La semaine de quatre jours à la carte
Pierre LARROUTUROU *
Consultant
Antoine MARTIN *
Président de l'ANPE de 1991 à 1995
André LE SAUX
DG d'AFER
Pour s'attaquer au fléau du
chômage, aucune voie ne doit être négligée. Dans un contexte où la population
active augmente alors que le besoin d'heures de travail diminue, le passage à
la semaine de quatre jours semble une façon efficace de contribuer à la lutte
contre le chômage. Le temps libéré peut donner à chacun l'occasion de
bénéficier d'une meilleure qualité de vie. Cette thèse connue de Pierre Larrouturou est précisée, illustrée par des expériences
présentées par Antoine Martin et André Le Saux, et discutée.
Ceci est un résumé. Pour
obtenir le texte complet vous pouvez :
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CM241195 ).
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Auteur |
Sujet : Comment devenir C.P.E.??? |
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elga84 |
Posté le
14-12-2004 à 22:29:37 Merci beaucoup
pour ta réponse . Je suis en 4eme . je te souhaite bonne chance ! Tu as fait
tes études avec l'iufm ou par le cned? |
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elga84 |
Posté le
14-12-2004 à 22:31:38 Elga84 c'est le
pseudo de ma mere !! C'est Ewilan , j'ai fait une fausse manipulation! |
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elga84 |
Posté le
03-01-2005 à 21:52:23 Merci à toutes les deux pour vos réponses!!Gros bisous !!!EWILAN |
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Auteur |
Sujet : l'angoisse de la rentrée en
6ème |
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Bornigal |
Posté le
12-02-2005 à 15:58:01
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Mumcath |
Posté le 03-05-2003 à 18:30:57
J'ai bien lu
ton message privé et j'y ai répondu,mais je n'avais
pas pensé à aller dans mon espace MM avant que tu ne me l'aies écris. |
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Mavie91 elle n'est pas
belle la vie... |
Posté le 03-02-2005 à 13:56:33
Coucou |
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Mavie91 elle n'est pas
belle la vie... |
Posté le 04-02-2005 à 13:52:16
Nath, tu as eu
de la place facilement ? |
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pleinsolei l |
Posté le
24-03-2003 à 21:18:40 Bonsoir, |
NOURRISSEURS ET EDUCATEURS (C. FREINET)
Je plains les
éleveurs - qu'on appelle aujourd'hui nourrisseurs - et leurs bêtes parquées
dans des étables dont elles ne sortent que pour l'abattoir.
Oh ! elles ne souffrent pas ! Leur râtelier est
toujours abondamment garni d'une masse imposante d'herbe et de foin. Parce
qu'il y faut la quantité, n'est-ce pas, pour bien remplir la panse!
Si quelques bêtes, non encore suffisamment domestiquées, rechignent à avaler
leur portion, on l'enrobera de sel ou de tourteaux. Il faudra bien qu'elles
mangent ce qu'on leur donne! Ce n'est pas à elles à choisir, que diable!
Si la digestion est difficile, la science indiquera un produit merveilleux qui,
dilué dans l'eau, évitera tous accrocs. Et, ma foi, les bêtes donnent beaucoup
de lait, seulement, au bout de trois ans, elles dépérissent et meurent
épuisées.
Je n'ai aucun de ces soucis. Je conduis mes bêtes dans les pâturages les plus
riches. Elles ont faim, ce qui est naturel, elles choisissent, ce qui est
naturel aussi. Elles prennent poil brillant et bonne graisse, ce qui est normal
également. Il me suffit de leur garantir pâturage et sécurité.
Je plains les éducateurs qui ne sont que des nourrisseurs et qui ont la
prétention de traiter méthodiquement et scientifiquement leurs enfants parqués
dans des salles où ils ne séjournent, heureusement, que quelques heures par
jour.
