Comment faire face aux mauvais traitements dont sont victimes les personnes âgées
Que faire si l'on croit qu'une personne âgée est maltraitée?
D'abord, la plupart des formes de mauvais traitements sont illégaux. Si on vous agresse, si on vous inflige de mauvais traitements ou si vous connaissez quelqu'un qui en est victime, appelez la police. Les agences de services sociaux et les professionnels de la santé peuvent aussi vous conseiller et vous aider. Pour débuter, c'est une bonne idée de communiquer avec les services de santé publique ou avec les cliniques communautaires d'aide juridique.
Malheureusement, les victimes hésitent souvent à dénoncer leur agresseur et ne veulent pas qu'une enquête criminelle aie lieu. Elles ont peur que l'agresseur les abandonne, elles sont embarrassées ou elles ont honte. Il faut être à l'écoute de leurs sentiments. Le respect de la victime dans son ensemble est essentiel en tout temps. La réconforter et être à son écoute lui permet de se sentir en sécurité pour parler de l'agression et pour évaluer ses options. Les personnes âgées sont des adultes autonomes. Si la victime est mentalement capable d'évaluer la situation, mais qu'elle préfère demeurer dans un environnement hostile dans lequel elle est maltraitée, il faut respecter sa décision. Si quelqu'un la visite de façon intermittente, les risques de mauvais traitements diminueront peut-être. L'agresseur comprendra alors le message: quelqu'un suit la situation de près.
Comment peut-on résoudre ce problème social?
On peut tenter de résoudre ce problème de plusieurs façons.
D'abord, l'éducation du public est extrêmement importante. Les personnes âgées et le public en général doivent mieux comprendre ce que sont les mauvais traitements, en déceler les causes et les signes pour résoudre le problème.
Ensuite, si les personnes âgées demeurent aussi autonomes que possible sur tous les plans, les risques de mauvais traitements diminueront. S'informer, c'est se prendre en main; il est donc important que les gens connaissent leurs droits. De plus, dans la mesure du possible, il faut aussi s'assurer que les personnes âgées puissent faire des choix quotidiens. Par exemple, les organismes qui travaillent auprès des personnes âgées ou les établissements ou résident les aînés doivent mettre en place des politiques qui appuient cette prise en charge personnelle. Il est également possible d'enseigner des techniques de prise en main aux aînées.
Enfin, il existe certains enjeux d'ordre systémique. Par exemple, l'âgisme (discrimination envers les personnes âgées) crée un environnement social propice aux mauvais traitements. Les agresseurs, qui estiment que les personnes âgées sont toutes frêles ou séniles ou qu'elles valent moins que les autres, justifient ainsi leur comportement. Le message doit être clair: l'âgisme est totalement inacceptable.