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| J�sus et la mort |
| Une parole d'esp�rance... Aux disciples alert�s par le dernier bulletin de sant� de Lazare, J�sus pourrait dire qu'il est trop tard ; que son ami est d�ja mort et qu'il ne sert donc plus a rien de s'inqui�ter de lui. Or, J�sus dit tout autre chose -verset 11 : Notre ami Lazare s'est endormi. Simple euph�misme, destin� surtout a att�nuer la douleur des siens ? Ou message inattendu, mais o combien lourd d'esp�rance ? La suite dissipe tout doute possible : c'est la seconde interpr�tation qui est la bonne. En choisissant de s'exprimer de la sorte, J�sus ne fait rien de moins que rappeler ce qu'est la mort : une sorte de sommeil en attendant le r�veil. Quel r�veil ? A l'�vidence, celui de la r�surrection des morts. Quelques heures encore, et Lazare sera ramen� a la vie par la toute-puissance du Christ, Formidable en lui-meme, le prodige remplira tous ses proches d'une joie immense. Mais nous aurions tort de garder trop longtemps les yeux riv�s sur ce r�veil inesp�r�. Nous risquerions de ne pas discerner au travers, l'�v�nement autrement plus important qu'il annonce : le r�veil, au dernier jour, de tous ceux a qui nous rendons hommage en ce jour, je veux dire : les tr�pass�s. Bref retour en arriere. D�but du ministere public de J�sus. Aux autorit�s juives qui, d�ja, cherchent a le tuer, J�sus d�clare : ''C'est la v�rit� : le moment vient, et il est d�ja la, ou les morts entendront la voix du Fils de Dieu et ceux qui l'auront entendue vivront. Car, de meme que le Pere possede le pouvoir de donner la vie, de meme il a accord� au Fils le droit de juger, parce qu'il est le Fils de l'homme. Ne vous en �tonnez pas, car le moment vient ou tous les morts qui sont enterr�s entendront sa voix et sortiront de leurs tombeaux.'' La lecon est claire : contrairement a ce que les apparences pr�sentes pourraient nous faire croire, ce n'est pas la mort, mais bien a la vie qu'appartiendra finalement le dernier mot. Au moment choisi par Dieu, le Fils commandera aux morts de se relever, et tous, sans la moindre exception, ob�iront a sa voix. Le meme qui a ramen� le Christ de la mort a la vie rendra la vie a tous les corps mortels. Et que se passera-t-il alors ? Ceux, dit J�sus, qui ont fait le bien recevront la vie ; les autres seront condamn�s. Ainsi la r�surrection finale apparait-elle a la fois comme la plus lumineuse des esp�rances et la plus redoutable des perspectives. Lumineuse esp�rance, elle l'est a coup sur pour tous ceux qui ont d'ores et d�ja mis leur vie en regle avec Dieu. Mais redoutable perspective, elle l'est aussi pour tous ceux qui ne sont toujours pas pass�s de son cot�. D'ou l'importance, pour appr�cier son message de J�sus 'les morts ne font que dormir' ; le moment vient ou moi, 'la r�surrection et la vie', je les r�veillerai', de savoir ou nous nous tenons par rapport a Dieu. Sommes-nous avec lui d�ja ? ou sans lui toujours ? Permettez que je vous en conjure : si vous ne l'avez pas encore fait, acceptez aujourd'hui d'etre r�concili�s avec Dieu. Il en va de votre destin �ternel. Regardez a J�sus ; regardez au Christ : il �tait sans p�ch�, 'mais Dieu l'a charg� de notre p�ch�, afin que, par lui, nous puissions b�n�ficier de l'oeuvre par laquelle Dieu nous rend justes a ses yeux.' Oui, regardez a J�sus-Christ, et comprenez qu'il a accompli tout, absolument tout ce qui �tait n�cessaire pour que nous qui �tions les ennemis de Dieu devenions ses amis. Saluez-le alors comme votre Sauveur, celui qui, par sa mort expiatoire, nous a soustraits a la colere de Dieu et rendus ainsi a la vie, la vie �ternelle. 'Je suis la r�surrection, dit J�sus, et la vie. Celui qui croit en moi vivra, meme s'il meurt ; et celui qui vit et croit en moi ne mourra jamais.' Croyez-vous cela ? Je l'espere. Car alors, l'avenir s'�claire pour vous. La mort ? Un passage seulement vers la vie, la vraie : la vie �ternelle. Le jour vient ou celui a qui a �t� confi� le pouvoir de ressusciter les morts vous relevera, en meme temps que tous vos proches en la foi, et vous fera don a vous aussi d'un corps nouveau : 'immortel', 'glorieux et fort', 'anim� par l'Esprit', nous dit Paul. Et ce jour-la, vous qui n'avez pu vous accommoder de toutes ces d�chirantes ruptures qu'aujourd'hui encore nous impose la mort, vous jubilerez ! Parce qu'il vous sera donn� enfin, comme a nous, de retrouver, et pour toujours cette fois, tous ceux qu'il vous aura fallu d'ici la laisser 's'endormir' dans le Christ. Et qu'aucun ne manquera a l'appel. C'est aujourd'hui le jour des tr�pass�s. Jour de tristesse, donc, et de deuil pour beaucoup. Un jour que le Christ s'offre pourtant d'�clairer en nous rappelant que la ou nous sommes, il est aussi, pour nous consoler et nous fortifier. En nous montrant ensuite que notre peine est la sienne : Il nous comprend donc, parfaitement, et se propose de porter avec nous le fardeau qui nous accable. En nous redisant enfin l'esp�rance qu'il est venu apporter : lui, la r�surrection et la vie, a vaincu la mort ; et voici, il s'apprete a exiger d'elle qu'elle rende sa proie afin de pouvoir faire de tous ses fideles retrouv�s et r�unis enfin, d�finitivement, les h�ritiers d'une vie unique : la vie abondante et �ternelle qui selon sa promesse, se recoit gratuitement en �change seulement d'une foi meme fragile encore. |
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| Du a une raison ind�pendante de ma volont�, certains accents et c�dilles n'apparaissent pas dans ce texte, veuillez m'en excuser. |