Remember Fred Rwigyema, The Che?

And who is da wanker?




    Kagame et les Grands Lacs

    KA ETAIT ,(see English version?,)

    Ka �tait un gars ch�tif

    Mais Ka prenait sur lui une grande charge

    Et des espoirs sur lui reposaient

    Et des questions � lui incombaient

    Et des malentendus � lui la solution...

    Ka regardait � l�horizon et croyait

    Mais

    porter, supporter, r�soudre, croire....

    Le poids n��tait que trop pour ses ch�tives �paules..

    Ka �tait un gars formidable

    Pourtant souvent il oubliait:

    Aux milles collines, la raison �tait une inconnue!

    Kagame n'est qu' un homme ordinaire. Mais Il a une tache qui le depasse. Et la question n'est pas de savoir si l'homme est grand ou pas ou si quelqu'un d'autre pourrait faire mieux que lui. L'imbroglio rwandais est telle que l'histoire et tous ceux qui l'assument, doivent repondre a des questions reelles telles que: Est-il juste que des centaines des rwandais qui ont tue en 1994 continuent leur vie comme si de rien n'etait? L'Islam n'est pas pour une telle justice. La Bible non plus. Le code d'Hammourabi egalement. Voila une question qui depasse Kagame qui ne veut pas ternir son image, quelle image et pour qui? Pourquoi les Gacaca ne peuvent prononcer la peine de mort et proceder a l'execution? La question de la terre: depuis l'exode massive des Tutsis, leur bien est toujours vole! Ne faudrait-il pas une reforme de la loi fonciere au Rwanda?(�le sol et le sous-sol serait la propriete de l�Etat qui peut l�octroyer selon des criteres defines et capables de resoudre le contentieux de spoliation dont ont ete victimes les Tutsis depuis la pretendue �revolution hutue��) Il n'est pas bon que la malfaiteur jouisse impuniment de la propriete de sa victime. Aussi Le Gacaca doivrait recencer autant les victimes, les terres des toutes les victimes Quelle role pour l'Eglise? Elle devrait garder une copie des actes des Gacaca, inventorier les terres et les mettre en valeur, prevenant toute occupation maffiosi.

    Les Tutsi peuvent-ils survivre sans les armes? Non, tant que le singe reste singe!

    Alors quelle cohabitation et pour qui?

    Il est temps que les Tutsi comprennent qu�il leur faut un pays A eux seuls comme les Juifs en Israel ou meme comme les Palestiniens! L�hypocrisie ne paie pas dans les GRANDS LACS! Et le vaillant Rwigyema l� avait bien compris!

    A bon entendeur, salut!

    lire , www.africatime.com, pour d'autres infos, parfois partisans.

    De Sehenne A Kagame

    Kagame, pour des strategies personnelles de conquete de pouvoir, s'est permis d'insulter la memoire Des victimes en liberant des tueurs. Peu importe la raison invoquee, ces gens n'ont donne aucune chance aux femmes et aux enfants. Ils ont viole, ils vole, ils on saccage et ils ont tue! Beaucoup memes se promenent librement dans le pays et l'armee ne fait que recruter beaucoup d'entre eux. Et bien Kagame se trompe, ces tueurs ont une mission et ils l'accompliront jusqu'au bout comme cela se passe aujourd'hui au Burundi que Buyoya, par ses interminables vaines signatures, a livre A tous les massacreurs... Kagame qui n'a pu punir personne, devrait un peu lire Sehenne dans ce qui suit:


    "A Kigali, on appelle bafuye bahagaze (les �morts debout�)

    ces centaines de milliers de survivants du g�nocide qui souffrent de troubles du comportement. En septembre 1994, je rencontrai l�-bas Elise, une fillette, unique survivante de sa famille. Elle avait � peine cinq ans, l��ge de la guerre civile rwandaise qui s��tendit de 1990 � 1994. Elle souffrait de pertes de m�moire et ne pouvait se concentrer longtemps. Elise ne se rappelait jamais mon pr�nom. Ses souvenirs ne remontaient pas au-del� d�une vingtaine de minutes, comme pour se prot�ger. Pour que l�enfant puisse retenir mon pr�nom, je lui trouvai un soir un moyen mn�motechnique. Je fus inspir� par le pyjama trop grand qu�elle portait. �Pense � �pyjama� chaque fois que tu me vois: pyjama-Benjamin.� Les jours suivants, lorsqu�elle m�apercevait, elle criait de joie: �C�est pyjama-Benjamin!�. A l�instar de cette petite fille se raccrochant � une image, le Rwanda devrait peut-�tre chercher un symbole commun qui le r�unirait autour de sa m�moire perdue. Pendant des si�cles, toute la civilisation rwandaise a �t� fond�e sur une pyramide de pouvoirs qui s�appuyait sur les mythes. Elle r�gissait aussi bien l��conomie qu�elle conditionnait les rapports sociaux. Elle �rigeait et �rige toujours une tyrannie absolue de la hi�rarchie, mais une hi�rarchie emprunte d�une pudeur faite d�autocensure, de silence et de non-dit: les parents vis-�-vis des enfants, les maris avec leurs femmes, les shebujas (patrons) avec leurs bagaragu (serviteurs), les Tutsis, forts de leur sentiment de sup�riorit�, face aux Hutus, habit�s par celui d�inf�riorit�. Des milliers de mots ray�s du vocabulaire Mais l�implantation du christianisme, avec l�arriv�e des missionnaires en 1900, a bris� la m�moire du Rwanda. En 1931, l�Eglise destitua Musinga, dernier monarque (tutsi) traditionnel de droit sacr�, parce qu�il refusait la conversion qui aurait remis en cause sa l�gitimit� et an�anti le sens des fonctions magico-religieuses de la royaut�, pilier de la soci�t� rwandaise. L�ensemble des traditions qui constituaient la trame sociale et spirituelle du pays fut qualifi� de rites pa�ens et fut interdit, alors qu�ils favorisaient l�int�gration sociale en r�unissant les trois ethnies: Hutus, Tutsis et Twas. L�abrogation des Abirus, le comit� des sages de la cour �galement d�positaire officiel de la m�moire et des rites �sot�riques, marqua la disparition de la seule institution au sommet de l�Etat, qui servait de contre-pouvoir puisqu�elle �tait compos�e en majorit� de Hutus. Depuis, est n� un proverbe en kinyarwanda pour �voquer cette rupture avec le pass� �sot�rique: Kerezia ya kuyeho kizira (l�Eglise a interdit l�interdit). Avec l�ind�pendance de 1962, la nouvelle R�publique rwandaise, en voulant inverser la pyramide traditionnelle du pouvoir, brisa plus encore la conscience nationale traditionnelle et effa�a la m�moire de la nation. La R�publique d�finissait son identit� par l�abolition de l�ordre ancien, � ses yeux trop marqu� par des si�cles de monarchie tutsie, et fondait sa l�gitimit� sur la sup�riorit� num�rique d�une ethnie, en l�occurrence les Hutus. Tout ce qui avait gard� l�empreinte tutsie fut interdit. Des milliers de mots ancr�s dans l�histoire et l�organisation sociale du pays furent ray�s du vocabulaire. L�ethnicisation de l�Etat, dans un soi-disant souci d���quilibre social�, permit la mise en place d�un syst�me de quotas limitant l�acc�s � l�enseignement sup�rieur et � tous les services publics � 9% pour les Tutsis. Il �tait fond� sur la seule arithm�tique du nombre, v�rifiable sur les papiers d�identit� � mention ethnique. Ainsi, les nouveaux dirigeants pr�tendaient �r�tablir� un �quilibre social apr�s des si�cles de subordination f�odale. Dans le vide cr�� par la d�sint�gration de la m�moire traditionnelle, l�ethnie devint l�unique r�f�rent. Cela conduisit graduellement � la