Leur grand souci est de leur faire avaler la masse de connaissances qui
remplira des têtes engorgées jusqu'à l'indigestion et à la nausée. Leur art est
d'enrobage et de conditionnement, et aussi de médication susceptible de rendre
assimilables les notions ingérées.
Gardez à vos enfants leur appétit naturel. Laissez-les choisir leur nourriture
dans le milieu riche et aidant que vous leur préparerez. Vous serez des éducateurs.
SEMAINE DES PARENTS A L´ECOLE DU 12 AU 17 OCTOBRE
" Parents
vous avez besoin de l´école, l´école a besoin de vous "
Pour permettre à chaque enfant de réussir à l´école, un rapport de confiance
entre l´enseignant, l´enfant et les parents doit s´établir. Cette confiance
n´est possible que s´il y a un dialogue et une compréhension réciproque. Tous
les parents sont invités au cours de cette semaine, à découvrir ou mieux
connaître :
- le projet éducatif et pédagogiquue de l´école,
- le rôle des différents personnells,
- le rôle des parents dans les appprentissages scolaires (comment aider son enfant
?…),
- le rôle des différents partenairres de l´école (associations de parents, SEL,
USEP, OCCE, PEP, FRANCAS…),
- le fonctionnement de l´école (lees bâtiments, les outils pédagogiques, le
règlement intérieur…),
- l´organisation d´une journée en classe (accueil, récréations, cantine,
activités…),
- l´organisation et le fonctionnemment propre à chaque classe (lors de la
réunion de rentrée),
- les programmes scolaires propress à chaque niveau (avec leur finalité et leurs
objectifs),
- les modalités d´évaluation des éélèves (mise en place d´un livret
d´évaluation…),
- les activités périscolaires (étuudes, CVL, CLSH,…)
Cette semaine doit permettre aux familles de mieux comprendre le système
éducatif et la scolarité de leurs enfants mais aussi, de leur faire prendre
conscience de l´importance de leur rôle dans la vie de l´école.
Enfin, une réflexion sera menée avec les familles sur :
- la manière dont ils peuvent amélliorer et enrichir la vie de l´école,
- la recherche d´outils ou de foncctionnements pouvant faciliter les relations
ENFANT - ECOLE - FAMILLE.
Il reste maintenant à chaque enseignant et équipe d´enseignants à réfléchir et
à inventer la mise en śuvre et l´organisation de
cette semaine (et pourquoi ne pas commencer par demander de l´aide ou des idées
aux enfants et à leurs familles ?….)
Frédéric MATHY (document élaboré à partir du BO n°34 du
17-09-98 page 1982)
TOUS CAPABLES D´AIDER SES ENFANTS
Il est admis que la
cohérence, la reconnaissance et la complémentarité entre tous les éducateurs de
l´enfant sont des conditions nécessaires pour favoriser l´épanouissement
personnel et scolaire de celui-ci.
Cependant, les
relations entre les familles et les enseignants sont souvent entachées d´a
priori, de méfiance et d´incompréhension. De plus, les exigences de réussite et
l´uniformisation du modèle d´intégration scolaire et sociale, pénalisent
certaines familles de milieux populaires qui finissent pas douter de leurs
capacités de participation et d´affirmation personnelle et culturelle. Ces parents
finissent par intérioriser des sentiments d´incapacité à penser, à agir et à
être de "bons partenaires" vis-à-vis de l´école. Il est de plus en
plus difficile, voire impossible, pour ces parents de s´autoriser (et
probablement d´être autorisés) à prendre une place dans un système scolaire qui
leur paraît de plus en plus complexe. Il semble évident que les familles de
milieux populaires s´autoriseraient à prendre une place dans l´école si elles
se sentaient reconnues, valorisées dans leurs savoirs et leurs cultures, mises
en confiance, introduites dans une relation égalitaire avec les enseignants,
sans être infantilisées ni dénigrées...
