| Marguerite D'Youville |
| Marguerite D'Youville est une femme bien de chez nous. Elle est n�e � Varennes, au Qu�bec, en 1701. A l'�ge de 7 ans, elle perd son p�re qu'elle aime beaucoup. Plus tard, elle d�m�nage � Montr�al avec sa famille. Elle se marie et a des enfants. Apr�s la mort de Fran�ois D'Youville, son �poux, elle se donne � Dieu et passe le reste de sa vie au service des plus pauvres. Marguerite D'Youville r�alise que Dieu P�re l'aime beaucoup. Elle rayonne cet amour aupr�s des gens les plus malheureux. Ses mains sont toujours pr�tes � donner le pain de l'amour et de l'amiti� aux personnes qui viennent � elle ou dont elle d�couvre la peine et la souffrance. Les deux fils de Marguerite D'Youville ont grandi. Fran�ois est rendu au s�minaire tandis que Charles est encore � la maison. Un jour, Madame D'Youville apprend que Fran�oise, une femme aveugle assez �g�e, est seule chez elle car son mari vient d'entrer � l'h�pital. Alors, elle va la chercher et l'accueille dans sa maison o� elle pourra vivre en s�curit�, avoir trois repas par jour et une bonne chambre pour se reposer. Ce beau geste d'amour marque le d�but de la mission de Marguerite qui sera reconnue un jour comme la "magicienne des gens mal pris". Marguerite D'Youville ouvre son coeur et sa maison � toutes les personnes en difficult�. Elle y admet des enfants qui n'ont plus de parents, des personnes handicap�es, des vieillards, des malades. Sa maison devient un grand centre d'accueil o� il y a beaucoup de chaleur humaine. Marguerite D'Youville compte sur la g�n�rosit� de Dieu P�re, son travail et celui de ses soeurs pour faire vivre tous les gens qui y habitent. Elle et ses soeurs se privent du n�cessaire pour aider un plus grand nombre de pauvres. Marguerite est depuis plusieurs ann�es directrice d'un h�pital � Montr�al. Elle y a fait beaucoup de transformations en vue d'y accueillir plus de pauvres, de malades, de malheureux dont personne ne s'occupe. Un jour, elle apprend que les Am�rindiens qui vivent pr�s de Montr�al sont atteints de la variole. Avec son petit panier plein de m�dicaments, elle va les soigner et les encourager. M�me si elle ne parle pas leur langue, ses gestes montrent � ces gens mal pris qu'ils sont des fr�res et des soeurs que Dieu aime et pour qui il veut la vie � plein. Un jour que Marguerite passe pr�s de la rivi�re elle voit sur la glace, entre des petits arbres, le cadavre d'un b�b� qui a �t� poignard�. Elle en �prouve une grande peine et d�cide d'accueillir dans sa maison tous les b�b�s et jeunes enfants abandonn�s. Comme une vraie maman, elle en prend bien soin et veille � leur donner l'amour qu'ils n'ont pas eu de leurs parents. Souvent, quand elle entre dans leur salle, les petits vont se jeter dans ses bras ou la retiennent par son tablier. � Montr�al, c'est la guerre entre les soldats fran�ais et les soldats anglais. Les Am�rindiens combattent du c�t� des soldats fran�ais. Pour gagner de l'argent afin de faire vivre un plus grand nombre de pauvres, Marguerite et ses soeurs font des travaux de couture pour l'arm�e fran�aise. Un jour qu'elle est � coudre une tente, un soldat anglais entre dans la salle o� elle travaille. Le voyant tout p�le et effray�, vite elle le cache sous la toile de la tente. Un guerrier am�ridien entre aussit�t, l'air mena�ant. Sans perdre son calme, Marguerite lui indique la porte ouverte o� il se dirige rapidement. C'est par ce geste d'amour qu'elle sauve la vie de ce soldat qui plus tard, pour lui dire merci, emp�chera la destruction de l'h�pital par les Anglais vainqueurs de la guerre qui a dur� sept ans. Marguerite comprend et vit cette parole du Seigneur J�sus : "Je ne suis pas venu pour �tre servi mais pour servir." Pendant que la guerre fait rage � Montr�al, elle soigne dans son h�pital tous les bless�s, amis comme ennemis. Pour elle, tous sont des fr�res qui sont malades et qui ont besoin d'�tre soign�s. Elle n'�coute que son coeur et prend soin d'eux sans rien attendre en retour. Elle sait qu'ils font comme elle partie de la grande famille des enfants de Dieu. Marguerite veut, par toute sa vie, faire conna�tre et aimer le Seigneur J�sus et son P�re. Elle le fait par ses gestes d'amour et par ses le�ons de cat�ch�se aux enfants des fermiers. Quand la temp�rature le permet, elle les r�unit dehors sous un arbre et apr�s la le�on et la pri�re, elle leur sert une bonne tartine avec du lait. Marguerite aide ainsi � �tendre l'amour de Dieu dans bien des coeurs. Les enfants apprennent d'elle � prier Dieu notre P�re. Depuis quelques jours, Marguerite est tr�s malade. Elle sait qu'elle va mourir bient�t. Alors, elle �crit un message que ses soeurs conserveront pr�cieusement. Elle leur demande d'�tre toujours fid�les � Dieu qui les a appel�es � �tre Soeurs Grises et de faire en sorte que l'union et la charit� r�gnent toujours entre elles. Ce message rejoint celui du Seigneur J�sus qui disait � ses disciples : "Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aim�s." Le soir du 23 d�cembre 1771, dans un dernier geste d'amour, Marguerite remet sa vie entre les mains de Dieu P�re et meurt dans la paix. Ses soeurs ont beaucoup de peine. Mais leur foi qui est plus grande que leur peine. Elles prient Dieu de venir � leur aide pour continuer le travail de cette grande servante des pauvres. Maintenant, Marguerite est une sainte dans la Maison de Dieu. Tu peux t'adresser � elle dans tous tes besoins. |