Accueil > Numéros > Numéro 69 > La pensée > SENGHOR ET LA FRANCOPHONIE

[ Plan du site ]

 

 

 Numéros

- Numéro 72
- Numéro 71
- Numéro 70
- Numéro 69

 Actualités

- La ‘’mission’’ de célébration du centenaire de la naissance de Senghor installée

 Références

 

 

 

 

-   Recherche sur le site

 

 

 

La pensée

SENGHOR ET LA FRANCOPHONIE

René GNALEGA

Imprimer

« [...] Le mot de « francophonie » avec ou sans f majuscule peut signifier : 1.l’ensemble des Etats, des pays et des régions qui emploient le français comme langue nationale, comme langue officielle, comme langue de communication internationale ou simplement comme langue de travail ; 2.l’ensemble des personnes qui emploient le français dans les fonctions que voilà ; 3.la communauté d’esprit qui résulte de ces différents emplois » [1]

Cette définition nous permet d’aborder la deuxième partie à savoir : Senghor, acteur et bénéficiaire de la francophonie.

2. SENGHOR, ACTEUR ET BENEFICIAIRE DE LA FRANCOPHONIE

Cette partie a une dimension externe en ce qu’elle consistera à mettre en relief les actes posés par Senghor et les lauriers qu’il a reçus pour ce qu’on pourrait appeler sa "défense et illustration de la langue française". Senghor est l’écrivain francophone non français dont le nom est le plus connu par rapport à l’idée de francophonie. Et de fait, lorsque le mot réapparaît en 1962, en novembre 1962 dans un numéro spécial de la revue Esprit intitulé « Le Français dans le monde », Senghor fait une contribution sur le thème « Le français, langue de culture ». Des personnalités de différentes nationalités participent à ce numéro, comme Camille Bourniquel, Gougenheim, Norodom Sihanouk, etc.
De ce point de vue, même si Senghor n’est pas le créateur du mot, il peut être considéré comme l’un des pères de la Francophonie en action.
En 1962, il propose à Bangui, lors d’une réunion de l’Union Africaine et Malgache, de compléter les accords bilatéraux entre la France et les pays africains par des liens multilatéraux visant la construction d’un « Commonwealth » à la française. Il propose de commencer par des réunions périodiques des ministres de l’Economie et des Finances.
En juillet 1966, lors de la réunion de l’Organisation Commune Africaine et Malgache (OCAM), à Tananarive, il présente un projet de communauté francophone et suggère, pour commencer, des rencontres périodiques des ministres de l’Education, ainsi que la création d’un conseil africain de l’enseignement supérieur comprenant « les Etats de l’OCAM et les autres Etats francophones intéressés par l’expérience, plus naturellement la France ». Ce sera le CAMES.
En septembre 1966, à l’Université de Laval, il jette les bases qui conduisent à la création de l’Agence de Coopération Culturelle et Technique en 1970.
Pour bien comprendre l’idée de francophonie prônée par Senghor, il faut d’abord évoquer l’Union française (d’octobre 1946) qui était formée de deux groupes de territoires : la République française (France métropolitaine, départements et territoires d’Outre-mer), puis les territoires associés et les Etats associés ; et ensuite la communauté de 1958 dans laquelle les Etats jouissaient de l’autonomie et pouvaient, s’ils le désiraient, devenir indépendants.
Senghor affirme dans « Anglophonie et francophonie » :

« J’ai regretté, pour ma part, qu’on n’eût pas maintenu, en l’adoptant à nos indépendances, le « Commonwealth à la française » qu’était la communauté. Je le regrette encore aujourd’hui, car les relations entre la France et les pays indépendants d’Afrique - ses anciennes colonies, anciens protectorats et anciens territoires sous tutelle - restent, malgré tout, ambiguës. Ce qui est une mauvaise situation pour toutes les parties » [2].

