Ceux qui nous ont pr�c�d�s.
Quelques textes parlent, plus directement, de ceux qui nous ont pr�c�d�s.  Les chr�tiens confront�s a la pers�cution �taient l�gitimement pr�occup�s par le sort des martyrs.  Plusieurs textes leur sont consacr�s. 
Act 7: 55-56 : Etienne, le premier martyr chr�tien, recoit une vision de J�sus debout a la droite de Dieu au
moment ou approche sa mise a mort.  Sa priere adress�e a J�sus, alors qu'on le lapidait : Seigneur J�sus, recois mon esprit invite a la relation entre les deux moments.  J�sus s'est lev�, pr�cis�ment, pour accueillir son t�moin fidele des sa mort. 
Ap 6:9-11 : Jean voit et transmet a ses freres une vision de ceux qui ont donn� leur vie par fid�lit� a la Parole de Dieu.  Il s'agit d'une vision du ciel, pendant l'�tat interm�diaire, puisque l'histoire continue a se d�rouler sur la terre.  L'apotre voit des ames, sans corps : la r�surrection est encore, pour elles, a venir ; ces ames peuvent etre identifi�es en relation avec leur existence terrestre : il y a donc continuit�, subsistance de l'identit� personnelle, comme de la m�moire, elles sont conscientes, et adressent a Dieu leur priere ; elles expriment un souci pour ce qui se passe sur la terre et pour la r�alisation des desseins de Dieu ; elles recoivent en retour une assurance (une robe blanche, le vetement du salut), une consolation (se tenir en repos) et des perspectives fix�es par Dieu en r�ponse a leur priere.
Ap 20:4-6 : ce texte se rapproche du pr�c�dent quant a son theme, le sort des martyrs chr�tiens.  Il concerne l'�tat interm�diaire si l'on voit dans les mille ans d'apocalypse 20 le regne pr�sent du Christ.  Dans cette lecture, la premiere r�surrection n'est pas la r�surrection corporelle d'un premier groupe de personnes, mais la r�surrection spirituelle qui, pour chaque chr�tien, pr�cede la r�surrection du corps.  Dans cette perspective, la pointe d'Ap 20:4-6 est de souligner que la r�surrection spirituelle exp�riment�e a la nouvelle naissance implique, pour chaque croyant, qu'il participe, des apres sa mort, au regne du Christ dans le ciel.  Certe, ceux que l'on a vus morts ne vivent a nouveau qu'avec leur ame : mais ils participent d�ja au culte c�leste et au regne du Christ : l'indication d'une pleine conscience et d'un privilege actuel.  Participer des aujourd'hui au regne du Christ : c'est l'union de la priere du brigand sur la croix et de la promesse de J�sus.
Hb 12: 23 : l'auteur de l'�pitre compare la premiere et la nouvelle alliance pour souligner la sup�riorit� de la seconde, a des chr�tiens tent�s de retourner a la premiere.  La premiere avait fait s'approcher du Sinai et de ses �branlements lors du don de la loi par Moise ; la seconde, fait s'approcher, spirituellement, de la J�rusalem c�leste, dans toute sa grandeur : les myriades d'anges en fete, l'assembl�e de tous les h�ritiers de Dieu, Dieu lui-meme, et les esprits des justes parvenus a la perfection.  Il s'agit ici de tous ceux qui nous ont pr�d�d�s, y compris les croyants de l'At qui attendaient une patrie meilleure.  Tous sont d�ja participants de la J�rusalem c�leste qui est en train de se former dans les cieux.  Meme si la r�surrection est encore a veni, d�ja leur esprit jouit de la gloire de Dieu : ils sont, des a pr�sent, dans l'accomplissement de ce qu'attendait leur foi.  Nous formons, avec eux, le peuple qui aujourd'hui, dans le ciel et sur le terre, sert le Dieu vivant.  Ils sont, de leur demeure c�leste, la nu�e des t�moins qui nous entouret dans notre propre course chr�tienne.

Le sort des �prouv�s.
Le Nt nous dit peu sur la condition des r�prouv�s.  La parabole du riche et de Lazare parle, en langage imag�, de souffrance, alors que Lazare goute a la consolation.  2Pi 2:9 parle des injustes comme gard�s pour le jour du jugement.  Ces textes affirment, tous deux, un sort scell� a la mort, avec impossibilit� de nouvelle chance donn�e dans l'au-dela, ni de passage d'un �tat a l'autre.  Jusqu'ou parler de chatiment qui pr�c�derait le jugement dernier ?  Il est n�cessaire de pr�server l'�tape d�cisive du jugement avant de parler de condamnation �ternelle.  Mais probablement faut-il envisager une situation d'attente consciente, fixe et fig�e, de ce jugement dans l'�tat interm�diaire.

Ouvertures.
Le rappel des perspectives �ternelles nous renvoie au s�rieux avec lequel il s'agit, toujours, de consid�rer le mal et sa gravit�.  Il souligne aussi l'importance de la responsabilit� dans les attitudes et orientations fondamentales que nous prenons aujourd'hui.  Mais les ouvertures lumineuses  de l'esp�rance disent l'immensit� des ressources de grace et de fid�lit� de Dieu pour tous ceux qui se tournent vers lui et s'attendent a son amour.  La mort, malgr� toutes les ruptures qu'elle opere, ne peut nous s�parer de l'amour de Dieu manifest� en J�sus-Christ.  Dans cette belle lumiere, nous pouvons, des maintemenant, envisager l'existence pr�sente de ceux qui nous ont devanc�s.
Heureux, des a pr�sent,
ceux qui meurent dans le Seigneur.
Ils se reposent de leurs travaux,
et leurs oeuvres les suivent.
Ap14:13

Entour�s d'une si grande nu�e de t�moins,
courons avec pers�v�rance,
les regards fix�s sur J�sus,
le pionner de la foi et
celui qui la porte a son accomplissement.
Hb 12:1-2
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