Problèmes de poids
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Problèmes de poids

La distribution des poids-santé dans la population canadienne n'est plus la même. D'autres études ont été réalisées depuis la publication des Niveaux de poids associés à la santé : lignes directrices canadiennes, d'où sont extraites les données de 1985 citées dans le rapport présenté par l'État canadien. Deux études nationales plus récentes, l'Enquête Promotion de la santé Canada 1990 ou EPS90 (Santé et Bien-être social Canada, 1993) et l'Enquête sociale générale de Statistique Canada de 1991 ou ESG de 1991, ainsi que des études provinciales récentes ont fait état de la taille et du poids déclarés par les répondants. À moins d'indications contraires, les données ci-après sont extraites de l'ESG de 1991. Les pourcentages et les tendance générales sont analogues à ceux figurant dans l'ESG de 1991 :
Cinquante-trois pour cent des adultes canadiens ont un poids pouvant nuire à leur santé (indice de masse corporelle ou IMC inférieur à 20 ou supérieur à 25), comparativement à 34 % en 1988.
Environ 23 % de la population canadienne adulte présente un excès de poids; c'est ainsi que 28 % des hommes et 19 % des femmes ayant entre 20 et 64 ans ont un IMC supérieur à 27. Dans l'ensemble, le nombre de Canadiens et de Canadiennes faisant de l'embonpoint s'est accru par rapport aux données de l'Enquête Promotion de la santé de 1985 et de l'ESG de 1985; on observe en outre une augmentation des pourcentages d'hommes et de femmes ayant un excès de poids (environ 21 % des hommes et 14 % des femmes).
Les hommes courent toujours un risque accru d'avoir des problème de santé, étant donné qu'un plus grand nombre d'entre eux ont un IMC se situant entre 25 et 27 et sont donc considérés comme « éventuellement obèses ».
Le pourcentage de femmes obèses (IMC supérieur à 27) augmente de façon significative avec l'âge. Dans la population masculine, le pourcentage de sujets ayant un IMC supérieur à 27 culmine entre 45 à 54 ans, pour décliner par la suite; dans les groupes d'âge des 45 à 54 ans et des 55 à 64 ans, la prévalence du surpoids augmente avec le revenu. Dans tous les groupes d'âge, la prévalence de l'insuffisance pondérale est liée à un faible revenu; de façon générale, le taux de surpoids chute à mesure qu'augmente le niveau d'instruction et le revenu.
Selon l'enquête sur la nutrition en Nouvelle-Écosse de 1990 (Shears 1993), le taux d'excès de poids (IMC > 27) dans cette province est près de deux fois supérieur à la moyenne nationale (données de l'EPS90). L'EPS90 fait en outre état d'un taux plus élevé de surpoids dans les provinces de l'Atlantique.
Parmi les enfants âgés de 4 à 9 ans, le taux d'obésité chez les filles et chez les garçons est passé respectivement de 14 % et 18 % en 1981 à près de 24 % et 26 % en 1991 (Marshall et Hazlett, 1992).

Tandis que la prévalence de l'obésité semble augmenter, celle de l'insuffisance pondérale et des troubles de l'alimentation semble fléchir ou demeurer stable. L'une des tendances les plus positives à avoir été signalées est le fait que moins de femmes ayant un poids-santé souhaitent maigrir que par le passé. Plus précisément :
Les femmes continuent d'appartenir en plus grand nombre que les hommes à la catégorie de poids associée à des problèmes de santé attribuables à l'insuffisance pondérale (IMC) <20).

Le taux d'insuffisance pondérale chez les hommes n'est lié ni au niveau d'instruction ni au revenu. Chez les femmes, le taux d'insuffisance pondérale augmente avec le revenu, (les femmes très pauvres font exception).

En 1990, un moins grand nombre de femmes âgées de 20 à 24 signalaient un poids insuffisant (IMC <20) qu'en 1985 (EPS85).

Selon le Eating Disorder Information Centre, les statistiques de 1993 révèlent que le taux d'anorexie mentale et de boulimie chez les femmes de 15 à 40 ans est analogue à celui de 1988.

Comparativement aux données de 1988, le nombre de femmes ayant un poids-santé qui sont désireuses de maigrir a chuté de façon considérable, passant de 70 % en 1988, à 35 % selon l'EPS90.

Le surpoids et l'insuffisance pondérale peuvent avoir un impact considérable sur la santé. On a observé une augmentation du taux de mortalité attribuable à toutes les causes chez les personnes qui présentent un excès de poids. En outre :

« L'obésité est un facteur de risque reconnu de l'hypertension, de l'hyperlipidémie, du diabète et, par voie de conséquence, des maladies cardio-vasculaires. Tant le poids excédentaire que le poids insuffisant sont associés à un risque accru de cancer. Une exception notable à ce qui précède est cependant la survie plus grande des personnes âgées dont le poids est modérément excédentaire. » (Santé et Bien-être social Canada, 1990).

Au Canada, les stratégies ayant pour but de lutter contre les problèmes de poids pourraient bien, du même souffle, réduire l'incidence de certaines maladies chroniques.

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Dernière modification : 22 septembre 2002
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