diabolisation des Tutsis afin de justifier leur exclusion. Il furent ainsi d�shumanis�s, surnomm�s inyenzi (cancrelat), comme jadis les Nazis avaient baptis� le juif �vermine� en Allemagne. Autant de termes d�ostracisme visant � stigmatiser l�autre comme parasite ind�sirable. Il est plus facile d��craser un cancrelat que de tuer un homme. La �r�volution sociale� qui accoucha de la nouvelle R�publique rwandaise d�buta donc, en 1959, par une sanglante r�volte hutue, un v�ritable p�ch� originel qui entra�na le massacre de 20 000 Tutsis, suivi de l�exode de milliers d�autres vers le Burundi et l�Ouganda. Cet acte irr�parable constitua un premier pas vers la descente dans l�oubli. Or, un pass� oubli� est condamn� � se r�p�ter car l�amn�sie marque un refus de d�savouer la faute commise. Un oubli qui, au Rwanda, permit les pogroms anti-Tutsis qui se succ�d�rent depuis les ann�es 60 jusqu�au g�nocide. Le pays v�cut 35 ans dans une amn�sie croissante, sous la loi du silence, du non-dit, du refoulement collectif. In�vitablement, le silence engendre l�impunit� et l�impunit� permet de cautionner l�oubli. J�eus beaucoup de mal � interviewer les rescap�s tutsis en 1994 car le g�nocide a divis� les Rwandais en deux camps, les Hutus et les Tutsis, les g�nocidaires et les autres. Aujourd�hui, au Rwanda, on est forc�ment d�un bord ou de l�autre, jamais entre les deux. Juste apr�s les �v�nements, les rapatri�s tutsis regardaient d�un mauvais �il les Tutsis rescap�s du g�nocide, qu�ils ne pouvaient s�emp�cher de soup�onner d�avoir collabor� pour sauver leur vie. Si on est hutu, on est obligatoirement coupable de g�nocide, comme les Tutsis �taient, de 1959 � 1994, tenus coupables d��tre n�s tutsis. Il est vrai que le g�nocide fut un crime intime, entre voisins, bourreaux et victimes vivant aujourd�hui encore c�te � c�te. Pour qu�en 100 jours, on ait pu exterminer un million de personnes avec des moyens aussi rudimentaires que des machettes, des gourdins, des haches et des houes, il y fallait une participation massive de la population. On estime qu�un Hutu sur trois aurait, � des degr�s divers, prit part � ces actes. Ethnisme �tatique Cent trente-cinq mille d�tenus suspect�s de complicit� de g�nocide croupissent dans les prisons surpeupl�es et la justice peine � d�marrer les proc�s. Le Tribunal international d�Arusha, limit� par des moyens d�risoires, tra�ne dans les proc�dures. Le tout emp�che les Rwandais de faire leur travail de m�moire. D�autant plus que le conditionnement engendr� par l�ethnisme �tatique continue � faire croire aux meurtriers hutus qu�ils ont tu� des Tutsis, pour d�fendre la survie de leur propre ethnie. A ce jour, les coupables nient en bloc les faits m�me du g�nocide. Dans un des pays les plus dens�ment peupl�s d�Afrique, les rescap�s voient ainsi leurs bourreaux revenir vivre en toute tranquillit� sur les collines, faute de preuves suffisantes pour les inculper. Car si, dans les premiers mois qui suivirent le g�nocide, les t�moins parlaient facilement, depuis, ils sont devenus tr�s r�ticents suite � plusieurs assassinats de rescap�s par des inconnus. �A quoi sert de t�moigner? De toute fa�on, on ne fait rien contre eux�, m�avait r�pondu une victime. Les Rwandais vivent tous dans un climat de m�fiance ethnique tant la crainte des repr�sailles demeure forte. Enfin, si les nouvelles autorit�s rwandaises veulent endiguer les vengeances individuelles et promouvoir la r�conciliation nationale, la soldatesque responsable des massacres de 1994, qui erre dans les for�ts du Congo voisin, n�a pas abandonn� ses plans d�extermination des Tutsis. Tant que cette menace d�une reprise du g�nocide planera au-dessus du Rwanda, le r�gime en place aura pour priorit� la s�curit� des fronti�res, comme le d�montre la guerre actuelle au Congo. La m�moire reste aussi bloqu�e par le pr�sent".

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