Groupage de Cozmina Adochiţei-XllC

             Coll.Nat.«V.Alecsandri» BACĂU

                       

                                        ALAIN DELON


         Né le 8 novembre 1935 à Sceaux, Alain Delon voit ses parents, Edith et Fabien, se séparer lorsqu'il a 4 ans. Il est alors confié à une famille d'accueil, les Néreau, à Fresnes, avant d'être mis en pension dans un institut catholique.
        A 17 ans, il s'engage dans la marine, et part pour l'Indochine. En 1956, de retour en France, il fait plusieurs "petits métiers" avant d'être remarqué en 1957 par Yves Allégret qui lui propose un rôle dans "Quand la femme s'en mêle".
        C'est le début d'une carrière longue de 82 films, tournés avec les plus grands metteurs en scène, d'Antonioni à Melville, en passant par Visconti, Clément, Verneuil, Malle, Losey pour n'en citer que quelques-uns.

         En 1958, lors du tournage de "Christine", Alain Delon fait la connaissance de Romy Schneider. Deux ans plus tard, c'est avec elle et sous la direction de Visconti, qu'il joue pour la première fois sur une scène de théâtre. La pièce, "Dommage qu'elle soit une putain", écrite par John Ford, connaît un franc succès à Paris, tenant l'affiche pendant plus de 8 mois.
         Il devient une star de cinéma en 1960, sous la direction de René Clément, avec "Plein Soleil", adapté du roman "Monsieur Ripley" de Patricia Highsmith, suivi en 1961 de "Rocco et ses frères", de Visconti qui remporte le Prix Spécial du Jury au Festival de Venise.
         Entre 1962 et 1963 trois des films dans lesquels il tourne connaissent les plus hautes récompenses: "L'Eclipse" d'Antonioni remporte le Prix Spécial du Jury au Festival de Cannes, l'année suivante, "Le Guépard" de Visconti obtient la Palme d'Or de ce même festival, enfin, "Mélodie en sous-sol", sous la direction de Verneuil, est récompensé aux Etats Unis par le "Golden Globe" du meilleur film en langue étrangère. C'est durant le tournage de ce grand classique policier qu'Alain Delon fait la connaissance de Jean Gabin.
         Peu avant "La tulipe noire", Alain Delon rencontre Nathalie Canovas qu'il épouse et avec laquelle, en 1964, il aura un fils, Anthony. En 1967 le couple Delon tourne ensemble "Le Samouraï", de Melville, avant de divorcer en 1968.
         Toujours en 1968 Alain Delon fait une nouvelle apparition très remarquée au théâtre avec la pièce de son ami Jean Cau "Les yeux crevés". Mais les événements de mai font que ce succès ne dure que 22 représentations avant que le théâtre ne ferme ses portes.
         Après s'être essayé une première fois à la production en 1964, avec "L'insoumis", Alain Delon s'engage dès 1968 de manière intensive dans cette activité, produisant 26 films jusqu'en 1990.
         Le premier, "Jeff", fin 1968, lui permet de rencontrer durant le tournage Mireille Darc qui va partager sa vie pendant 15 ans.
         Ce film est suivi en 1969 par "Borsalino", dans lequel joue également Jean Paul Belmondo, puis par "Madly" en 1970, "Doucement les basses" en 1971, "Le Professeur" en 1972, "Big Guns" et "Deux hommes dans la ville" en 1973.
         Passionné de sport, Alain Delon trouve le temps et l'énergie, entre deux tournages, d'organiser les championnats du monde de boxe "Bouttier / Monzon" puis "Monzon / Napolès" avant de constituer une écurie de chevaux de course avec laquelle il gagne toutes les grandes courses de trot, à l'exception du Prix d'Amérique. Son cheval "Equileo" obtient le titre de champion du monde des trotteurs.
         En 1974 il produit "Borsalino and Co" puis, en 1975, "Le Gitan" réalisé par J. Giovanni ainsi que "Flic Story" adapté du livre de Roger Borniche.
         En 1976, Alain Delon confie à J. Losey la réalisation de "M. Klein", récompensée en 1977 par trois César (film, réalisateur, décors). La même année il produit coup sur coup 3 films, "Comme un boomerang" dont il co-écrit le scénario avec J. Giovanni, "Le Gang" et "Armaguedon". Il récidive l'année suivante avec "L'homme pressé", "Mort d'un pourri" et "Attention les enfants regardent".
         Il crée en 1978 sa propre marque et constitue à Genève la société "Alain Delon Diffusion SA". Son premier parfum, "AD", connaît immédiatement un grand succès commercial. Il est suivi en 1981 d'une fragrance pour femme "Le Temps d'Aimer". Le champagne, le cognac, les montres, les lunettes, le vestimentaire et les accessoires viennent progressivement compléter sa griffe
         Alain Delon revient à la production en 1979 avec "Le Toubib" puis, en 1980, avec "Trois hommes à abattre". En 1981, il ajoute à sa charge de producteur celle de réalisateur pour le film "Pour la peau d'un flic" puis pour "Le Battant" en 1982.
         En 1984, il produit "Notre Histoire", réalisé par Bertrand Blier. Alain Delon reçoit le César 1985 du meilleur acteur qui salue sa prestation dans ce film.
         "Parole de flic" en 1985, "Le passage" en 1986, "Ne réveillez pas un flic qui dort" en 1988 et "Dancing machine" en 1990 sont les quatre derniers films produits par Alain Delon.
         En 1987 Alain Delon interprète la chanson "Comme au Cinéma" qui fait l'objet d'un clip vidéo et d'une tournée promotionnelle durant laquelle apparaît Rosalie van Breemen. Elle devient sa compagne et lui donne deux enfants, Anouchka et Alain-Fabien. Dès lors il décide de privilégier sa famille tout en se consacrant également de plus en plus à sa collection de peintures et de sculptures. Par coups de coeur et par intuition, il réunit diverses oeuvres de grande qualité en une collection exceptionnelle.
         En 1996, près de trente ans après "Les yeux crevés", il décide de remonter sur scène avec "Variations énigmatiques" d'Eric-Emmanuel Schmitt au Théâtre Marigny à Paris. Il jouera également la pièce à Genève.
         En 1998, il retrouve son ami de toujours, Jean Paul Belmondo, pour un film de Patrice Leconte, "Une chance sur deux", avec la ravissante et talentueuse Vanessa Paradis.
         En 1999, bien qu’ayant annoncé qu’il mettait un terme à sa carrière cinématographique, il accepte exceptionnellement de figurer dans le film de Bertrand Blier, "Les Acteurs", où, au cours d’une scène de deux minutes, il rend hommage à ses pairs Gabin, Ventura, Bourvil, Montand, Signoret et de Funès.
         Début 2001, dix ans après "Cinéma" avec Edwige Feuillère, il renoue avec la télévision et tourne la trilogie marseillaise de Jean Claude Izzo, "Fabio Montale", pour la première chaîne française.

 


          Groupage de Cozmina Adochiţei-XllC

             Coll.Nat.«V.Alecsandri» BACĂU

 

 

Hosted by www.Geocities.ws

1