C’est donc dans le prolongement de la communauté et des conférences franco-africaines organisées par Georges Pompidou que Senghor présenta en 1979 et 1980 un projet de « communauté organique de la francophonie ».
Jusqu’à sa mort Senghor a été un acteur de premier plan de la Francophonie. Il en a été un illustre bénéficiaire. Lorsque le Haut Conseil de la Francophonie est créé en 1984, il en est le vice-président, puis en mars 1991, il est nommé président d’honneur.
En 1935, il est le premier noir agrégé de grammaire française. Grand prix international de poésie en 1963. Il est désigné « Prince des poètes » en 1978 lors de la grande rétrospective que lui consacre la Bibliographie Nationale de France. Pour l’ensemble de son œuvre, il reçoit, en 1963, la médaille d’or de la langue française ; le prix Apollinaire en 1974 ; le prix littéraire de Monaco en 1977 ; le Grand Prix Alfred de Vigny en 1981. Commandeur des Arts et Lettres et Grand croix de la légion d’honneur. Nous passons sous silence le titre de docteur Honoris Causas de 37 universités à travers le monde puisque cette distinction n’est pas liée exclusivement à son action en faveur de la Francophonie.
En 1969, il est membre associé étranger de l’Académie des sciences morales et politiques, entre à l’Académie Mallarmé en 1976.
Suprême honneur, il entre à l’Académie française en 1983. L’Université Francophone d’Alexandrie porte son nom. Les structures actuelles de la francophonie découlent dans une large mesure des idées de Senghor.
Il y a bien d’autres distinctions qui montrent que Senghor a été un bénéficiaire de la Francophonie, car son action a été reconnue comme décisive et déterminante. Il a été aussi un brillant théoricien de la Francophonie.

Page 1 2 3 4

 

[1] Liberté V, Paris, Seuil, 1993, pp. 261-262.

[2] Liberté III, Paris, Seuil, 1977, p. 441



 

 

 

 


 

 

 

 

Site réalisé avec SPIP avec le soutien de l’Agence universitaire de la Francophonie

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

Accueil > Numéros > Numéro 69 > La pensée > SENGHOR ET LA FRANCOPHONIE

[ Plan du site ]

 

 

 Numéros

- Numéro 72
- Numéro 71
- Numéro 70
- Numéro 69

 Actualités

- La ‘’mission’’ de célébration du centenaire de la naissance de Senghor installée

 Références

 

 

 

 

-   Recherche sur le site

 

 

 

