � observer!

    La vie passait juste a c�t�

    Et je l�observais s��loigner, caden�ant

    Et comme �lectris�, je restais passif

    Comme j�aurais voulu aller avec la vie!

    Embrasser ses chaussures,

    Fr�ler ses milles parfums

    M� impr�gner de sa vivacit�!

    Et par ma faute,

    La vie �tait pass�e juste par la, a c�t�!

    LOIN, L�AFRIQUE

    Il y�avait le travail,

    Il y�avait le train

    Il y�avait la t�l�

    Et on ne s�occupait que du ventre

    Des millions de gens de toute couleur

    Pourtant mon c�ur ne gardait aucune face

    Et personne ne s�inqui�tait pour moi

    Il y�avait la chambre, le miroir, le vide...

    Et des ann�es avaient emporte toute chaleur en moi L�amiti�?

    L�amour?

    La fraternit�?

    Eh! Tout �tait reste en Afrique!

    Que c��tait loin l�Afrique!


    L�AFRIQUE PROSTITUEE

    Je r�vais de partir

    O� et quand?

    L�Afrique �tait une prostitu�e

    Et les enfants circulaient le monde

    Fallait- il rentrer?

    Pour qui et pourquoi?

    La mis�re, l�injustice, le d�sordre...

    L�Afrique �tait livr�e aux tueurs

    Reverrai- je jamais mes champs

    La famille, les oncles, ma terre?

    Quelque part il est a se demander si l�Afrique n�a pas ete mal divisee et si il ne faudrait pas que l�on recommence encore. Toujours et toujours, la politique divise, ment, attise des passions et au bout du dechirent, les expatries sont molestes pour un rien, l�entreprise est inexistante, les religions constituent une distraction et a tout bout i lfaut pointer un emissaire pour justifier la misere... Il n�ya ni ordre, ni droit. Ill est temps que l�Afrique se discipline et se soumette au droit et a la justice!


    MINABLES

    Il nous faudra aller c�l�brer nos morts,

    Fleurir leur m�moires...

    Sourirons- nous aux voisins?

    Ne sont ce pas eux qui les avaient haches?

    Ne sont ce pas leurs journaux qui continuent des appels?

    Ne sont-ce pas eux...

    Bandes des minables!


    UN PAUVRE GARS

    J� avais un parent

    Il n�avait pas de bras le pauvre,

    Il �tait �pileptique le gars

    Mais il tonnait le mec

    Mais il criait le monsieur

    Et il savait �tre redoutable...

    Charbonnier, il etait noir comme son charbon

    Et il butait, et il piquait des crises...

    Il �tait si pauvre, le pauvre

    Mais aux milles collines,

    Le diable l�a balaye avec des machettes...

    Et quelque part son cr�ne sourit

    Sans bras mais aussi sans rien...

    KA ETAIT

    Ka �tait un gars ch�tif

    Mais Ka prenait sur lui une grande charge

    Et des espoirs sur lui reposaient

    Et des questions � lui incombaient

    Et des malentendus � lui la solution...

    Ka regardait � l�horizon et croyait

    Mais porter, supporter, r�soudre, croire....

    Le poids n��tait que trop pour ses ch�tives �paules..

    Ka �tait un gars formidable Pourtant souvent il oubliait:

    Aux milles collines, la raison �tait une inconnue!


    PLEURER

    J� ai souvent pleur�

    Aussi j�ai soupir�

    Et ma poitrine souffrait

    Et mon corps supportait

    Mais toujours et encore

    Quel bien, pleurer!

    Souvent et encore

    Comme je voudrais partir

    Libre et vide...

    POUR LA MEMOIRE

    Nous parlions du g�nocide

    Nous pleurions nos morts

    Nous manifestions nos tourments

    Mais y�avait-il � comprendre

    Un parent paralytique,

    Un homme sans bras y �tait passe...

    Mais merci quand m�me

    A ceux qui ont lutt�

    Par les armes

    Par les proc�dures

    Par les argumentations

    Pour toujours sauvegarder la m�moire...


    BELLE

    Elle sortait le matin

    Partait le jour

    Et s�en allait le soir

    �taient-ce avec les m�mes?

