L'Espérance Pascal

Sigonneau Maxime

Chabannon Fabien

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black01_next.gif La place des médias dans notre société

       Un français passe en moyenne trois heures par jour devant son poste télévisé. Le seul journal de 20h de TF1 réunit au moins une fois par semaine plus de dix millions de téléspectateurs (soit 42% des parts d'audience) et réuni en moyenne 8.6 millions de personnes. A l'heure où les accès à internet haut-débit se démocratise, le web est devenu une plate forme d'information très important et auquel chacun peut participer : l'information y circule librement. La radio France Info est passée, en terme d'auditeurs, devant RTL en 2003, à la seconde place des écoutes après NRJ. Des Journaux comme "Le Monde" ou "Libération" réunissent environs 400.000 lecteurs par jour. Au total, la presse régionale quotidienne d'information réunit 5.2 millions de lecteurs en 26 titres (dont Ouest-France qui réunit 792.000 lecteurs) et la presse nationale 2 millions en 11 titres. Ces quelques chiffres tendent à prouver que les médias, en particuliers ceux d'informations prennent une place de plus en plus important dans notre société.

        a - Les médias : témoins de la société et baromètre politique ?


       
 Les médias d'informations comme les journaux télévisés ou la presse d'information rendent compte de l'actualité et donc de réalités vécues directement par la population. De ce fait, les médias sont des miroirs de notre société et peuvent donc rendre compte des situations que vit la population. Et comme le rôle de la politique est d'organiser cette vie ou du moins de créer les institutions nécessaires à celle-ci, on peut penser que les médias peuvent être des indicateurs pour les politiciens des préoccupations de la population, des réformes nécessaires. Il va cependant sans dire que l'action politique des dirigeants n'est pas uniquement dicté par les médias, mais ils y participent sans doute.

        Des exemples récents viennent conforter cette thèse :
        Le cas de Vincent Humbert, a éveiller dans la population la problématique de l'euthanasie. Les médias ont traités du sujet à travers articles et débats télévisés, l'autobiographie de V. Humbert " Je vous demande le droit de mourir " s'est très bien vendu. La population a donc été touchée par ce problème. Est alors apparue dans l'opinion la nécessité de légiférer sur l'euthanasie. Finalement les ministres n'ont pas débattu à l'assemblée du problème, car il semble trop complexe pour que l'on puisse y appliquer une loi. Toujours est-il que le problème de l'euthanasie est vieux comme le monde mais qu'il n'a suffit que d'un cas parmi tant d'autre pour éveiller la population, dont les médias se sont faits les relais.
        Entre 1997 et 2001, la criminalité avait augmenté ( 16% ) et on remarquait peu avant les présidentielles, soit en 2001-2002, que le sujet de l'insécurité devenait récurrent dans certains médias d'informations. Peu après, exactement le 10 juillet 2002, Nicolas Sarkozy, le nouveau ministre de l'intérieur proposait un
projet de loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure visant à enrayer l'augmentation de la criminalité. Ici, il est évident que le sujet a été pris très au sérieux car son omniprésence dans les médias démontrait qu’il s'agissait là d'une préoccupation des Français.

        
Cependant, on peut se questionner sur cet exemple. En effet la période électorale comporte d’importants enjeux et le choix qu’ont fait certains médias (surtout télévisuels dans ce cas-ci) de consacrer émissions spéciales et journaux télévisés au sujet de l’insécurité (alors que d’autres problèmes touchaient la population notamment au niveau social) était peut-être orienté en faveur du partie qui faisait du sujet son cheval de bataille, soit l’UMP dont fait parti Nicolas Sarkozy. On peut donc se demander si tous les médias sont fiables et ce en tout temps.

        b - Tous les médias sont-ils totalement fiables ?

        Il va de soi que l'extrême majorité des médias se veut la plus objective possible. Cependant certains médias n’hésite pas à mettre en avant leur orientation politique ( comme « Le Figaro » qui se veut de droite et « Libération » de gauche ) et ceci va obligatoirement entraîner un traitement différent de l’information d’un de ces journaux à l’autre. Et une minorité semble apporter son soutien implicitement à certains courants politiques sans pour autant le dire ouvertement. Qui plus est, même involontairement, les médias peuvent mettre l’opinion dans l’erreur : par exemple les sondages peuvent prêter à confusion car il ne représente pas nécessairement la réalité. Aussi, bien que le journaliste cherche toujours à vérifier ses sources, il peut être lui-même mal informé.