La pensée

SENGHOR ET LA FRANCOPHONIE

René GNALEGA

Imprimer

3. SENGHOR, THEORICIEN DE LA FRANCOPHONIE

Les développements précédents nous aident déjà à percevoir les linéaments des idées de Senghor concernant la Francophonie. Il s’agit ici d’affiner, de peaufiner l’analyse pour dégager la cohérence des traits descriptifs de la Francophonie selon Senghor. C’est le point fondamental de notre thème en ce qu’il nous aidera à comprendre la démarche du poète.
Le poète n’a cessé de s’intéresser à la place et au rôle du français.
Et c’est le discours de Rivarol (XVIIIe s) intitulé De l’universalité de la langue française qui servira de base à sa réflexion. Pour Rivarol, seul le français respecte dans ses constructions l’ordre naturel de la raison ; ce qui le conduit à affirmer : « ce qui n’est pas clair n’est pas français ». Partant de ce discours, Senghor affirme que le français se caractérise par trois composantes.
D’abord il y a la beauté de la langue. C’est une langue mélodieuse qui n’a ni l’abondance des consonnes et les sons gutturaux des langues germaniques, ni l’abondance des voyelles et les éclats des langues romanes du Sud. En outre, il y a l’e muet et le jeu d’ouverture ou de fermeture des voyelles, sans parler des nasales « qui embaument suavement, comme un parfum ».
Ensuite, le français est une langue de la rationalité et de clarté. Ce qu’il appelle son génie.
Enfin, le vocabulaire du français qui nous offre 120.000 mots. C’est la puissance d’abstraction des mots français qui leur permet de mieux faire comprendre les idées, voire les sentiments. [
1]
Cette idée de l’importance du français a fait apparaître le mot de francité qui occupe souvent chez Senghor le même voisinage que le mot de francophonie dans une parfaite synonymie.
Nous retiendrons la définition suivante qu’il donne lui-même dans « la Francophonie comme culture » : « La francophonie - plus précisément, la Francité, c’est une façon rationnelle de poser les problèmes et d’en rechercher les solutions, mais toujours par référence à l’homme » [
2].
La Francité se réduit souvent à l’esprit de méthode, à la raison discursive, à l’organisation de la pensée, à l’équilibre. Au-delà de cet esprit cartésien au cœur de la langue, il faut ajouter le souci de l’homme qui est une préoccupation éthique. C’est en cela que la Francité est un humanisme.
Il y a ici rejet de tout racisme, de toute conflagration, pour ne pas dire de toute confrontation dans le souci d’accepter l’homme, d’accepter l’autre. C’est à ce point que la Francophonie, la Francité participent à la synthèse des mondes. Dans son principe même, la culture française invite à la civilisation de l’universel, au dialogue des cultures, au rendez-vous du donner et du recevoir.
La Francophonie est pour Senghor « une communauté spirituelle : une noosphère autour de la terre » [
3]. L’argumentation de Senghor repose sur le fait que l’esprit français est le plus apte à intégrer les autres cultures. Et nous voyons tout de suite ici l’influence de Pierre Teilhard de Chardin qui prône justement la civilisation de l’Universel. Certes, la Francophonie ouvre l’Afrique à l’Universel, mais nous devons sauver notre identité.
Senghor affirme dans « La francophonie comme contribution à la civilisation de l’Universel » : « Car, pour demeurer nous-mêmes, nous devons conserver les vertus de l’humanisme nègre dont nos langues sont dépositaires » [
4]. Senghor écrit par ailleurs dans « Le français et les langues africaines » :

« En vérité, loin de rejeter brutalement, stupidement, les valeurs de l’Occident européen, il nous fallait faire un tri parmi elles pour ne choisir que celles que nous pouvons assimiler, dont nous pourrions tirer profit. D’où ma formule : « Assimiler, non être assimilé » [5].

Le métissage culturel est ce que permet la Francophonie selon Senghor. Il écrit dans « Pour un humanisme de la francophonie » :

« L’idée est la même : au-delà d’un possible métissage biologique - qui était réel à Gorée et Saint-Louis du Sénégal, mais là n’est pas l’important - il est question, essentiellement, d’un métissage culturel. C’est ce sentiment communautaire qui prévaut dans toutes les rencontres francophones » [6].

Dans cette Francophonie du métissage culturel, l’Afrique profitera de la richesse de la Francité et l’Europe bénéficiera des apports nombreux de la Négritude. L’Africain pourra, par exemple, intégrer des mots nouveaux dans la langue. Senghor écrit :
« Nous, les Francophones d’au-delà l’Hexagone, nous devrons être tout aussi sévères pour les néologismes que nous sommes amenés à inventer. A l’intérieur des limites ainsi tracées, notre liberté doit être réelle, car nos besoins réels de forger, quand la nécessité s’en fait sentir, des mots nouveaux, voire des expressions nouvelles, pour exprimer des faits et des réalités nouvelles. C’est ainsi qu’au Sénégal, nous avons, pour les besoins de notre administration, créé des mots comme « primature, primatorial, gouvernance, et qu’à côté des harpistes, guitaristes et pianistes de France, nous avons nos koristes, khalamistes et balafongistes » [
7].

Dans les poèmes de Senghor, nous avons un lexique qui participe de cette idée de l’enrichissement de la langue française par les apports d’autres aires géographiques.
Conscient de l’outil extraordinaire, merveilleux qu’est la Francophonie, Senghor a fait des propositions pour l’organiser.
La Francophonie version Senghor ne néglige pas l’économie, mais accorde la première place à la culture, car la culture est un facteur déterminant pour le développement des peuples.
La Francophonie aura pour dessein de couvrir les cinq (5) continents. En s’ouvrant aux autres cultures, la francophonie favorisera « l’esprit de méthode et d’organisation » [
8].
Le français doit cohabiter avec les « langues originaires », par exemple, les langues africaines seront étudiées selon les méthodes scientifiques les plus modernes. La Francophonie est ici un projet de civilisation humaine.
La communauté francophone sera organisée avec des structures comme la conférence des chefs d’Etat ou de gouvernement, un secrétariat général, des conférences ministérielles, une fondation internationale pour les échanges culturels. Comme je l’ai déjà dit, ces idées ont été intégrées dans les structures actuelles de la Francophonie.
Ici la Francophonie devra être « le modèle et le moteur de la civilisation de l’universel en favorisant les échanges d’idées, en respectant la personnalité originaire de chaque nation ».

