POURQUOI DÉFENDRE GORKA ET EDUARDO?
Depuis plusieurs semaines, nous appelons à la mobilisation pour appuyer
Gorka et Eduardo, deux militants basques réfugiés au Canada et menacés
d'extradition. La raison de cet appel dépasse largement la solidarité et
l'amitié. De solides motifs politiques nous poussent à lancer cet appel.
Gorka et Eduardo sont un exemple frappant du double langage de l'État
canadien et de son caractère foncièrement répressif et antipopulaire. L'État
canadien "a la langue fourchue" comme diraient certains. D'un côté,
on souligne notre "respect des droits de l'homme" et on fait la morale
aux supposés États voyous qui violent les droits de l'homme. De l'autre côté,
on s'empresse de livrer pied et poing lié des réfugiés à la torture et à la
mort en invoquant les accords d'extraditions, les dispositions de la loi sur
l'immigration et le droit bourgeois. C'est aussi le cas d'Adil Charkaoui de
Mohamed Cherfi et de trois autres personnes qui sont visées par des
"certificats de sécurité" et qui sont menacées de déportation sans
avoir accès à la "preuve" d'activités terroristes retenue contre
eux.
L'État canadien ne reconnaît pas, comme l'ensemble des États impérialistes,
le droit des peuples à l'autodétermination et la légitimité des luttes
populaires contre la misère et la domination capitaliste. L'État canadien
considère les militants comme de simples délinquants et cherche à tout prix
à nier le caractère politique de leur lutte. Quand cette négation est
impossible en raison du caractère hautement politique des gestes posés, l'étiquette
infamante de "terroristes" est alors posée. D'un coup et sans autres
explications, la lutte devient un crime et la légitimité populaire de l'action
complètement évacuée.
Dans le cas de Gorka et Eduardo, les deux moyens ont été utilisés : lors
de la demande d'extradition, l'État espagnol s'est servi de l'association avec
le groupe "ETA" qualifié de terroriste pour justifier sa demande.
Pourtant, cette accusation avait été rejetée lors du procès en Espagne.
Ensuite, le ministre de la Justice et la Cour d'appel du Québec ont rapidement
rabaissé Gorka et Eduardo à de simples délinquants comme tous les autres. Le
raisonnement est alors simple: ils ont été jugés et condamnés comme de
simples criminels et doivent donc purger leur peine en Espagne. L'État espagnol
dit qu'il n'y a pas de torture et que la procédure a été régulière. N'en déplaise
aux organisations internationales qui affirment le contraire, si l'État
espagnol le dit c'est vrai, selon la Cour d'appel du Québec.
Dans
les faits, Gorka et Eduardo sont des militants socialistes basques. Ils sont
accusés et ont été condamnés pour avoir participé à un mouvement de masse
qui a marqué son opposition à l'État espagnol en brûlant des guichets
automatiques et des symboles de l'oppression. Ils ont été soumis à la torture
et leur condamnation est en fait la criminalisation d'un mouvement populaire légitime
qui mène une lutte contre l'État espagnol depuis l'époque de la dictature de
Franco. Entre 1977 et 2002, plus de 18000 personnes ont été arrêtées pour
des raisons politiques aux Pays basques, 9200 personnes ont séjourné en
prison, 5300 personnes ont déclaré avoir subi de la torture, 9 personnes sont
mortes durant leur interrogatoire, près de 700 prisonniers politiques basques
sont dispersés à travers le monde. En décembre 1997 la direction du mouvement
populaire "Herri Batasuna" (23 membres et 7 parlementaires) ont été emprisonnés, le journal de
l'organisation et sa revue, interdites de publication, les presses saisies et
les journalistes expulsé(e)s de leurs locaux. En mars 2001, c'est la direction
d'un autre mouvement, "Haika", qui est emprisonnée pour collaboration
avec "ETA". L'État espagnol et l'État canadien font tout en leur
pouvoir pour cacher cette répression à caractère politique et camoufler la légitimité
populaire de la lutte.
