Carnaval de Rio

 

Le 22/02/2003            

 

Lever à 4h00, il faut finir le sac faire les derniers préparatifs. Olivier me rejoint ainsi que Catherine et Christian qui ont la gentillesse de nous accompagner à l’aéroport.

 

Embarquement sans problème pour Lisbonne où nous devons changer d’avion.

 

Le voyage de 10h00 pour Rio est un peu long mais nous en profitons pour dormir un peu car nous avons l’intention de faire la fête dès notre arrivée.

 

Immigration, Change, Taxi et nous voilà arrivé à l’Hôtel Debret sur Copacabana. Les chambres sont biens mais n’ont rien à avoir avec la vue que l’on découvre par les fenêtrès : Copacabana est à nos pieds ! Quelques bières et Caïpirinha après, nous allons enfin déambuler sur la plage. Il fait nuit l’eau est au moins à 25, la température extérieure est encore à 27° ! Thierry en profite pour s’acheter une paire de Tongue vertes et jaunes. Un bon petit resto avec grillades au Kilo : Au Brésil, il y a beaucoup de ces restaurant sous forme de self, où l’on pèse l’assiette avant de manger et tout est facturé au poids quelque soit le type de nourriture pris.

 

Retour à l’hôtel pour se changer et direction une boîte de nuit brésilienne pour y passer notre première nuit. Pour qui n’a jamais été au Brésil : Les textes, les photos et même les vidéos ne pourront jamais montrer l’ambiance géniale qui y règne ! La musique, les danses et surtout les Brésiliennes sont magnifiques. Autour de beaucoup de bières nous allons passer une superbe nuit ! Plusieurs groupes de filles vont venir se joindre à nous pour tenter de nous apprendre à danser : Ce n’est pas gagné ! Encore que Thierry s’en sort très bien, mais ce n’est pas le cas d’Olivier et Philippe.

 

4h30 : On baisse pavillon, on rentre à l’hôtel pour s’y reposer quelques heures. Si toutes les journées ressemblent à celle ci, on ne va jamais s’en remettre.

 

Le 23/02/2003            

 

Olivier nous réveille dès huit heures pour nous faire découvrir de jour la vue de Copacabana : Magnifique !

 

Après un rapide déjeuner, nous filons à la plage pour y récupérer quelques coups de soleil. L’eau est super bonne, et les Brésiliennes belles à damner tous les esprits. Sur le coup de midi, on abandonne, la peau commence à trop chauffer. L’après midi : Direction l’Internet café pour envoyer les premières photos.

 

On voulait se faire une petite sieste mais pas moyen : Les écoles de Samba investissent Copacabana et on reste en admiration devant une telle féerie de corps et de musique.

 

 

Comme nous sommes très organisés, on décide de prendre une caïpirinha (en définitive 3) avant de nous changer pour la soirée. La tenue de combat habituelle pour tout le monde (jean baskets) et c’est parti ! En 5 minutes, nous avons trouvé un sympathique resto. Ensuite ça se complique !

 

Quoi de mieux que de finir la soirée en boîte ? Le premier taxi : direction une boîte « sympa avec de la musique brésilienne », pas de problème, traversée de la ville et arrivée à 2 boîtes ambiance américaine. Non merci ! Deuxième taxi : on retourne à Copacabana, direction une boîte « sympa avec de la musique brésilienne », pas de problème, traversée de la ville dans l’autre sens et arrivée à 2 boîtes chiques ambiance … américaine … Il y en a peu qui suivent ! Troisième taxi : on retourne à notre boîte favorite.

 

Boîte vide, mais maintenant qu’on est là, le monde peut arriver, en 30 minutes on renouvelle la soirée de la veille : plein à craquer ! Nos « professoras de bailar » de la veille nous y retrouvent. Soirée bien sympa encore, à danser collés-serrés. Thierry s’en sort toujours comme un chef et, Olivier reste très studieux sur les pas à apprendre. Déjà 3h00, tout le monde s’éclipse car demain départ prévu à 6h30. Thierry rentre un peu plus tard et discute dans la rue (10 minutes par phrases, c’est un record !).

