La Roumanie a la
réputation souvent imméritée d'être un pays pollué, aux villes repoussantes,
une image répandue par quelques reportages. Et pourtant, ce pays est
majoritairement plus proche du paradis que de l'égout !
C'est vrai qu'il
existe çà et là les vestiges (parfois encore actifs) de quelques catastrophes
écologiques (Copşa-Mica, Zlatna, Galaţi, Tulcea, Suceava, Baia Mare, Târgu Mureş, etc.). Et si ce
n'était que des vestiges ! Récemment encore, le cyanure a ravagé le Danube (voir
rubrique « Environnement » dans le
chapitre Hongrie).
La diarrhée
édificatrice du régime passé a laissé à la postérité des villes déprimantes
(comme Suceava, Bacău, Oneşti ou Buzău).
Les véhicules sont mal réglés et polluent énormément (si vous passez derrière
un camion roumain ou un vieil autobus, vous allez le sentir !). Il reste
énormément à faire pour le traitement des déchets et des eaux usées. Les
promeneurs du dimanche inondent la nature de détritus.
Le delta du Danube voit passer les effluves
de la moitié de l'Europe. Les métaux lourds s'y donnent rendez-vous. La
pollution n'y est pourtant pas sensible (le mal est invisible) : lorsqu'on s'y
promène, on ne s'aperçoit de rien. Les oiseaux sont là, les poissons abondent,
même s'il paraît qu'ils sont moins nombreux qu'avant.
Le littoral de la mer Noire est exposé aux
graves pollutions d'origines russe et danubienne et surtout à un désastre
paysager.
Le paysage
souffre de la nouvelle liberté et des magouilles locales. Un peu partout, aux
environs de Cluj,
près des monastères de Bucovine,
autour de Bran fleurissent des
constructions délirantes des riches, nouveaux ou pas, qui sont en train de
massacrer le paysage.
La Roumanie,
surtout le sud, est un pays où le bruit est roi : de la soi-disant musique
folklorique aux massues de la techno, les bars et les restaurants les plus
chics vous assomment à grand coup de sono ou de télévision. Il est pratiquement
impossible de converser avec son voisin ou d'entendre les grillons qui s'en
donnent à cœur joie les soirs d'été mais qui ne peuvent rivaliser avec les
sonos. Dans la journée, les rues sont toutes aussi bruyantes : que de klaxons
et de crissements de pneus ! Petit détail amusant : la plupart des Dacia (la voiture
nationale, une antique Renault 12
améliorée au fil du temps) sont équipées de bruitages surprenants qui se
déclenchent à tout propos.