La même logique est à l'oeuvre quand l'État canadien considère que le
Parti communiste des Philippines est une organisation terroriste alors qu'en
fait cette organisation mène une lutte légitime de libération nationale.
Chaque fois que des actions sont menées par des groupes en vue de défendre les
masses ou de combattre l'injustice, les États impérialistes les assimilent au
terrorisme.
Nous devons dénoncer cette hypocrisie de l'État
canadien. Nous devons dénoncer les lois d'exception comme la loi antiterroriste
au Canada et les certificats de sécurités. Nous devons rappeler que les luttes
populaires contre l'oppression sont légitimes et nécessaires.
La manifestation de solidarité pour Gorka et Eduardo le 5
mars doit être vue comme la première d'une série qui doit déboucher sur un
mouvement de lutte plus large. Le 15 mars, la manifestation annuelle contre la
brutalité policière aura lieu avec son lot de répressions habituelles. Le 26
mars prochain une autre manifestation aura lieu pour les "cinq"
victimes des certificats de sécurité et une marche vers Ottawa aura lieu en
juin pour appuyer les "sans-papiers". Face à cette attaque concertée
de la bourgeoisie contre les masses et les peuples en lutte, nous devons opposer
un front de lutte résolu et participer à la création d'un large mouvement
d'opposition. Le comité pour un Secours rouge canadien croit que la lutte doit
s'élargir et dépasser les cas individuels.
Nous vous attendons donc en grand nombre le 5 mars
prochain pour le début de cette série de manifestations contre la répression.
Solidarité avec Gorka et Eduardo!
Solidarité avec toutes les victimes de la répression
capitaliste!
Construisons un mouvement populaire contre la répression!
Adil
Charkaoui prend la parole
Adil a témoigné pour la première fois le 7 février
dernier, devant la cour fédérale. Il s'agit de sa quatrième demande de révision
de sa détention. Rappelons qu'il est emprisonné depuis mai 2003 en vertu d'un
certificat de sécurité et qu'il se bat afin de connaître la preuve retenue
contre lui. Lors de son témoignage, il a nié en bloc ses liens supposés avec
Al-Quaïda et les allégations qui pèsent contre lui. Rappelons que la légalité
du "certificat de sécurité" sera remise en question devant la cour fédérale
à compter du 21 février prochain. Soulignons la forte participation populaire
aux audiences.
Révision
des lois antiterroristes canadiennes
Les lois antiterroristes adoptées en 2001 sont en cours de révision par un
comité des Communes. Ces lois adoptées dans la controverse avaient soulevé
l'opposition de plusieurs groupes. Afin d'apaiser (voire d'endormir) les
craintes de ces groupes, une procédure de révision après trois années avait
été décidée. Un comité des Communes se penche donc cette semaine sur la loi
antiterroriste afin de déterminer si les mesures adoptées au nom de la sécurité
nationale sont justifiées. Une seule personne aurait été arrêtée en vertu
de ces dispositions: Momin Khawaja. Cet informaticien d'origine pakistanaise est
emprisonné depuis un peu moins d'une année. Son avocat entend contester la
constitutionnalité de la loi.
Sentence
exagérée contre deux militants
Le juge Tarasofski est définitivement trop répressif…même pour la Cour
d'appel du Québec. Le 8 février dernier, la sentence de 15 mois de prison
imposée aux deux militants dans le cadre du procès de "l'émeute du 15
mars 2000 a été ramenée à une peine à purger dans la communauté d'une durée
de 5 mois dans un cas et de 7 mois dans l'autre. Il semble que Tarasofski
voulait faire un exemple. En effet, la sentence n'avait aucune mesure avec le
fait que les militants n'avaient pas de casier judiciaire et la nature des
accusations.
La
police charge les étudiants à Toronto
Le jeudi 20 janvier, l'administration de la York University de Toronto a
demandé à la police d'interrompre une manifestation étudiante à l'intérieur
de l'université organisée par le GRAIN (Grassroots Anti-Imperialist Network).