 

 

 

Le 24/02/2003            

 

Première journée à Belém ou nous découvrons une ville très cosmopolite, un peu comme l’ensemble des villes du Brésil, j’ai l’impression ;

 

La ville n’offre pas des aspects très flatteurs avec ses immeubles d’habitation en plein cœur du centre et ses constructions délabrées qui font immédiatement penser à ces bidonvilles que l’on aime tant montrer du doigt.

 

La ville n’est pas belle dans son ensemble, mais un certain charme s’échappe de certains endroits précis comme cette Place de la République avec son bar datant du 17-ème siècle et dont le premier rôle n’était certainement pas dévolu à ces plaisirs.

 

Dans le genre contraste saisissant, il y a cet immense centre commercial flambant neuf au beau milieu du centre-ville.

 

La nuit tombe sur Belém à une vitesse impressionnante et nous voilà partis pour une discothèque, la Locomotive.

 

Pas de bol, la boite est fermée le mardi, seul le motel subsiste. Deux minutes d’âpres discussion avec le chauffeur de taxi et nous partons pour une autre discothèque située en dehors de la ville. À ce propos, la ville est très étendue et chaque activité donne lieu à une séance de taxi.

 

350 nids de poules plus tard, nous arrivons enfin à destination et là stupéfaction : le volume sonore est ahurissant. Un mur d’enceintes fait face à la piste et crache des décibels à vous couper la respiration.

 

L’ambiance très détendue et la chaleur des lieux nous fait rapidement oublier le fait que nous perdons quelques dixièmes à chaque oreille.

 

Retour vers 4h du mat’ à 7 dans une fiat Uno (pour la petite histoire, Fiat est principal sponsor des chauffeurs (chauffards ?) de taxi et la fiat Uno s’appelle Mille).

 

Arrivée à l’hôtel puis séance photo avec nos brésiliennes et enfin dodo.

 

Pas de repos ces vacances.

 

1er jour du Carnaval de Breves            

Du 01/03/2003 au 02/03/2003            

 

Réveil douloureux pour Olivier et Thierry, victimes d’une insolation la veille en faisant les malins à la piscine, seul Philippe, tel le vieux renard s’était mis à l’abri.

 

Le temps est couvert et c’est tant mieux pour nos coups de soleils. La journée s’est déroulée calmement, car une dure soirée nous attendait, la première nuit du carnaval!

 

Dès le début de soirée, les décibels montent, la rue se remplie, les gens semblent arriver de toute part, vêtus de leurs uniformes « de bloc ». Les blocs sont des rassemblements de personnes autour d’une même enseigne ; pour nous c’était le bloc Gabriel. Pour faire parti d’un bloc, rien de plus simple : Vous achetez à un prix qui varie du simple au triple en fonction de votre bronzage un kit comprenant un tee-shirt ridicule, un short et une casquette assortis et hop, le tour est joué !

 

Nous voilà donc fin prêts pour débuter ce carnaval, nous déambulons dans la rue en attendant le rassemblement. J’en profite pour vous glisser un mot sur le sens particulier de la notion de ponctualité qu’ont les Brésiliens : Ce mot n’est pas dans le vocabulaire usuel et je doute qu’il le soit un jour. Pour des français c’est assez exaspérant car tout est comme ça chez eux : Les rendez-vous, l’attente dans les restaurants, l’ouverture des magasins, les invitations et cette liste est loin d’être exhaustive…

 

Début de la parade donc, la musique gronde, les esprits s’échauffent et l’atmosphère devient vite irrespirable. L’ambiance est inouïe la magie du carnaval c’est cela !

 

Fin de l’épopée vers 7h du matin pour certains, quelle magie ce Brésil

 

 

Deuxième jour du Carnaval                  

Le 02/03/2003            

 

Réveil en catastrophe d’Olivier qui a oublié qu’une procession musicale dominicale avait lieu au gymnase de la ville en même temps que le baptême de la petite Albanessa (la fille d’Alba pour ceux qui ne suivent pas). Il fait un soleil infernal, du coup Thierry se sent obligé de faire des cloques au niveau de ses coups de soleils, quel boute-en-train celui-là !

