Grâce aux multiples
rameaux de 1a famille franciscaine, Saint François d'Assise est assurément le
maître spirituel qui a le plus profondément influencé la conscience religieuse
populaire en Occident, singulièrement en ce qui touche la dévotion
eucharistique. Des Opuscules qui rassemblent les écrits de Saint
François d'Assise, on peut extraire une dizaine de textes particulièrement
édifiants pour la piété eucharistique.
Deux des vingt-huit Admonitions,
que l'on s'accorde à considérer comme les premières instructions de Saint
François d'Assise à ses frères, parlent de l'Eucharistie. Dans la première Admonition,
il range parmi les damnés, la « race charnelle » de ceux
« qui ne voient pas et ne croient pas, selon l'Esprit et selon Dieu,
que ce soit là réellement les très saints Corps et Sang de Notre-Seigneur
Jésus-Christ qui, chaque jour, s’humilie, exactement comme au jour où, quittant
son palais royal, il s'est incarné dans le sein de la Vierge. » Ces
gens sont condamnés parce que la dureté de leur coeur les empêche de
contempler, c'est-à-dire de chercher à voir, « avec les yeux de
l’esprit » ce qu'ils regardent avec leurs yeux de chair : « nous
aussi, lorsque de nos yeux de chair, nous voyons le pain et le vin, sachons
voir et croire fermement que nous avons là le Corps et le Sang très saints du
Seigneur vivant et vrai. » Il est bien clair, dans la démarche
spirituelle de Saint François d'Assise, que voir au-delà de ce que l'on regarde
s'acquiert par l'effort du fidèle qui se veut accorder à l'Esprit Saint qui
réside en lui, « c'est donc 1' Esprit du Seigneur, habitant ceux qui
croient en lui, qui reçoit le Corps et le Sang très saints du Seigneur. Tous
les autres, qui n'ont point part à cet Esprit et qui osent le recevoir, mangent
et boivent leur condamnation. »
Ainsi, pour le baptisé, contempler Jésus dans l'Eucharistie et recevoir les
grâces de la communion, procède de son acceptation des dons du Saint-Esprit qui
s'épanouissent dans l'âme de celui qui s'y soumet par un effort constant de la
volonté. Or, pour se réaliser pleinement, cet effort constant de la volonté
doit nécessairement, selon Saint François d'Assise, s'accompagner de trois
conditions : confession fréquente, respect aux ministres de l'Eucharistie,
vénération habituelle des lieux de culte.
La Regula I fratrum minorum qui remplaça la règle primitive dont le texte
ne nous est pas parvenu, souligne que les frères ne recevront la communion
« que contrits et confessés. » Saint François d'Assise signale
la même exigence dans la première lettre, adressée à tous les fidèles, et, dans
la sixième lettre, il commande à ses frères, pour toutes les prédications
qu'ils font, de prêcher au peuple la pénitence. Parce que le fidèle reçoit le
Seigneur « d'un coeur pur et dans un corps chaste », il fait
des oeuvres de pénitence qui sont fruits de salut, dont la plus grande est l'amour
du prochain. Au cours du XIII° siècle, Thomas de Celano
écrivait des premiers frères mineurs : « ils s'examinaient
continuellement et repassaient dans leur esprit toutes leurs actions, rendant
grâces à Dieu pour le bien qu'ils avaient fait, gémissant et pleurant sur leurs
négligences ou leurs manques de prudence. »
Dans l'antépénultième
et vingt-sixième Admonition, Saint François d'Assise s'écrie :
« bienheureux le serviteur de Dieu qui porte foi aux clercs, et malheur à ceux qui les
méprisent ! » Et Saint François d'Assise d'ajouter, dans son
Testament : « Le Seigneur m'a donné et me donne encore, à cause de
leur caractère sacerdotal, une si grande foi en les prêtres qui vivent selon la
règle de la sainte Eglise romaine, que même s'ils me persécutaient, c'est à eux
que je veux avoir recours ... Je veux les craindre, les aimer et les honorer
comme mes seigneurs. » Les prêtres ne sont pas vénérables à cause
d'eux-mêmes, écrivait Saint François d'Assise dans la première lettre, car ils
peuvent être pécheurs, mais à cause de leur charge de « ministres du
Corps et du Sang très saints de Notre-Seigneur
Jésus-Christ qu'ils sacrifient sur l'autel, qu'ils reçoivent eux-mêmes et dont