Les étudiantEs étaient rassemblées dans le Vari Hall quand la police est
brutalement intervenue, sans avertissement, en poussant et bousculant les étudiantEs
qui participaient pacifiquement au rassemblement. La manifestation visait à dénoncer
les liens entre l'université et l'impérialisme américain. Plusieurs étudiantEs
ont été battuEs pendant la confrontation. Quatre étudiants ont été amenés
dans une salle de classe vide par la police pour y être battus: l'un d'eux
(Nicholas Birtig) a dû être hospitalisé immédiatement à cause des blessures
infligées par la police.
L'université, quant à elle, ne fait guère mieux. Celle-ci prétend que la
violence a été instiguée par les étudiantEs. Mais comme le soulignent les
auteurs d'un tract qui a été publié peu de temps après, cette version des
faits est totalement contredite par les vidéos qui ont été tournés pendant
les événements (ceux-ci sont disponibles sur http://auto_sol.tao.ca). "La
direction ment afin de se couvrir, espérant ainsi éviter de devoir justifier
les actions brutales qu'elle a posées. On ne peut laisser passer cette
attaque!"
Le lendemain, il y a eu un rassemblement de plus d'un millier de membres de
la communauté universitaire pour dénoncer l'intervention policière de la
veille. Il ne faut pas laisser passer la répression politique
Message
aux arrêtéEs du 19 novembre
Le 9 février dernier une deuxième assemblée du comité pour les arrêtéEs
du 19 novembre a eu lieu. Des initiatives de défense commune et de mobilisation
politique seront entreprises dans les prochains mois. Nous vous prions de
communiquer avec nous si vous avez des questions ou si vous recevez une
convocation pour la cour.
L'EXTREME-DROITE DANS TOUS SES
ETATS
Comme on a pu le voir récemment dans la région de Ste-Thérèse, la
mouvance néo-nazi semble en voie de sortir de sa torpeur. Voyons, maintenant,
les récents développements des dernières semaines au Québec et au Canada.
LE
GOUROU EN EAUX TROUBLES
Ernst Zundel, gourou autoproclamé du mouvement, croupit toujours en cellule
dans la région de Toronto depuis plus de deux ans. Zundel, dans ses belles années,
fût l'un des plus grands distributeurs mondiaux de littérature niant
l'Holocauste depuis sa maison, transformée en véritable forteresse, au
centre-ville de Toronto. Ce ressortissant allemand a fui le Canada en 2000 au
moment où la Cour fédérale allait rendre un jugement contre son site Internet
en vertu de la loi canadienne des droits de la personne. Le jugement a reconnu
le site en violation de la loi et condamné Zundel à de fortes amendes et 2 ans
d'emprisonnement.
Entré aux États-Unis avec un visa de visiteur, il a rapidement pris épouse
américaine et poursuivi son travail de propagande depuis le sud des États-Unis.
En février 2003, les autorités américaines l'arrêtent et le déportent vers
le Canada pour violation des lois d'immigration (visa expiré). A son arrivée
au poste-frontalier, Zundel réclame l'asile au Canada, puis demande un permis
de résidence. Le Canada décide plutôt de le déporter vers son pays
d'origine, l'Allemagne, qui demande son extradition pour purger sa peine prononcée
contre lui pour propagande haineuse dans ce pays. Depuis ce moment, Zundel est détenu
sous un certificat de sécurité et le processus visant sa déportation suit son
cours (ce sera probablement le seul certificat de sécurité que nous appuierons
sans réserve !).
Malgré le fait que ses défenseurs veulent le présenter comme un
"simple artiste" ou encore "un historien qui ne fait que poser
des questions", disons que lors des actions de ce mouvement, le jupon dépasse.
