Brefs conseils pour vivre son deuil et mon grain de sel personnel.

Dur�e :   Le deuil, avec ses nombreux hauts et bas, dure bien plus longtemps que la soci�t� veut g�n�ralement l'admettre.  Soyez patient avec vous-m�me. 
Quelques jours moins de deux semaines apr�s l'enterrement de mon enfant, il y avait une personne bien intentionn�e qui me disait de m'en remettre, que �a avait assez durer !  Plusieurs ann�es apr�s l'�v�nement, vous ressentirez encore la peine, la perte.  Les sp�cialistes en psychologie disent qu'un deuil dure environ 5 ans � partir du moment o� la personne commence vraiment � cheminer. 
Couple :  Le deuil est diff�rent pour chaque personne.  Vous et votre conjoint le vivrez et le surmonterez de fa�on diff�rente.  Quelques fois, il est difficile de comprendre la r�action de l'autre.  Certains le vivent int�rieurement, d'autres s'expriment, en parlent.  Certains se d�barrassent de tous les biens appartenant au disparu, d'autres en font des reliques.  C'est dans le respect de l'autre, en n�gociant, avec amour que vous pourrez cheminer � deux.

Pleurer : C'est une expression saine et acceptable du deuil.  C'est une fa�on de rel�cher les tensions accumul�es aussi bien pour les m�res, les p�res, les fr�res et les soeurs.  Pleurez librement selon vos besoins.
Je rajouterais m�me apr�s plusieurs ann�es.  C'est votre droit, personne ne peut rien y dire.Et si vous vous sentez coupable de pleurer, je vous donne la permission de le faire !

R�actions physiques : La perte d'un enfant peut s'accompagner de r�actions physiques comme des troubles de l'app�tit, du sommeil, des difficult�s sexuelles entre le couple.  Les parents ressentiront souvent un manque d'�nergie et de concentration.  Un r�gime �quilibr�, du repos et un peu d'exercice sont particuli�rement recommand�s pour toute la famille � ce moment.
Si les sympt�mes persistent, n'h�sitez pas � consulter un m�decin.  Votre vie, votre corps vient de subir un immense choc nerveux.  Certaines maladies peuvent se d�clencher � l'occasion de ce deuil.  Prenez soin de vous, respectez-vous et changez-vous les id�es.

Drogues et alcool :  �viter d'utiliser des drogues ou de l'alcool.  Toute m�dication doit �tre prise avec mod�ration et sous la stricte surveillance d'un m�decin.  Plusieurs substances cr�ent une d�pendance dont vous pourriez souffrir par la suite.  De plus, elles peuvent ralentir ou interrompre le processus n�cessaire entourant le deuil. 
Durant les premi�res semaines, il peut �tre n�cessaire pour plusieurs d'utiliser des calmants ou somnif�res pour les aider � reprendre des forces.  Mais n'oubliez pas que le deuil est un long processus que l'on doit commencer si on veut le finir.

Les proches :  Parents et amis peuvent se sentir inconfortables en votre pr�sence.  Ils voudraient att�nuer votre peine mais ne savent pas comment.  Prenez l'initiative et montrez-leur comment ils peuvent vous aider.  Parlez-leur de votre enfant de sorte qu'ils apprennent que ce sujet n'est pas tabou.
Malgr� tout, dans certaines familles, il n'y a rien � faire.  Parler du disparu mets tout le monde mal � l'aise et provoque plus de mauvaises r�actions et de remarques blessantes.  Respectez-vous, vous pouvez en parler avec quelques personnes choisies.

