| Qui �tait Matthieu ? Matthieu est consid�r� comme l'auteur du premier �vangile. On peut fixer la date de composition du Matthieu grec vers 63. Son �vangile laisse voir un antijuda�sme tr�s important. Les relations entre la synagogue juive et les premi�res communaut�s chr�tiennes ont commenc� � se d�t�riorer vers les ann�es 52-53. La rupture se fait au d�but des ann�es 60. Matthieu est un Publicain, fonctionnaire de l'�tat, au moment o� J�sus l'appelle pour devenir un apotre. On retrouve chez Matthieu plusieurs paroles demeur�es en Aram�en. Son nom figure sur la liste des douze ap�tres. Matthieu montre dans son �vangile que le peuple chr�tien unit en son sein des croyants venus du judaisme et du paganisme. Ce nouveau peuple est le v�ritable h�ritier du peuple de l'ancienne alliance, car le message de l'�vangile de Matthieu est r�solument universel. Matthieu est l'�vang�liste qui utilise le plus la formule "tout ceci arriva pour que soient accomplies les paroles des proph�tes." En ce sens, cet auteur, est tr�s en lien avec la tradition juda�que tout en se d�gageant du juda�sme. Il faut noter que Matthieu est le seul � prononcer le mot �glise. Son enseignement, en ce sens, est soucieux de l'organisation de la vie fraternelle. Il pr�sente un discours cat�ch�tique sous la forme de cinq grands discours biens construits. Le titre principal de J�sus est l'�mmanuel, Dieu-avec-nous. J�sus, Dieu pr�sent au milieu de nous, r�capitule toute l'histoire du peuple de Dieu qui a pr�par� sa manifestation ; ensuite, il annonce la Bonne Nouvelle en paroles et en actes, comme le pr�cise les r�sum�s de 4, 23 et 9, 35 ; alors, ses disciples et lui-m�me sont rejet�s par Isra�l ; il lui faut en cons�quence s�parer la foule aveugl�e et les disciples illumin�s par le P�re et fonder son �glise sur le roc de la foi de Pierre ; il faut encore donner � l'�glise la loi du pardon mutuel et de l'amour universel, et lui apprendre � porter les fruits que ne produisent plus les vignerons d'Isra�l ; enfin, J�sus annonce son triomphe � la fin du monde et en donne un gage par sa r�surrection. |