 

Blagues à part, j’ai personnellement du mal à imaginer la chaleur en été car nous sommes ne hiver et à 9h30 du matin, il fait déjà largement plus de 30°C …

 

La procession musicale est assez étonnante. Une scène avec en premier plan le curé, à droite un choriste et un chanteur et à gauche une autre chanteuse et en arrière plan un…orchestre avec batterie et guitare électrique !

 

La musique est tout sauf ésotérique et la voix de la chanteuse d’une rare émotion, Thierry en frissonne encore.

 

Le tout dans une ambiance joviale mais fervente.

 

L’après-midi sera consacré à un farniente bien mérité, et le soir venu devinez quoi….allons un petit effort….carnaval bien sûr.

 

Couché tard….la routine quoi.

 

 

Troisième journée du Carnaval             

Le 03/03/2003            

 

Réveil pénible et sonore vers 10h du matin (un réel exploit compte tenu de l’ambiance musicale extérieure), puis visite de la ville et de ses alentours. Nous avons eu l’honneur et l’avantage de goûter au plat suprême que l’ensemble des brésiliens raffolent : l’Açai.

 

En fait de plat il s’agit d’une boisson à base de sève de palmier et agrémentée de sucre et/ou de farine de manioc.

 

C’est plutôt âpre et franchement nous sommes restés dubitatif quant à la véritable vénération qui se fait autour.

 

Une propriété étonnante toutefois : l’Açai fait dormir, mais comme nous sommes au Brésil l’effet commence au bout de 3 heures environ….

 

Sieste dans nos hamacs tout neufs donc, puis balade dans les environs afin de découvrir l’habitat du Brésilien hors des sentiers battus.

 

En effet, sortis des trois rues pavées de Breves, nous nous apercevons que les rues sont bien souvent de la terre boueuse formant de nombreux trous parfois assez profonds. L’état des routes est vraiment déplorable et on se demande comment font les taxis pour emprunter certaines voies.

 

Notre balade nous a permis de voir à nouveau des maisons et des chemins sur pilotis qui permettent de se déplacer même avec la montée de la marée. Il faut savoir que Breves est à plus de 200 Km de l’Océan et il y a pourtant une marée de plus d’un mètre de hauteur.

 

Pour ce troisième jour de Carnaval, nous ne défilons pas. Ce sont seulement les deux écoles de danse que défilent dans la tenue que tout le monde adore : string, plumes, paillettes, … Nous nous régalons donc à regarder ce spectacle pour lequel Alba fait des malheurs.

 

Après tant d’émotions, la fatigue se fait ressentir et youp au dodo !

 

 

Quatrième jour du Carnaval                 

Le 04/03/2003            

 

Olivier s’est levé assez tôt et a piqué une tête dans la piscine de l’hôtel alors que les autres somnolaient jusqu’à midi. La journée a donc débuté par un déjeuner à la churrascaria du coin.

 

L’après-midi nous avons navigué sur les bras des fleuves du coin (Amazone et Para) pour découvrir la densité de la forêt amazonienne. Nous sommes subjugués par cette beauté. Et dire que nous avons attendus notre dernier jour complet à Breves pour voir ça …

 

Les photos que nous ramenons vont à coup sûr faire des envieux.

 

Le soir, un défilé costumé devait avoir lieu mais la teneur en alcool de la population fait que cette partie est annulée. Nous défilons à nouveau par blocs uniquement, toujours dans une ambiance de folie.

 

Nous pouvons remercier l’omniprésence de la police qui fait un boulot admirable, tant par sa qualité de surveillance que par sa rapidité de mise en action. Elle complète le service de sécurité du carnaval qui filtre les personnes qui défilent en s’assurant de ne pas faire de mélange de groupes, …

 

Nous pouvons également mettre en valeur le service de nettoyage qui ramasse les canettes et autres déchets après chaque passage de groupes. Leur présence étant si proche des personnes qui défilent qu’on ne les remarque presque pas.

           

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