       Pour illustrer, le premier cas, on peut étudier la une du
25 février 2004 de Libération et celle du 26 février 2004 du Figaro (ces deux unes ont été choisies au hasard). On remarque que Libération tend à souligner la force de LO-LCR (partis d'extrême gauche) aux élections régionales, au détriment de la gauche traditionnel :  le journal tend donc a revalorisé ces partis, plutôt que d'enfoncer le PS. La une du Figaro met en lumière les problèmes qu’éprouvent le PS aux régionales aussi, par rapport au fait que l’ex Premier ministre à la « retraite » Lionel Jospin après son "échec", qui ne peut donc faire campagne, fait de l’ombre aux candidats du PS alors qu’il tente de les soutenir, preuve de disfonctionnements importants : « Il faut bien constater que les rares déclarations de l’ancien Premier ministre suscitent davantage de réactions à droite que celles de François Hollande, de Laurent Fabius ou de Dominique Strauss-Kahn. ». Les problèmes du parti socialiste relatifs aux élections régionales sont donc traités dans les deux cas mais de façons différentes de façons à revaloriser les opinions politiques de chacun des quotidiens.
       L’émission « + clair » diffusée le 18 octobre 2003 mettait en relief le temps d’antenne qu’accordaient en moyenne les chaînes hertziennes françaises à chaque tendance politique à travers les débats et les émissions d’opinion (les journaux télévisés n’ont pas été pris en compte car obligatoirement on y parle plus du gouvernement en place que de l’opposition). Ainsi pour TF1, France 2 et M6, on dénotait une forte tendance à privilégier les intervenants de droite sur les antennes. France 3 et France 5 étaient neutres et Canal plus était résolument tourné vers la gauche. Il est alors possible de se demander si ces tendances sont dues au hasard ou à un certain soutien dissimulé…

        Un exemple intéressant de sondages ayant prêté à confusion serait l’ensemble de ceux qu’on a réalisé avant les présidentielles et qui n’ont vraiment pas représenter la réalité du scrutin. On donnait l’UMP et le parti socialiste se partageant environ 50% des voix, l’un devançant l’autre de quelques points à chaque fois. Le front national emportait environ 15% des bulletins et ne devait donc logiquement pas faire obstacle aux deux partis précédemment cités. La réalité a été tout autre et on peut se demander, ce qui a par ailleurs été fait, dans quelle mesure les sondages n’ont pas minimiser la force électorale que représentait le front national et ainsi y ont été bénéfiques.
        Pour finir, le cas récent de la décision d’Alain Juppé, suite à son jugement, qu’à mal relayée le journal télévisé de France 2 est intéressant. La rédaction a ouvert le journal sur la « démission du président de l’UMP » alors qu’au même moment sur TF1 l’intéressé annonçait le contraire. Les journalistes de la chaîne publique se sont appuyés sur des rumeurs et des déclarations antérieures assez hypothétiques. Ce genre d’incident, très préjudiciable pour un JT, est rare car les journalistes sont tenus de suivre un
code de déontologie (dite Charte du journaliste) visant à être le plus objectif, neutre et précis possible.
                                                                                                                                      -> voir
Ethique et Journalisme
        
Conclusion

        Les médias ont donc un fort devoir d'information et souvent nommés le quatrième pouvoir car ceux-ci peuvent représenter une opposition aux institutions de par le pouvoir de persuasion qu'ils exercent sur la population. Au contraire, ils peuvent venir appuyer les institutions. Pour éviter ces abus, ils se doivent d'être le plus neutre possible, ce qui reste cependant difficile car le traitement de l'information est subjectif : on demande souvent aux journalistes de porter un œil critique sur ce qu'ils nous présentent. 

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Introduction

black01_next.gif La place des médias
dans notre société

black01_next.gif L'usage que font les politiciens des médias

black01_next.gif Conclusion

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