D�cisions : Autant que possible, ne prenez pas de d�cisions importantes (changement d'emploi, d�m�nagement, etc.)  avant au moins un an.  Ne prenez pas de d�cisions h�tives au sujet des effets personnels de votre enfant.  Ne permettez pas qu'on vous pr�cipite dans les d�cisions ou qu'on prenne contr�le de votre vie.  Vous pouvez faire chaque chose � votre propre rythme quand vous vous sentirez pr�t. 
Cet �v�nement remettra probablement en doute tout votre syst�me de valeurs.  Vous aurez le go�t de r��valuer vos choix, votre vie.  Prenez le temps de le faire dans le respect des autres membres de la famille.  Peut-�tre ont-ils les m�mes go�ts de changement que vous !

Espoir : Les parents perdent souvent le go�t de vivre et souhaitent �tre soulag�s de cette peine intense.  Soyez assur� que bien des parents �prouvent ces sentiments mais ils retrouvent peu � peu une raison � vivre.  La peine s'att�nuera. 
Souvent, c'est dans cet aspect que notre foi en Dieu, en la vie ou en autre chose vient aider � garder espoir.

Culpabilit� : La culpabilit� r�elle ou imaginaire est une partie normale du deuil.  Elle s'exprime par des pens�es et des remarques qui d�butent par "si seulement"...Afin de r�soudre cette culpabilit�, vous devez apprendre � partager et � exprimer ces sentiments et � vous pardonner.
Si ce sentiment vous �crase, pensez � consulter un professionnel, une aide pour en sortir. 

Col�re : La col�re est aussi une r�action fr�quente face � une telle perte.  La r�volte, tout comme la culpabilit�, doit s'exprimer et �tre partag�e d'une fa�on saine et acceptable. 
Les autres membres de la famille n'ont pas � subir cette col�re, trouvez-vous une mani�re de l'exprimer.  La vengeance aussi n'est pas vraiment n�cessaire.  Avant de vous engagez dans un processus de ce genre, �valuez vraiment le r�le de chacun de mani�re objective.

Les autres enfants : Dans la famille, les enfants endeuill�s sont souvent oubli�s.  Ceux-ci vivent plusieurs �motions semblables � ce que vous ressentez.  N'h�sitez pas � partager avec eux les larmes et les pens�es.  M�me si vous vivez des p�riodes difficiles, assurez-vous qu'ils se sentent aim�s et ne se sentent pas exclus.
Apr�s la perte d'un enfant, les autres n'en deviennent que plus pr�cieux, passez du temps avec eux.  Faites des activit�s sp�ciales, vous renforcerez vos liens et mettrez un peu de baume sur vos plaies.  N'h�sitez � nommer vos �motions afin que vos enfants puissent exprimer leurs propres �motions.  Donnez-leur des mots.

Les anniversaires : Les f�tes et les anniversaires de naissance ou de d�c�s de votre enfant peuvent �tre des moments particuli�rement p�nibles.  Consid�rez les d�sirs de toute la famille quand vous planifierez ces journ�es.  Accordez-vous du temps pour prendre soin de vos besoins �motifs.
Et surtout, f�tez leur anniversaire de naissance et No�l !! Les enfants n'ont pas � payer, � ne pas f�ter parce que leur petit fr�re ou petite soeur est d�c�d�(e).  Faites-le avec moins d'accessoires ou de d�tails si vous n'avez pas l'�nergie mais respectez vos autres enfants.

Les croyances : La mort d'un enfant peut amener les parents � remettre en cause leur foi ou leur philosophie de vie.  Ne soyez pas inquiet si vous remettez en cause vos croyances.  Parlez-en !  Pour plusieurs, la foi aide � accepter l'inaceptable.
La mort nous confronte � toute la question de l'apr�s-vie, du sens � la vie.  Je vous souhaite de trouver des r�ponses.

Partage : S'impliquer dans un groupe de parents qui ont v�cu une exp�rience semblable est positif.  Partager att�nue la solitude et permet l'expression de son chagrin dans un climat de compr�hension et d'acceptation.
Si vous essayez un groupe mais que vous ne vous sentez pas � l'aise, ne persistez pas.  Il peut exister d'autres groupes ou peut-�tre avez vous besoin d'une aide individuelle.
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