Page 1 2 3 4

 

[1] Cf. Liberté V, Paris, Seuil, 1993, pp. 141-144

[2] Liberté III, Paris, Seuil, 1977, p. 85

[3] Idem., p. 80.

[4] Liberté III, Paris, Seuil, 1977, p. 183

[5] Liberté V, Paris, Seuil, 1993, p. 243

[6] Liberté III, Paris, Seuil, 1977, p. 547

[7] Liberté III, Paris, Seuil, 1977, p. 549

[8] Liberté V, Paris, Seuil, 1993, p. 273



 

 

 

 


 

 

 

 

Site réalisé avec SPIP avec le soutien de l’Agence universitaire de la Francophonie

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

Accueil > Numéros > Numéro 69 > La pensée > SENGHOR ET LA FRANCOPHONIE

[ Plan du site ]

 

 

 Numéros

- Numéro 72
- Numéro 71
- Numéro 70
- Numéro 69

 Actualités

- La ‘’mission’’ de célébration du centenaire de la naissance de Senghor installée

 Références

 

 

 

 

-   Recherche sur le site

 

 

 

La pensée

SENGHOR ET LA FRANCOPHONIE

René GNALEGA

Imprimer

4. LES LEÇONS DE L’AVENTURE SENGHORIENNE

En fait, il s’agira de montrer ici les leçons que l’on peut tirer de ce que Senghor nous propose de la Francophonie, de son aventure avec le français, langue qu’il découvrit à sept ans et dont il parle ainsi : « Je me le rappelle, quand je découvris le français à sept ans, c’était, pour moi, musique et charme » [1]. Le poète avoue : « Je pense en français ; je m’exprime mieux en français que dans ma langue maternelle » [2].
Il faut dire aujourd’hui que la langue française n’est plus un instrument exclusivement français. Elle est une réalité internationale.
Le message de Senghor doit nous conduire à ne pas avoir honte de faire partie de la Francophonie. Ce sont des personnalités comme Senghor, Habib Bourguiba, Pierre Eliot Trudeau, Hamani Diori, pour ne citer que ceux-là, c’est-à-dire des personnalités n’étant pas de la France hexagonale, qui ont été les plus fervents défenseurs de la Francophonie. Les pays francophones n’ont pas de complexes à avoir, d’autant plus qu’ « il n’est pas question de renier les langues africaines », comme dit Senghor.
Le Centre d’Etude des Civilisations de Dakar propose justement « d’étudier en profondeur nos langues nationales, considérées comme des instruments du développement culturel et de l’éducation, en situant le français comme « langue de communication externe » par rapport aux « langues de culture interne ».
Nous devons avoir à l’esprit que la solidarité culturelle permettra à la Francophonie de progresser. Ce que dit Senghor en ces mots :

« L’idée de solidarité culturelle exclura tout complexe de frustration, toute forme de surenchère, toute politique de bascule, d’humeur ou de mendicité. Le problème n’est pas de partager un héritage, mais d’édifier, entre nations majeures, une véritable communauté culturelle » [3].