    Des belles passaient

    Des m�les d�filaient

    Ou allait- elle donc?

    Sur une fen�tre des yeux observaient

    Dans une t�te des questions tourbillonnaient

    Et de jour en jour,

    Belle, elle ne vivait pas loin

    Pourtant

    Quel prix pour parler a une belle?

    VAINE

    Rien pour rien et a rien

    Ni fumer

    Ni boire

    Ni forniquer

    Et la vie etait la..

    On y pensait

    On l��tudiait

    Ni � crier

    Ni � �clater

    Ni � s��mouvoir

    Elle passait vaine

    Elle passait incomprise, insaisissable...


    VOIL� LES HOMMES

    Il n�y avait ni paix, ni harmonie, ni repos...

    Il y�avait des gens

    Et il fallait regarder autour

    Il y�avait du monde

    Et il fallait se m�fier

    L�Occident? Marre des intrus...

    L�Afrique? Non aux �trangers...

    L�Asie?...

    Et partout

    Et a chaque instant

    Qui etait donc le loup?

    Voila les hommes!

    Voila les imb�ciles!

    Voila les primitifs!

    Et le monde n�etait pas all� ailleurs...

    NON

    Les uns avaient dit �non�

    Les autres, �non�

    Hier, aujourd�hui

    Partout et toujours

    Non, non, non...

    Et les belles n�etaient pas en reste

    Non les unes

    Non les autres

    Non, non, non...

    Pour tout et pour rien

    A jamais c�etait �non�...


    RIEN A ATTENDRE

    Il y�avait � donner

    Aussi � soutenir

    Il y avait � aider

    Aussi � pr�ter la main

    Il y�avait � compatir

    Et aussi � solidariser

    Pourtant en retour

    Rien � attendre

    Et encore il fallait pr�ter la main

    Et encore il fallait conjuguer

    Et encore il fallait minauder

    Pourtant en retour

    C��tait la gifle, l�injure, le crachat...

    C��tait l�amertume, la solitude, le regret...

    Mais...

    Vraiment rien � attendre!

    LE CAUCHEMAR DE DIEU

    (pour Yolande)

    Les chiens voulaient tout broyer

    Les corbeaux voulaient tout nettoyer

    Et des anciens patients cherchaient l�infirmi�re...

    �taient-ce donc des voisins, ses patients d�hier?

    Et l�infirmi�re fuyait, fuyait...

    Veuve, orpheline, sans plus rien,

    Elle fuyait sans amour et sans raison...

    On tuait tout autour et on riait

    On s�enivrait et riait encore...

    Et des cadavres jonchant les rues

    Et cette �uvre purement hutu

    Avaient donn� des cauchemars au bon Dieu...

    Yolande etait infirmiere a Kigali mais au jour �J�, ceux qui lui en voulaient et qui cherchaient a la finir comme on en avait fait avec les siens, etaient bel et bien ses voisins et anciens patients de la veille! Ils s�appelaient des Hutu et voulaient exterminer les Tutsis... Pourtant l�histoire dit que Tutsi - Hutu ne sont pas des tribus, encore moins des concepts bien definis!


    BELLE, JE SAIS

    J� ai pens� � toi

    J�ai souffert

    Avais-je jamais pu comprendre?

    Tu voulais faire des choses

    Je voulais une autre histoire

    Pensais-je � toi?

    J�y pense alors

    Et m�mes des craintes en moi

    Y�a- t-il pas d�j� une machette suspendue sur toi?

    Conserve la vie ma belle,

    Belle, belle, je sais...

    TON HOTE

    Des Grands Lacs?

    Il n�y avait que mal�diction

    Il n�y avait qu�odeur de la mort, de la haine et du mensonge...

    Ton h�te,

    N�est- ce pas lui qui a machett� des enfants?

    N�est-ce pas lui qui pue le sang?

    Et aussi il t�a amen� ses mani�res

    Et aussi il t�a appris la b�tise

    Et encore il avait ferme tes yeux...

    Savais- tu combien d�innocents il avait immol�s ?

    Tu t�en fous?