ils sont les dispensateurs pour les autres. »
Saint François
d'Assise, dans sa première lettre, conjugue les nécessités de « visiter
fréquemment les église et de révérer les prêtres. » Dans sa deuxième
lettre il déplore les profanateurs qui « laissent l'Eucharistie à
l'abandon, en des endroits malpropres, la portant sans honneur dans les rues,
la recevant indignement et la distribuant aux autres sans discernement. »
Il exige que la Présence Réelle soit entourée d'honneur et de vénération, il
entend qu'on observe les règles du culte, qu'on place les saintes espèces
« dans des lieux précieusement ornés » ,
qu' on soit attentif à l'état des vases sacrés et des linges, autant d'actes
formels et d'attitudes révérencielles qui portent à la contemplation. « Je
vous en prie donc instamment, vous tous, mes frères, en vous baisant les pieds
et avec tout l'amour dont je suis capable : témoignez toute révérence et
tout honneur, aussi grandement que vous pourrez, au Corps et au Sang très
saints de NotreSeigneur Jésus-Christ, en tout ce
qu'il y a dans le ciel et tout ce qu'il y a sur la terre a été pacifié et
réconcilié au Dieu tout-puissant. »
Fondée sur une
expérience mystique privilégiée, la spiritualité de Saint François d'Assise
mène à l'adhérence totale au Christ à travers son imitation nourrie dans la
méditation de tous les aspects du Christ, singulièrement, comme nous le
chantons à Noël, de la crèche au crucifiement. Or, le Christ que Saint François
d'Assise voulait imiter exactement, et qui sanctionna cette adéquation par le
don des stigmates, se révélait à lui, immédiatement et sensiblement, dans
l'Eucharistie. Son âme, éprise de sa propre purification, ordonnée au Seigneur
par ses mortifications, communiait activement.
Se mettre à l'école
du père séraphique, exige que l'on s'échine à considérer le Christ sous tous
ses aspects pour pouvoir discerner, dans nos propres vies, ceux auxquels il
nous associe et que nous reproduisons dans le siècle.
Comme le résumeront plus tard les pères de l' Ecole française de spiritualité,
mettre Jésus devant nos yeux, pour qu'il pénètre nos coeurs, puis anime nos
mains. Pour parler comme Bossuet à propos de l' Eglise,
le chrétien n'est autre que le Christ répandu et communiqué. Cependant le
fidèle ne saurait être au Christ en dehors de l'Eglise qui, d'une part,
transmet son enseignement et, d'autre part, communique sa vie. Enfin, à
l'exemple et par l'intercession de la Vierge Marie, le chrétien se laisse
saisir par le Saint-Esprit pour engendrer spirituellement les âmes dans le
Christ et l' Eglise, opération qui s'accomplit chez
celui qui accueille dans sa propre vie le Christ sous tous ses aspects, qui
vise à aimer Dieu et le prochain par des oeuvres pieuses et miséricordieuses,
qui cherche toujours davantage la pureté du coeur par l'examen de sa conscience
et la réforme de soi.
Voilà donc ce que
chacun de nous doit attendre de la communion qui sera d'autant plus efficace
que, avant de la recevoir, il se sera déjà préparé à ses fruits par d'actifs
exercices de soumission aux dons du Saint-Esprit. Au lieu d'attendre béatement
que l'Eucharistie, reçue plus ou moins dignement, veuille bien nous transformer
à l'image du Christ, ayons soin de nous préparer à cette conversion par
l'obéissance à l'enseignement de l' Eglise, par la
vénération du Saint-Sacrement, par des actes de charité fraternelle, par la
contrition, la pénitence et la confession. Que le ministère de la Vierge Marie,
Mère de Dieu et notre Mère, nous y aide par l’intermédiaire des
saint anges et l’intercession des saints.
القداس
و القربان
الأقدس في
روحانية
القديس فرنسيس
(من مقال للراهب
الكبوشي:
فيدال
أيثبروا)
إن طقوس
القداس و
القربان
الأقدس على
زمن القديس
فرنسيس كانا
في وضع انحطاط
لقلة اهتمام
الاكليروس
بالقداس و القربان
الأقدس. دفع
هذا الوضع
فرنسيس إلى أن
يجعل من
القداس و المناولة
محور
روحانيته و
مصدر حياته
الروحية. فكان
يحاول أن يحضر
القداس و أن
يتغذى
بجسد الرب
بصورة متكررة
كلما سنحت له
الفرصة و كان
يشجع إخوته
إلى أن يفعلوا
كذلك. كان ينظر
فرنسيس إلى
الافخارستيا
كأعظم تعبير
لمحبة الله
للبشر إذ سلّم
يسوع المسيح
حياته لأجل خلاص البشر
على الصليب.