Cette année, début février, des manifestations ont été organisées en Amérique
du Nord pour réclamer sa libération. A Los Angeles, le petit groupe de
manifestants était organisé par l'Institut pour la Révision de l'Histoire
(IHR), un réseau international de négationnistes de l'Holocauste. A
Washington, la manifestation était organisée par l'Alliance Nationale
(National Alliance), principale organisation néo-nazie des États-Unis.
Alors que Montréal et Toronto avaient eu des manifestations d'appui l'an
dernier, Edmonton et Vancouver ont été le théâtre de manifestations cette
année. Sous le couvert de l' Association
Canadienne pour la Liberté d'Expression (CAFE),
c'est Paul Fromm qui a pris la parole pour défendre son associé des 30 dernières
années. La mobilisation était assez anémique.
LE
DAUPHIN TENTE DE REORGANISER LE RESEAU
Paul Fromm tente de réorganiser le réseau des divers groupes actifs au
Canada. En novembre dernier, il était le principal orateur d'une assemblée
regroupant néo-nazis et suprémacistes blancs à Montréal. A Toronto, il
organise des rencontres régulières sur les principaux thèmes de travail de la
mouvance. Il publie et coordonne une série de groupes se présentant sous le
couvert de la lutte pour la liberté d'expression ou encore la réforme de
l'aide internationale. Il est également un maillon du nouveau réseau mis sur
pied au niveau international par l'ex-dirigeant du Ku Klux Klan américain,
David Duke.
Fromm nage également en eaux troubles. Il fait face à une audience
disciplinaire devant l'Ordre des enseignants de l'Ontario. Dans le passé, Fromm
enseignait des cours d'anglais langue seconde en Ontario. Son employeur a rompu
ses liens avec lui après avoir été mis au courant de ses activités, parmi
lesquels on note discours à un regroupement néo-nazi à Toronto célébrant
les martyrs du mouvement, un autre célébrant l'anniversaire d'Adolf Hitler, un
autre avec l'Alliance Nationale et David Duke et sans compter son désormais, "scalper
les" dirigé vers des représentants autochtones lors d'une séance
publique à la mairie de Toronto au début des années 90.
LE
RESEAU DEVANT LES TRIBUNAUX
Les dernières semaines ont été très actives. Voici un portrait des
principaux dossiers.
- Le 11 janvier 2005, Glenn Bahr est arrêté et traduit devant les
tribunaux à Edmonton pour propagande haineuse (section 319). Bahr et son associé
Petr Kouba opéraient un site Internet pour le groupe de l'ouest canadien
(Western Canada For Us). Le groupe et le site sont maintenant disparus. Les
responsables du site sont également visés par une plainte pour discrimination
en vertu de la loi canadienne des droits de la personne. Bahr a repris sa liberté
sous conditions en attente de procès. Il vit maintenant près de Vancouver.
- Le 26 janvier 2005, les responsables du site
Internet de l'Alliance du Nord (Northern Alliance) se présentent en cours des
petites créances à Ottawa pour répondre à une poursuite de $10,000 en
diffamation. Un avocat a déposé une poursuite contre les auteurs de ce site
qui le présentait comme un ennemi de la liberté d'expression. Jason Ouwendyk,
le responsable du groupe, s'est présenté en cours avec certains de ses
"amis" pour expliquer au juge qu'il avait déposé une requête en
faillite personnelle à London en Ontario. Le juge a décidé de surseoir la
cause en attente des démêlés financiers de l'accusé.
Outre ces causes, plusieurs leaders et membres de la mouvance seront devant
les tribunaux également. Le groupe l'Alliance de l'héritage canadien (Canadian
Heritage Alliance) et son leader, Melissa Guille, sont l'objet d'une pour-suite
devant la commission canadienne des droits de la personne. Le site contenait des
propos jugés discriminatoires envers un groupe identifiable en violation de la
loi canadienne des droits de la personne. On y parlait, entre autre, de la nécessité
de "poser le problème urgent, celui des juifs, soit par la déportation ou
en les massacrant", ou encore que "les musulmans sont des
cannibales" ou que "les noirs sont responsables du sida". On
suivra également les démêlés judiciaires des ex-membres du groupe l'Équipe
de nettoyage ethnique canadienne (Canadian ethnic
cleansing team) poursuivis également pour propos discriminatoires en vertu de
la loi canadienne des droits de la personne.