Pour réussir cette communauté culturelle, nous devons être des acteurs dynamiques de la Francophonie. Il n’est pas question de subir l’impérialisme d’une nation. Nous devons intégrer nos valeurs, nos mots, notre manière d’être dans la langue. Nous ne devons pas être assimilés, mais assimiler les mécanismes telluriques de la langue pour en proposer de nouveaux parcours. La Francophonie est ici comme une auberge espagnole où chacun apporte ce qui lui est propre. Le français peut être pour nous ex-colonisés une arme, une arme miraculeuse.
Non plus comme instrument d’assujettissement, mais un merveilleux instrument de notre plein épanouissement, de notre libération, et de notre participation à la civilisation pan humaine.
Entre autres domaines, la poésie africaine a été un facteur enrichissant, fertilisant, de la langue française. Des poètes de la Négritude à ceux d’aujourd’hui en passant par ceux des indépendances, nous pouvons dire que notre continent a revitalisé, redynamisé la langue française. Au-delà de la poésie, les écrivains francophones sont des utilisateurs dynamiques de la langue.
Aimé Césaire, Gontran Damas, Maxime Ndébéka, Tahar Benjeloud, Idé Oumarou, Zadi Zaourou, Gaston Miron, Sony Labou Tansi, Tchicaya-Utam’si, pour ne citer que quelques noms, ont apporté un souffle à la langue que les Hexagonaux ne lui auraient jamais donné. Senghor l’affirme ainsi :
« C’est un fait, le français nous a permis d’adresser au monde et aux autres hommes, nos frères, le message inouï que nous étions seuls à pouvoir lui adresser. Il nous a permis d’apporter à la civilisation de l’Universel une contribution sans laquelle la civilisation du XXe siècle n’eût pas été pan humaine. Il lui aurait manqué cette chaleur de l’âme qui fait l’authenticité de l’homme » [
4].

Pour connaître les richesses du français, il convient de jeter par-dessus bord certains principes rigides. Parlant des Surréalistes, Senghor dit :

« [...] Ils ne se contentèrent pas de mettre à sac le jardin à la française du poème discours. Ils firent sauter tous les mots gonds, pour nous livrer des poèmes nus, haletant du rythme même de l’âme. Ils avaient retrouvé la syntaxe nègre de juxtaposition où les mots, télescopés, jaillissent en flammes de métaphores : de symboles. Le terrain, comme on le voit, était préparé pour une poésie nègre de langue française » [5].

Par conséquent, il n’est pas utile de condamner le nouchi, le français de Moussa et les autres créations qui participent du dynamisme de la langue.
Notre présence dans la Francophonie est un fait. Il faut par divers apports et sans complexe participer à la communauté culturelle qu’est la francophonie.

CONCLUSION

La Francophonie selon Senghor se veut un instrument de rapprochement des peuples. Et, comme il le dit lui-même, « il est question de nous servir de ce merveilleux outil, trouvé dans les décombres du Régime colonial. De cet outil qu’est la langue française »15.
En utilisant cette langue, l’Afrique participe à l’universel teilhardien, au métissage culturel, au partage, au rendez-vous du donner et du recevoir, à la mondialisation, la vraie : celle qui n’avilit pas les plus faibles, mais respecte les différences. La Francophonie est cet outil là.

BIBLIOGRAPHIE

SENGHOR, Léopold Sédar, Liberté I, Paris, Seuil, 1964.
-  Liberté II, Paris, Seuil, 1971.
-  Liberté III, Paris, Seuil, 1977.
-  Liberté IV, Paris, Seuil, 1983.
-  Liberté V, Paris, Seuil, 1993.
Collectif, Quelle francophonie pour le XXIe siècle ? Paris, Karthala/ Agence de la Francophonie, 1977.
TETU, Michel, La Francophonie (histoire, problématique, perspectives), Paris, Hachette, 1988.
DELNAU, Xavier La Francophonie, Paris, P.U.F., 1983, « Que sais-je ? ».