    �Le feu sur la case du voisin....� est un proverbe de chez nous! Depuis que le Congo a adopte les genocidaires rwandais et leur philosophie, La belle terre du congo pue le sang des innocents. Et tout le monde est comme maudit par le mauvais sort. Les uns s�appelent des bantous, certains des mayi- mayi, d�autres des interahamwe... mais tous des petits fascistes, minables tribalistes! Faut aller au front et non massacrer des enfants, des femmes!


    BANTOUS ?

    On assimilait le terme �Bantous�

    A la barbarie, au mensonge, au g�nocide!

    On voulait une solidarit� du faci�s

    Et on avait confondu les lois africaines...

    On parlait des �Bantous�

    Et on mentait sur le concept blanc de � bantous�

    Et ainsi �bantous�

    Voila le tueur des enfants d�Afrique

    Voila le violeur des femmes

    Voila le pilleur du voisin

    Voila l�inutile et l�id�ologue de la haine et du mensonge

    �Bantous� signifiait-il �mort aux Tutsis�?

    Bravo les Bantous!

    Les langues des grands Lacs sont des langues bantoues. Une histoire manipulee insinue qu�au depart les Tutsis avaient une autre langue que celles parlee aujourd�hui. Pourtant la realite nous montre que les premiers propritaires fonciers qui avaient aussi la particularite d�etre des guerriers etaient bien ces memes seigneurs Tutsis. C�etaient des feodaux et la feodalite avait ses bons cotes comme l�attachement du serf a la propriete meme lorsque celle-ci changait de propritaire! Pour preuve, la realite des faits...


    RIEN DE TOUT CELA

    Il y�en avait qui avaient familles

    Les uns, l�argent

    Les autres, l�amour

    Parfois des valeurs

    Et d�autres qui n�avaient rien

    Des jours d�angoisses

    Des sentiments coupables

    Des vies pourries

    Et encore il y en avait qui r�vaient

    Ils croyaient aux patries

    Ils croyaient aux religions

    Et ils se battaient pour rien

    Mais moi, moi

    Je ne savais rien de tout cela...


    PEUT- ETRE

    Tu me diras

    Le nom de ton p�re, ta m�re, tes fr�res..

    Tu me d�criras aussi

    Les lieux de leur passe

    Et encore tu me raconteras

    Les id�ologies auxquelles ils ont adh�re...

    Peut- �tre

    Peut- �tre

    Peut-�tre

    N�ont-ils pas tu� leur voisin au Rwanda, au Congo...

    Les homme qui se battent au front contre d�autres hommes, rien de surprennant. Mais demain il faudra que l�Afrique fasse payer ceux- la qui ont massacre leurs voisins pour rien. Aussi ceux- la qui ont diffuse de jours en jour la philosophie de haine et d�extermination par leurs oeuvres, leurs journaux, leurs emissions radio ou tele... Le droit est concu pour eux!


    MERCI

    Merci pour tes mensonges

    Merci pour tes appels

    Merci pour tes histoires

    Je sens et je sais

    Je vois et je r�alise

    Je r�ve et sursaute

    Alors je comprend:

    Tu ne m�aimes pas...

    Mais merci pour tes mensonges!


    L�ELECTION AMERICAINE

    Les lois? Le droit?

    Il y�avait des hommes

    Il y�avait des sentiments

    Aussi la fraude et des int�r�ts...

    Les d�mocraties?

    Il y avait des sentiments

    Il y avait des pourritures

    Et aussi des malhonn�tet�s...

    La justice �tait broy�e

    L�intellectualit� etait sans nature

    Et l�Am�rique la honte!

    D�mocratie?

    Droit?

    Justice?

    L��lection am�ricaine en etait t�moin...

    La C.S.J des U.S.A a fait honte a l�honn�tet�, a la justice, au droit a propos des contestations r�sultant des �lections pr�sidentielles 2000!


    ON PARLAIT DE�

    Le monde avait ignor� nos peines

    Les n�tres m�mes

    S�etaient voiles les yeux

    Et rien ne se faisait...

    On parlait du nazisme

    On parlait de J�rusalem

    On parlait de tout...

    De l�h�catombe des Milles collines,

    Rien n�accrochait..

    Et d�j� le mensonge prenait le relais...


    Jambo Bwana! Hakuna Matata!

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