فسار فرنسيس
على خطى
المخلص
انطلاقاً من
يسوع المصلوب.
تعلّم
فرنسيس من
الافخارستيا
الحياة بالايمان.
كان وضع
الكنائس مع
الأسف في عصر
فرنسيس مهملة،
لا نظافة و لا
صيانة.
قلما كان
يتقدم
المؤمنون
ليتناولوا
جسد الرب بسبب
مثل
الاكليروس
السيء. كان
يفضّل
المؤمون حضور
التكريس عدة
مرات دون
المناولة. شجع
هذا الوضع بعض
أعضاء البدع
التي كانت
تنكر حضور
يسوع في
القربان
الأقدس.
بسبب فساد
الاكليروس
انتشرت الفكرة
الخاطئة أن
العلماني
التقي و ذات
أخلاق حسنة
يستطيع أن
يحتفل
بالقداس.
فرنسيس و
الافخارستيا
كان فرنسيس
يقدر كثيراً
سر القربان
الأقدس و كان
يتناول
كثيراً. فإن
أعظم مراحل
حياته كانت
مرتبطة بسر
الافخارستيا:
أهتداؤه (1
شيلانو 84) حين
كان ذلك
ممكناً لأن في
معظم الكنائس
كان يُحتفل
بالقداس يوم
الأحد فقط و
كان فرنسيس يفضل
التناول تحت
الشكلين.
بالنبسبة لفرنسيس
هو واضح أنه
كان يحق
للكاهن فقط
بأن يقوم
بالقداس
الالهي و أن
يناول
المؤمنين بغض
النظر عن
سلوكه.
الافخارستيا
في حياة
فرنسيس
الروحية
أراد فرنسيس
أن يرسخ حياته
الجديدة له و
لرهبانه و
للمؤمنين على
سر القربان
الأقدس. فإن
هذا السر ليس
مكوناً من
شكلي الخبز و
الخمر فحسب و
إنما يشمل
أيضا كلام
التكريس.
العناصر
الثلاثة هي
أساس سر
القربان
الأقدس: الخبز
و الخمر و
كلام التكريس.
في هذا السر،
سر المحبة،
يختبر الؤمون
معنى موت الرب
و قيامته و
يشترك بها.
إن جواب
فرنسيس لسر
المحبة هي
حياته في حالة
فقر سام،
داخلي و خارجي،
اقتداء
بالمسيح الذي
تجرّد من كل
شيء و هو معلق
على الصليب. و
هذا يفترض عند
المؤمن حالة
توبة مستمرة
ليعيش الحياة
الجديدة مع
المسيح
(الرسالة
الثانية
للمؤمنين،1).
يشعر
فرنسيس
بمسؤولية نقل
الى الآخرين
ما فهم من حب
الله العميق
الذي أرسل
ابنه ليموت
على الصليب
حباً بنا.
(الرسالة
الثانية
للمؤمنين، 1).
لقد تعلّم
فرنسيس
الحياة
المسيحية من
خلال سر القربان
الأقدس، الذي
فيه يتمحور حب
الله للبشر و
من جهة أخرى
يغذي هذا السر
حياتنا
الروحية مع
المسيح و مع
الآخرين. هذا
هو السبيل
لتلميذ
فرنسيس،
الحياة مع
يسوع في
الافخارستيا،
لنعيش انجيل
الخلاص كما
أوصى فرنسيس
ذاته في مستهل
قانون حياة
تلاميذه
رهباناً كانوا
أم علمانيين.
سجود
فرهسيس
للافخارستيا:
"نسجد لك أيها
المسيح هنا و
في جميع
كنائسك التي
في العالم
لأنك بصليبك
المقدس
خلاّصت
العالم".
نظافة
الكنائس و
الأواني.
ظهور يسوع أثناء
القداس في عيد
المسلاد.
قبل وفاته:
قراءة
الآلام
في
انجيل يوحنا.