Page 1 2 3 4

 

[1] Liberté III, Paris, Seuil, 1977, p. 84

[2] Liberté I, Paris, Seuil, 1964, p. 361

[3] Liberté III, Paris, Seuil, 1977, p. 193

[4] Liberté III, Paris, Seuil, 1977, p. 19

[5] Liberté I, Paris, Seuil, 1964, p. 363



 

 

 

 


 

 

 

 

Site réalisé avec SPIP avec le soutien de l’Agence universitaire de la Francophonie

 

 

 

 

 

 

               

La rencontre, l'amitié et l'amour

Francophonie

 

Francophonie

               La Francophonie: un espace de partage et d'échange qui n'est pas sans passion

 

imprimantepetit.jpg (649 octets)Imprimez cette page    

 

   rencontreWeb.com a été imaginé  pour apporter une voie de  plus à   la communication entre les personnes sur le Web. rencontreweb veut favoriser toutes les rencontres, tous les contacts et toutes les voix en faisant de chaque occasion, un prétexte à la communication. Ce site est offert aux femmes et aux hommes ouverts à la conversation, au dialogue et à l'échange au-delà de leur horizon.
rencontreweb veut aussi favoriser la parole des femmes du monde. Une place  sera chaque fois donnée sur ce site à l' initiative d'une femme.

Chacun pourra prendre la parole et se faire connaître dans une rubrique existante ou dans une rubrique nouvelle dont il peut proposer la création. On se présente, on se fait connaître, on envoie son texte et ses images qui aideront à composer les pages présentées sur le Site. Toute idée est originale dès l'instant où elle est une création particulière de votre esprit, de votre imagination, avec votre sensibilité. Il y a aussi une réalité francophone qui fait que des hommes et des femmes, d'horizons différents ont  plus qu'une langue commune, une vision commune de la relation et des rapports humains à travers le monde. N'hésitez pas et ne tardez pas à nous faire part d'un projet .Il vous suffit de cliquer sur pour nous envoyer à l'adresse du Site, un e-mail dans lequel vous vous présentez et décrivez votre projet pour nous donner curiosité et envie d'en savoir plus et de vous avoir avec nous.
              
Photo : Crique en Amazonie Française

La Francophonie est une communauté d'hommes de tous les pays, répartis, groupés ou éparpillés, dont le lien commun est la Langue Française.
                  lI a fallu plus de trente ans pour que l'idée de Francophonie en arrive à être prise en considération, tant ont été grandes les résistances les critiques et les oppositions. On en a tout dit: cheval de Troie du colonialisme, main mise sur la pensée et l'identité des peuples anciennement colonisés. Pour ses fondateurs et ses défenseurs, la Francophonie n'est rien de tout cela, et ceux qui la pratiquent, qui la défendent et l'illustrent ont d'autres soucis que le maintien d'une domination coloniale, étrangère souvent à leur génération qui a un autre regard sur le monde.
L'histoire a fait que des groupements d'hommes répartis partout dans le monde ont le français comme langue commune. Il y a sans doute aujourd'hui plus de  105 millions de francophones et 50 millions de francophones occasionnels. C'est dire que la langue française n'est pas la propriété de la France et des Français(en fait minoritaires).Cette diversité des lieux et des populations du champ francophone, donne à la francophonie aussi une belle et riche diversité.          

.          

 

 En chaque lieu, de son exercice, la francophonie peut revêtir des significations différentes, culturelles, philosophiques, politiques, de résistance ou de combat Les Africains veulent garder les bons fruits de la colonisation et s'en approprier comme clé de la communication avec le reste du monde; les Québécois vont la charger de leurs aspirations à l'autonomie et de leur projet d'indépendance.
On se tromperait si on imaginait la langue française comme uniforme. Aussi bien en France que partout où elle se pratique, la langue française a ses régionalismes, ses particularismes, ses emprunts et aussi ses inventions. Ainsi, pour l'écrivain martiniquais Edouard Glissant"Tout homme est créé pour dire la vérité de sa terre"La francophonie est donc un ensemble, mais  avec ses sous-ensembles. Ce petit paragraphe sur la francophonie n'est qu'un signe pour inviter les visiteurs du site à participer au débat et à ajouter "leur grain de sel". Les avis seront présentés sur le site et soumis aux observations et aux critiques.. . .
Bien entendu, rencontreweb.com entretiendra la flamme.