Les difficultés de
communications entre les parents et l´école, amènent les psychologues à
introduire l´idée de la "médiation". Il s´agit d´inventer (voire de
réinventer) des lieux d´échanges et de rencontres permettant aux adultes de
réapprendre à se connaître et à travailler ensemble dans l´intérêt de l´enfant.
L´impact des
difficultés de relations entre les familles et l´école sur l´enfant, oblige à
repenser le partenariat et à redéfinir le rôle et la mission de chacun de ces
protagonistes. Il s´agit de rendre les familles actives et actrices dans la
relation, en somme de "passer de parents cibles à des parents partenaires".
Les familles se
disent prêtes pour prendre une place plus active dans l´accompagnement scolaire
de leurs enfants. Elles investissent beaucoup l´école et les enseignants et
attendent que ces derniers les aident à y parvenir. Ne faut-il pas accompagner
les parents afin qu´ils s´autorisent à assumer de nouveau leur rôle éducatif?
La volonté des
familles de réinvestir autrement la relation avec l´école et les enseignants,
de penser que le fait d´être en difficulté à l´école ne constitue en aucune
façon une fatalité, laisse la place à l´espoir et donc à de nouveaux projets.
* Certains passages
de ce texte sont extraits de : "La Revue en FAS", de décembre 95,
numéro 6.
Frédéric MATHY
LE PETIT GARÇON - Helen E.Buckley
Un
jour, un petit garçon partit pour l'école. C'était encore un bien petit garçon,
et l'école était fort grande. Mais, quand le petit garçon découvrit qu'il
pouvait arriver à sa classe en entrant directement par la porte de la cour, il
se sentit content ; et l'école n'avait déjà plus l'air tout à fait aussi
grande. Un matin, alors que le petit garçon était à l'école depuis un certain
temps, la maîtresse dit :
" Aujourd'hui, nous allons faire un dessin ".
Il aimait faire des dessins. Il savait en faire de toutes les sortes : des
lions et des tigres, des poules et des vaches, des trains et des bateaux. Et,
il prit sa boîte de crayons et commença à dessiner.
Mais la maîtresse dit :
" Attendez ! Ce n'est pas le moment de commencer ! " Et elle
attendit jusqu'à ce que tout le monde ait l'air prêt. " Maintenant
" dit la maîtresse, " Nous allons faire des fleurs ".
" Gai ! " pensa le petit garçon. Il aimait faire des fleurs,
et il commença à en faire des magnifiques avec ses crayons rose et orange et
bleu.
Mais la maîtresse dit :
" Attendez ! je vais vous montrer comment faire ". Et elle en
fit une rouge avec une tige verte.
" Voilà ", dit la maîtresse, " Maintenant, vous pouvez
commencer ". Le petit garçon regarda la fleur dessinée par la
maîtresse, puis il regarda ses fleurs à lui. Il aimait mieux ses fleurs que
celle de la maîtresse mais il ne le dit pas. Il retourna simplement son papier
et fit une fleur comme celle de la maîtresse. Elle était rouge avec une tige
verte.
Un autre jour, le petit garçon avait ouvert la porte d'entrée tout seul, la
maîtresse dit :
" Aujourd'hui, nous allons faire quelque chose en modelage "
" Chouette ! " pensa le petit garçon. Il aimait le modelage.
Il savait faire toutes sortes de choses avec la terre : des serpents et des
bonshommes de neige, des éléphants et des souris, des autos et des camions. Et
il commença à pétrir et malaxer sa boule de terre.
Mais la maîtresse dit :
" Attendez, ce n'est pas le moment de commencer ! " et elle
attendit que tout le monde ait l'air prêt. " Maintenant ", dit
la maîtresse, " Nous allons faire un plat "
" Gai ! " pensa le petit garçon. Il aimait faire des plats et
il commença à en faire de toutes les formes, de toutes les grandeurs. Mais, la
maîtresse dit :
" Attendez ! je vais vous montrer comment faire "
Et elle montra à tout le monde comment faire un grand plat profond "
Voilà ", fit la maîtresse, " Maintenant, vous pouvez commencer
".
