| Les groupes sociaux (suite) |
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| Les Naz�r�ens Une fois, les juifs d�signent ainsi les chr�tiens. On discute l'origine du mot. Cela marque bien, en tout cas, un fait incontestable : pendant longtemps, les disciples de J�sus apparaissent simplement comme une secte nouvelle au sein du juda�sme. |
| Les Samaritains Ceux-ci ne forment pas une secte proprement dite. D'origine tr�s m�lang�e, les Samaritains se sont s�par�s du juda�sme officiel. Ils ont le Pentateuque en commun avec les Juifs, mais ils ont construit leur temple sur le mont Garizim. Les relations sont tr�s tendues entre eux et les Juifs. Le comportement de J�sus � leur �gard scandalisera ses contemporains. La mission chr�tienne se d�veloppera d'abord chez eux. |
| Pa�ens rattach�s au juda�sme Pour le juda�sme, le monde se divise en deux : les juifs (circoncis) et les pa�ens (gentils, les incirconcis). Mais ces derniers peuvent s'aggr�ger aux premiers. Les pros�lytes sont les pa�ens qui acceptent tout de la Loi juive, la foi mais aussi la circoncision et les autres pratiques. Les craignant-Dieu acceptent la foi juive, mais non la circoncision, ils restent donc des pa�ens. |
| Groupes politiques |
| Face � l'occupant romain, les juifs se divisent en collaborateurs et r�sistants. Pour conserver leur pouvoir, riches, haut-clerg� collaborent volontiers. Mal connus, les H�rodiens sont sans doute les partisans d'H�rode Antipas ; ils seront hostiles � J�sus. Le z�le pour la Loi, au contraire, provoque les plus religieux � une r�sistance, pacifique de la part des pharisiens, violents de la part de ceux qu'� partir de 66 on appellera les Z�lotes et, pour certains d'entre eux, les sicaires (du nom de leur courte d'�p�e, sica, facilement dissimulable sous les v�tements.) Ce sont eux les principaux responsables de la r�volte qui aboutira au d�sastre de 70. Avant cela, on a connu plusieurs r�voltes avort�es, men�es par des gens se pr�tendant "messie". Il est important de se rappeller ce contexte passionnel pour comprendre les diff�rentes attitudes qu'on prendra face � J�sus, messie. |
| La synagogue et le culte Le mot synagogue d�signe d'abord le rassemblement des croyants. Comme le mot �glise, il en est venu � d�signer l'�difice o� se rassemble encore la communaut�. Plus encore que le temple, lointain pour beaucoup et o� on ne monte qu'aux f�tes, c'est le lieu o� se forgent la foi et la pi�t� du peuple. Le culte, trois fois par jour, comporte un enseignement : une lecture de la Loi, �clair�e par un texte de proph�te, suivie de l'hom�lie. Tout fid�le peut la faire mais en r�alit� elle est r�serv�e aux scribes, pharisiens, qui forment ainsi la foi commune selon leur doctrine. La pri�re, outre la r�citation de psaumes, consiste essentiellement en trois grandes b�n�dictions qui encadrent la r�citation du Shema, r�sum� de la foi d'Isra�l. Elle se termine par les 18 b�n�dictions pour les merveilles de Dieu envers son peuple. Les f�tes Les trois f�tes de p�lerinages sont particuli�rement importantes : rassemblement du peuple autour du Temple, elles renforcent la foi commune. La f�te de P�que c�l�bre la lib�ration lors de l'Exode. Pr�s de 200 000 p�lerins viennent � J�rusalem pour cette occasion. Dans l'apr�s-midi du 14 Nissan, on �gorge au Temple les agneaux qui sont mang�s en famille apr�s le coucher du soleil. La f�te se prolonge pendant 8 jours. L'effervescence est alors si grande que l'autorit� romaine craint les �meutes et le procurateur, qui r�side habituellement � C�sar�e, monte, lui aussi, � J�rusalem. La Pentec�te, 50 jours plus tard, primitivement la f�te de la moisson ou des semaines �tait devenue d�s le d�but de notre �re, la c�l�bration du don de la Loi au Sina�, f�te de l'Alliance et du renouvellement de l'Alliance. La f�te des tentes est la plus spectaculaire. Pour rappeller le s�jour au d�sert, chaque famille se construit une hutte de branchages aux abords de la ville. Certains rites �taient tr�s populaires comme la procession des pr�tres � la fontaine de Silo�, accompagn�s du peuple portant des palmes et l'allumage des 4 chandeliers illuminant la ville enti�re. Le Y�m Kippur ou Jour du pardon est une f�te de p�nitence. Seule fois dans l'ann�e, le grand Pr�tre entre dans le Saint des saints pour offrir en expiation le sang des victimes. Cette f�te est pr�par�e par Rosh haShana ou nouvel an. La f�te de la d�dicace ou Hannoukah c�l�bre la purification du Temple en 164 avant JC par Judas Maccab�e. Le Sabbat Le sabbat est avec la circoncision, la pratique la plus sacr�e. Le repos strict aux rares activit�s permises minutieusement codifi�es, devait permettre � l'homme de se reposer et de louer Dieu. Il avait pu devenir un joug insupportable. Le Sanh�drin Le grand Sanh�drin de J�rusalem est compos� de 71 membres : anciens et grands pr�tres et quelques scribes. Le Grand Pr�tre le pr�side. Institu� sans doute un si�cle avant JC, il si�ge au Temple, deux fois par semaine. Il a un pouvoir politique : il vote les lois, � une police propre, peut condamner � mort, mais, au temps du Christ, il ne peut plus ex�cuter la sentence. C'est la cour supr�me religieuse qui fixe la doctrine, �tablit le calendrier liturgique, r�gle la vie religieuse. Il cesse d'exister en 70 comme pouvoir politique. En tant que pouvoir religieux, il rena�t � Jamnia. |