EN
BREF
- A la mi-janvier, le réseau de l'extrême droite
canadienne a lancé une offensive contre l'immigration en coordonnant la
distribution de tracts dans les principales villes du Canada . A Montréal, les
tracts ont été distribués principalement dans l'ouest de l'île de Montréal.
- La principale
organisation de distribution de musique néo-nazie est en déroute. Un leader de
ce groupe a été arrêté et condamné pour possession et trafic de stupéfiants.
De plus, un groupe antiraciste a publié le certificat de naissance d'un des
deux dirigeants de ce groupe prouvant l'origine hispanique de ce leader raciste.
Les néo-nazis ont alors exigé un test d'ADN pour prouver l'appartenance
aryenne de ce leader. Il a refusé. Le groupe est maintenant aux mains des
Hammerskins qui tentent de relancer le réseau de distribution, véritable vache
à lait financière de plusieurs organisations nazies nord-américaines.
- Au Québec, le Mouvement de Libération Nationale du Québec
poursuit sa tentative d'infiltrer les réseaux progressistes de lutte contre la
mondialisation ou de soutien internationaliste. On doit rappeler que ce groupe a
récemment demandé à ses membres de colliger le plus d'informations
personnelles contre les anarchistes, les communistes et autres « ennemis
du peuple québécois » !
- A Vancouver, le responsable d'un
groupe de 4 homophobes qui ont sauvagement battu à mort un homme dans un parc
en novembre 2001 a écopé de 6 ans de prison pour homicide involontaire. Malgré
la preuve de la préméditation du geste, du caractère homophobe et haineux du
meurtre, le juge a refusé de reconnaître ce crime comme un crime haineux au
sens du code criminel. Deux jeunes mineurs ont été condamnés à 3 ans de détention,
un complice a lui été acquitté. Selon la preuve, le groupe avait planifié se
rendre "casser de la tapette" dans un parc de la ville connu pour être
un lieu de rencontre de membres de la communauté gai. La victime a été battu
à mort avec des bâtons de baseball, des bâtons de golf et des queues de
billard.
militant communiste incarcéré
Samedi le 29 janvier 2005 s’est tenue une assemblée de
solidarité avec Paolo Dorigo à Parma en Italie. Dans ce cadre, le Comité pour
un Secours rouge canadien, par solidarité internationaliste, a tenu à dénoncer
les conditions de détention inhumaine dont est victime Paolo Dorigo. Cela fait
13 ans qu'il est détenu pour un attentat à la base militaire de l'Otan à
Aviano. Durant ces années de détention, il a subi de la torture physique et
psychologique.
Pour justifier l'incarcération de Paolo Dorigo, la
justice italienne s'appuie sur des articles de loi codifiés à l'époque
fasciste de Mussolini par le ministre de la justice de l'époque Arturo Rocco.
Il s'agit des articles 270, 270 bis et 270 ter qui sont utilisés contre les
organisations prônant la lutte de classe. Les gens qui supportent Paolo Dorigo
réclament l'abolition de tels articles et il est du devoir du prolétariat
international de supporter cette revendication juste. Il est clair que de tels
articles visent des organisations qui luttent pour un monde sans exploitation.
Ce vestige législatif de l'époque fasciste peut servir de précédent pour que
d'autres États des métropoles impérialistes les utilisent et répriment des
organisations communistes, anarchistes ou altermondialistes.
La lutte de Paolo Dorigo est notre lutte!
Liberté pour Paolo Dorigo!
Contre les lois fascistes du code Rocco!
Solidarité avec les prolétaires italiens incarcérés!