| Les symboles de la Bible Informations tir�es du livre "Symboles dans la bible" de Albert Soued. |
| La bible ne contient de grandes descriptions sur les d�cors et les couleurs qui enrobent l'action. Habituellement, lorsqu'il est question de couleurs, elles ont plut�t un sens symbolique. Les �critures se servent de la couleur pour exprimer pour sugg�rer le myst�re. Les rares couleurs cit�es concernent essentiellement le corps, les tissus et la nourriture. Celles le plus souvent cit�es sont le blanc et le rouge, puis suivent les �carlates, le bleu et le pourpre. Le bleu fait r�f�rence � la limite de l'Univers. Le bleu est tout � la fois clair, limpide et sinc�re comme un message de cette couleur et froid, ac�r� et inqui�tant comme le fil tranchant d'une lame d'acier. Les limites de l'univers, � travers la s�paration des eaux, apparaissent sous une couleur bleue qui d�clenche l'angoisse de l'inconnu mais aussi le vertige et la soif de la d�couverte. Les maux ignor�s qui nous guettent, la candeur du novice devant une vie nouvelle, une musique nostalgique. Le jaune de l'ambivalence suivant qu'il est brillant ou terne, le jaune signifie la sant� ou la morbidit�, la richesse ou le d�go�t, la chaleur amicale ou la fausset�. On est exalt� par l'or, vivifi� par le soleil mais tromp� par les deux. Quand on a �t� trahi par son organisme ou qu'on a contenu sa col�re, on prend une teinte jaun�tre. Couleur d'�t�, de la maturit�, de la sant� et du plein air, c'est aussi la couleur du renferm�, du d�fraichi, du maladif. L'embryon de l'oeuf naissant est jaune, comme la couleur de la d�pouille mortelle. Le vert de l'espoir serait la g�n�ration mat�rielle et la r�g�n�ration ou renaissance spirituelle. Le vert est la couleur de la v�g�tation qui a nourri l'homme depuis la nuit des temps. Gr�ce au soleil et � l'eau, � la combinaison harmonieuse du jaune et du bleu, la terre peut f�conder et nourrir : le vert est aussi la couleur de l'espoir, un espoir de survie. Le vert contient la profondeur du bleu et l'ambigu�t� du jaune : rayon vert des tropiques ou coupe d'�meraude, secret insaisisable. Compl�mentaire du rouge, le vert est le sang des plantes, l'�crin de la rose, le calice du vin, l'espoir de changement, une halte dans le tumulte. L'orang� du feu est l'image de la nature exub�rante, des couchers de soleil enflamm�s, des fruits de la terre mais aussi la chaleur du feu de foyer, la flamme sacr�e du chandelier. Mariage passionn� entre un rouge m�r et un jaune �clatant, l'orang� est le reflet de l'�volution des saisons qui annonce l'automne. Il a la vigueur du rouge mais contient les tons antinomiques du jaune : il clame la sant� mais aussi le pourrissement, faible nuance entre maturit� et d�clin. Compl�mentaire du bleu, l'orang� en att�nue la froideur et la profondeur : � travers les coraux, il r�chauffe une mer bleue et offre � nos sens une f��rie fugace de formes et de tons ; de m�me, la limpidit� et la profondeur du ciel d'un apr�s-midi d'�t� est la toile de fond du feu d�vorant qui d�cline lentement. Le violet de la c�r�monie est � la fois tourment�e et c�r�moniale, d�licate et solennelle. Mariage de raison entre la fougue et la froideur, il est l'ultime nuance d'un coucher de soleil fulgurant. Il est la temp�te en mer, la foudre de l'orage avant l'apaisement. Du parme doux � la pourpre violente, le violet offre ses tons multiples aux fleurs des champs et aux fruits de mer. Compl�mentaire du jaune, on retrouve l'harmonie de ces deux couleurs dans la pens�e sauvage et dans l'oursin. Le spectre de lumi�re diffract�e se termine par le violet quand le jaune en est le centre. Le blanc serait en rapport avec la cr�ation de la vie. La somme des couleurs aboutit au blanc comme l'oeuvre de la cr�ation aboutit au repos. Par analogie, le blanc est le repos des couleurs et leur totalit�, comme si les couleurs donnaient vie aux six actes qui ont cr�� l'Univers : la lumi�re nait des t�n�bres : orang� la s�paration des eaux : bleu la terre et sa v�g�tation : vert les luminaires : jaune les premiers �tres vivants : violet l'homme : rouge le repos : blanc Le blanc est une somme mais aussi un but ; la blancheur d'un nuage n'est pas celle de la neige. Il y a toujours plus blanc. Le blanc n'existe que par ses composantes : il est l� � la fois la somme des six couleurs et de l'infinit� de nuances et de tons qu'elles contiennent. Comme le sept ou le repos le blanc est l'aboutissement et une halte. Le blanc jalonne ainsi les �tapes de la vie : lange du nouveau-n�, ch�le de l'initi�, voile du mariage, linceul de la d�pouille mortelle. Le blanc est la fin qui annonce un autre commencement. |
| Les couleurs de la Bible |