| La pr�cieuse �toile. Il �tait une fois, il y a fort longtemps, une petite �toile qui venait de tomber du ciel, s'�garant en plein champ sur la plan�te Terre. Elle �tait splendide cette petite �toile : �tincelant de mille feux, elle scintillait pour tout le monde. Mais elle �tait bien seule, elle ne voyait jamais personne. Pourtant, comment ne pas �tre vite rep�r�e quand on scintille de la sorte ? C'est alors qu'un m�chant loup, qui r�dait dans les environs cherchant � se mettre quelque chose sous la dent, aper�ut l'�toile. En un �clair, il fut sur elle, cherchant � la d�vorer. Elle fut effray�e. Ne pouvant la croquer - car on ne mange pas une �toile ! - le m�chant loup entreprit de l'enterrer. Comme seule d�fense, l'�toile ne pouvait que briller plus fort afin d'aveugler le loup. Mais bient�t, elle sentit qu'elle �touffait, qu'elle �tait perdue et son �clat diminua, diminua, ... Survint une pauvre femme, tout occup�e � ramasser des branches mortes pour chauffer sa maison. Le loup, surpris, s'enfuit � toutes jambes laissant la petite �toile � moiti� morte. La femme doucement s'approcha... De ses mains d�licates, elle �carta la terre qui �crasait la malheureuse �toile. Peu � peu, reprenant espoir, celle-ci se remit � vivre et, bient�t, � briller de tous ses feux. "Oh, se dit la femme, je vais l'emporter dans ma maison, elle �clairera mon mari quand il reviendra du travail !" Abandonnant ses branches mortes, la femme recueillit la petite �toile dans ses deux mains ouvertes en forme de coupe... et, toute joyeuse, regagna sa maison. Arriv�e chez elle, elle d�posa sa pr�cieuse d�couverte sur un socle pr�s de la porte. De retour, le soir, le mari fut �tonn� par la vive clart� qui l'accueillit en franchissant la porte. "Qu'est-ce que cette chose brillante ?" demanda l'homme. Et la femme lui raconta sa merveilleuse aventure qu'elle venait de vivre. "Elle nous est pr�cieuse, cette �toile, dit l'homme, gardons-la pour nous." "Non, dit la femme, mettons-la dehors, elle �clairera tous ceux qui passeront pr�s de notre maison !" Et plus l'homme disait : "Gardons-la pour nous", plus la clart� de l'�toile diminuait, diminuait, diminuait... Plus la femme disait : "Mettons-la dehors, elle �clairera les passants", plus l'�toile brillait. L'homme pr�para alors une place sur le rebord ext�rieur de la fen�tre et y d�posa le brillant tr�sor. Depuis ce jour, la petite �toile n'a pas quitt� sa fen�tre... et sa clart� est toujours plus vive. |
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