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| David (suite 4) |
| "Cache-toi par ici jusqu'� ce que je connaisse les sentiments de mon p�re", sugg�ra Jonathan. "Je reviendrai d�s que possible. J'apporterai mon arc et mes fl�ches comme si je voulais m'exercer � tirer. Quand j'approcherai d'ici, je lancerai une fl�che et je demanderai � mon serviteur de la chercher. Si je crie : la fl�che est juste � c�t� de toi !, cela signifiera que tout va bien. Mais si je crie : la fl�che est plus loin !, tu seras s�r d'�tre en danger et de devoir fuir pour avoir la vie sauve." Les deux amis se s�par�rent. Jonathan �tait certain de pouvoir persuader son p�re que David �tait son fid�le serviteur. Mais quand il parla � Sa�l, le roi se mit fort en col�re. "Comment oses-tu prendre parti pour David ?", dit-il avec violence. "Il mourra !" "Mais pourquoi devrait-il mourir ?" insista Jonathan. "Qu'a-t-il fait de mal ?" Sa�l se mit alors dans une telle col�re qu'il jeta sa lance sur Jonathan. Celui-ci furieux quitta la pi�ce comme une fl�che. Mais lorsque sa col�re s'estompa, il se sentit le coeur gros. Il partit dans les champs, avec son serviteur. Selon le plan fix�, il lan�a une fl�che et cria distinctement : "La fl�che est plus loin." Le gar�on partit en courant la chercher. Puis, Jonathan renvoya le gar�on � la maison. Personne d'autre n'�tait en vue, aussi David pouvait-il sans risque sortir de sa cachette. Les deux amis savaient qu'ils devaient se s�parer. "Un jour, Dieu te fera roi", dit Jonathan. "Quand viendra ce jour, reste-moi fid�le, je te prie, ainsi qu'� ma famille. Puissions-nous tous deux rester de v�ritables amis pour toujours, et que Dieu soit avec toi � jamais." David pouvait � peine parler tant il �tait triste. Mais il promit solennellement de rester toujours fid�le � Jonathan. Puis Jonathan retourna au palais. David ne savait pas o� aller. Il savait seulement qu'il devait rester cach� loin de chez lui et de ses amis. Il se mit � r�fl�chir longuement o� il serait en s�ret�. Il n'avait ni nourriture ni �p�e, mais il n'osait ni retourner au palais ni rentrer � la maison pour s'en procurer. Il se d�cida subitement. Il pouvait faire confiance aux pr�tres de Dieu. Ils vivaient dans un temple � Nob o� il se rendit en toute h�te. Quand le pr�tre Achim�lec vit arriver David, il courut � sa rencontre. Il fut surpris de le voir seul. "O� sont tes hommes ?" demanda-t-il. David eut soudain peur de lui dire la v�rit�. "Je les retrouverai plus tard", mentit-il. "Je suis en mission urgente pour le roi. Je suis parti si rapidement que je n'ai emport� ni armes ni nourriture. Peux-tu m'aider?" "Nous n'avons pas de pain ici", r�pondit Achim�lec, "� part le pain sacr� que seuls les pr�tres ont le droit de manger." "Donne-moi de celui-ci, je te prie", supplia David. "J'en ai un besoin urgent." "D'accord", r�pondit Achim�lec qui alla chercher les pains. "N'y aurait-il pas une �p�e ici ?" s'empressa de demander David. Achim�lec sourit. "Nous ne gardons pas d'armes dans le temple de Dieu", dit-il avec bont�, "mais nous avons en effet l'�p�e de Goliath. Nous la conservons en souvenir de la grande victoire que Dieu accorda par toi aux Isra�lites." "C'est une �p�e splendide !" s'�cria David. "S'il te pla�t, donne-la moi." Achim�lec d�balla la grande �p�e et la tendit avec pr�caution � David. Pourvu de nourriture et d'une arme pour se d�fendre, David continua son chemin avec plus d'entrain. Mais Achim�lec n'�tait pas le seul � avoir vu David. Quelqu'un d'autre avait tout vu et tout entendu. |
| David 3 |
| David 5 |