Le petit garçon regarda le plat de la maîtresse. Puis, il regarda les siens, il
aimait mieux les siens que ceux de la maîtresse mais il n'en dit rien. Il
reroula simplement toute sa terre en une grosse boule, et fit un plat comme
celui de la maîtresse. C'était un plat profond.
Et bientôt, le petit garçon apprit à attendre et à regarder, et à faire des
choses juste comme la maîtresse. Et bientôt, il ne fit plus de choses de
lui-même du tout.
Un jour, le petit garçon et sa famille déménagèrent dans une autre maison, dans
une autre ville, et le petit garçon dut aller dans une autre école. cette école
était encore plus grande que l'autre, et il n'y avait pas de porte pour aller
directement de dehors dans sa classe. Il devait monter, monter des grandes
marches, et marcher le long d'un grand corridor pour arriver à sa classe.
Et le premier jour qu'il était là, la maîtresse dit :
" Aujourd'hui, nous allons faire un dessin "
" Gai ! " pensa le petit garçon, et il attendait que la
maîtresse dise quoi faire mais la maîtresse ne dit rien. Elle se promena
simplement autour de la classe.
Quand elle arriva près du petit garçon
Elle dit :
" Tu ne veux pas faire un dessin ? "
" Si " dit le petit garçon, " Qu'allons-nous faire ?
"
" Je ne sais pas, avant que tu le fasses " dit la maîtresse
" Comment vais-je faire ce dessin ? " demanda le petit garçon
" Oh, vraiment comme tu veux ! " dit la maîtresse
" Et n'importe quelle couleur ? " demanda le petit garçon
" Si tout le monde faisait le même dessin, comment saurai-je qui a fait
quoi, et lequel est à qui ? "
" Je ne sais pas " dit le petit garçon
…et il commença à faire une fleur rouge avec une tige verte.
Helen E.Buckley
(traduit de l'anglais)
" Ce n'est pas
parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous
n'osons pas que les choses sont difficiles. " (Sénèque)
" Nous ne vous
demandons pas de répéter nos formules, mais de vous en servir pour découvrir ce
que nous n'avons pas encore découvert. " (Gaston Berger)
" L'enfant est
un feu à allumer, pas un vase à remplir. " (Rabelais)
" Ce n'est pas
parce que le maître est plus grand que l'élève qu'il est au-dessus de lui. "
(Célestin Freinet)
" On parle
souvent de la violence du fleuve mais jamais de celle des berges qui
l'enserrent. " (Berthold
Brecht)
1) Ne ramène pas ta
science, aide-les à construire la leur.
2) Laisse-les
chercher plus souvent en groupes. De la confrontation, jaillit la lumière.
3) Partage ton temps
de parole.
4) Laisse-les plus
manipuler : " C'est en physiquant qu'on devient physicien. "
5) Ne les fais pas
écrire inutilement ; un cahier doit devenir un outil et non une fin en soi.
6) Accorde-leur
quelques droits comme :
7) N'oublie pas une bonne
ambiance au sein d'une classe est primordiale.
8) Essaie d'être
compréhensif et patient.
9) Sois exigeant sans
jamais te montrer dédaigneux.
10) Aie de la
considération pour tes élèves et ils en auront pour toi.
Classe de Seconde LPA " Les Perrières " BP 54
71700 TOURNUS
Déclaration du GFEN au Forum
mondial de l'Education à Porto Alegre :
La question de l’éducation nouvelle, une urgence de
civilisation.
Dans
un monde où sévissent inégalités et injustices, la question de l’éducation
n’est pas seconde, face à des préalables économiques et à des impératifs
politiques mais elle se pose comme urgence de civilisation. Une urgence de
civilisation que concerne pourtant toute responsabilité immédiate et locale.