 

 

3Miweb.jpg (4734 octets)

 

 

McMaster University


Conférence internationale sur “Francophonie et Diversité”

Search

Explore


Conference >

 

 

 

CONFERENCE INTERNATIONALE POUR LES ETUDIANTS DE MAÎTRISE ET DE DOCTORAT SUR “FRANCOPHONIE ET DIVERSITÉ ”

Le département de français de l'université McMaster organise une conférence internationale pour les étudiants de 2ème et 3ème cycle (maîtrise et doctorat) sur le thème FRANCOPHONIE ET DIVERSITÉ
Le vendredi 4 mars et le samedi 5 mars 2005.
Cette même fin de semaine aura lieu un festival du film francophone à Hamilton.

La notion de francophonie a véhiculé bien des significations différentes porteuses d’un parcours historique qui a laissé autant de plaies ouvertes, de cicatrices que d’efflorescences. Qu’est-ce que la francophonie ? A l’origine un passage (apparent) du politique au culturel, issu des colonisations françaises, et centré sur « le « rayonnement linguistique et culturel de la France » dans ces pays, mais également dans des pays à élite francophile comme la Roumanie, l’Albanie, l ‘Egypte ou le Liban, la francophonie englobe maintenant 55 pays signataires de la Charte de la Francophonie adoptée lors du Sommet de Cotonou en 1995. Mais la Francophonie déborde cette liste, car bien que l’Algérie ne soit pas signataire de la charte, elle est cependant un partenaire important dans le cadre de la francophonie. N’oublions pas que certains des plus grands écrivains de la francophonie viennent d’Algérie, dont Assia Djebar et Kateb Yacine pour ne mentionner qu’eux. Par ailleurs il est important de réfléchir à la problématique du choix de ces écrivains dits francophones d’écrire dans la langue du colonisateur : quelle est la part de l’éducation française dans leur formation d’écrivains, s’agit-il de « recoloniser » la langue à travers une écriture de l’ailleurs ? La francophonie est-elle l’Autre et l’ailleurs de la France, de la Belgique ou de la Suisse, ou les inclut-elle ? La Francophonie est aussi canadienne et nord- américaine, et au- delà du Québec, elle comprend les Acadiens, les Franco-Ontariens, les Franco-Manitobains ou les Louisianais. C’est un espace de contestation identitaire toujours renouvelée que lie la langue française, ses bourgeonnements et ses expressions culturelles, que lient des problématiques communes, des échanges et des tensions, dans des contextes toujours en transformation, au sein d’un univers globalisé, et face à de nouvelles hégémonies. Les frontières, les hiérarchies, les monopoles y sont discutés, contestés, reformulés ; les identités et expressions culturelles affirmées et diversifiées. Ce sont tous ces aspects de la francophonie que nous nous proposons d’explorer durant ces deux journées de mars. Rappelons que le 20 mars est la journée mondiale de la francophonie.

Nous vous invitons à soumettre un résumé de conférence de 300 mots environ sur les sujets proposés ci-dessous touchant au thème principal, et portant sur toutes les périodes de la littérature.
Chaque conférence durera 15 minutes. Chaque session sera suivie d'une discussion.
Date limite pour soumettre votre proposition: le 15 janvier. Réponse envoyée le 31.
Les résumés peuvent être envoyés par courriel ou par fax.
Les propositions seront sélectionnées par un comité de lecture.

Pour toute correspondance, s'adresser à :
Conférence Francophonie/Diversité
Département de français
Université McMaster
Hamilton, ON L8S 4M2

Courriel: [email protected]
Fax: 905- 577-6930 (Att: Dpt de français, Conférence Francophonie/Diversité)

Sujets possibles dans le champ de la Francophonie:
-Diversité linguistique. Diversité culturelle. Politique linguistique, éducationnelle ou culturelle. Diversité raciale. France et francophonie. Francophonie européenne. Diversité sexuelle. Migrations francophones. Hybridation ou différence? Questions identitaires. Exil et écriture, écriture de l’exil. Écriture de l’histoire. Femmes et diversité. Nation et diversité. Arts, musiques et diversité. Diversité et globalisation. Nouvelles problématiques. Votre création sur le thème de la diversité dans le monde francophone.

 

 

 

 


 

 

 

Hosted by www.Geocities.ws

1