Parce que l’homme ne naît ni soumis ni émancipé, il le devient. Parce qu’il ne
naît ni fanatique ni citoyen, il le devient. Et c’est dans ce devenir que
s’inscrivent les situations vécues, éducatrices ou aliénantes, fondant pour
chacun son rapport au monde et aux autres. L’accès pour tous à l’instruction
est primordial. Mais que serait l’accés au droit d’apprendre sans le pouvoir de
comprendre ? Face à une conception marchande des savoirs, à leur
instrumentalisation et leur accumulation, il s’agit de développer une
intelligence capable de penser autrement le monde. Face à la reproduction de
savoirs-transmis comme produits-finis, comme vérités indiscutables, il s’agit
de faire émerger une pensée créative et audacieuse. Mais comment éduquer à
l’esprit critique en exigeant une soumission appliquée à des règlements, dès
l’école, quand ils sont seulement élaborés par d’autres ?Comment éduquer à la
solidarité face à l’exclusion et à la compétition individuelle dans les
apprentissages
?Toute
pratique, qu’elle soit d’enseignement ou de formation, n’est ni neutre ni
innocente. Dans les faits, elle transmet, dans le cours męme de l’acte qu’elle
pose, des valeurs, des comportements mentaux et des modes de penser qui
s’ajoutent aux contenus prescrits des savoirs et les traversent. Or, c’est par
rapport à la pratique de transmission des savoirs, fonction première de
l’école, que l’éducation nouvelle pose un renversement décisif, et cela dès les
premiers apprentissages du lire-écrire-compter et tout au long du cursus
scolaire et de formation. C’est dans la notion et la pratique de démarche
d’auto-socio-construction du savoir que, prenant appui sur des situations
incitatrices de départ, sont impulsés des processus constructifs qui
sollicitent les forces inventives, créatrices de chacun pour que, dans une
interaction entre soi et les autres, se travaillent questionnements,
contradictions et conflits. Là, dans un va et vient entre l’acte et la pensée,
entre hypothèses et conscientisation,e ntre schèmes balbutiants et
formulations, se construit une pensée opératoire, une pensée réinvestissable
ailleurs. Là s’exerce la prise en compte créatrice des divergences, dans la
pluralité et la diversité, et se développe l’exercice du débat constructif,
démocratique, condition pour des apprentissages solidaires en męme temps
que conceptualisés. L’enjeu est de devenir citoyen DANS le savoir et dans les
apprentissages. C’est dans de tels processus que ne doivent pas ętre
évacués les questions, contre-évidences et débats dont les savoirs sont issus,
alors qu’ils sont nés d’audaces et qu’ils furent, dans leur genèse, combats
contre l’ignorance, les interdits et les fatalités. C’est dans de tels
processus que chaque enfant, chaque apprenant, peut mobiliser ses propres
capacités à penser, à créer, à agir et les mettre en synergie avec celles de
ceux qui,bien avant lui et autour de lui, les ont déjà exercées. Il découvre ainsi
dans l’acte de savoir la force d’une fraternité humaine. Dans une telle
approche de la connaissance, comme dans la vie coopérative, dans la conception
et la réalisation de projets, dans les situations multiples d’écriture où se
construisent des pouvoirs de penser et de créer,la mise en pratique de tels
principes ne peut se faire sans le pari philosophique exprimé dans le « Tous
capables ». Il s’agit de mobiliser et développer les potentialités immenses de
chaque enfant, chaque adulte,chaque peuple, potentialités trop souvent
insoupçonnées ou massacrées, niées ou écartées. Apprendre à penser dans la
complexité, apprendre à affronter l’imprévu, à se nourrir de l’altérité et de
la diversité des cultures, à sortir des cadres établis, apprendre à faire avec
les contradictions, c’est apprendre à refuser l’esprit de fatalité et à
surmonter les conflits, entre hommes libres et responsables.
Porto Alegre, 24 Octobre 2001