Panama
La douane du Panama est en rénovation
donc je dois me promener un peu partout, c'est vraiment très ridicule!
J'ai oublié de demander une carte touristique
(gratuite) et je suis retourné au moment ou un autobus arrivait.
Un policier me fait signe de laisser mon vélo
plus loin.
Les bagages des clients de l'autobus sont tous
alignés, je passe devant tous le monde et surtout devant le chien renifleur
pour aller chercher ma carte.
Le policier n'a pas semblé apprécier que je
dérange son chien en plein travail.
Je passe ma première nuit à la première
station service sur mon chemin car la nuit était déjà tombée, lorsque je
terminais mes formalités douanières.
Deuxième journée, première pause par chance
juste à coté d'un oranger, je mange quelques oranges.
Des travailleurs de la route en construction me
font signe et m'offre de bien meilleurs oranges car avec leur pelle mécanique,
ils peuvent aller les cueillir plus hauts.
Dernière pause à l'approche de la grosse
ville, David, une camionnette s'arrête et recule à ma hauteur.
Le conducteur m'interpelle en anglais.
Il m'offre un endroit où coucher en ville.
Hey, une autre chance en or.
Martin appel chez sa sœur et il appel son
beau-frère, Bienvenido.
OK c'est régler mais à condition que je puisse
m'y rendre à vélo.
Je suis la camionnette de Martin, jusqu'à la
maison de son beau-frère.
Martin a la clef personne n'est à la
maison.
Ma première demande est d'aller prendre une
douche.
Plus tard Nelly, la sœur de Martin, arrive
de l'école, elle est enseignante.
Bienvenido est un exterminateur d'insectes
nuisibles et un grand fan de tous ce qui touche au cyclisme.
Chez les Caballero, j'ai droit à une belle
chambre et la clef de la casa.
Le lendemain, je suis invité à l'arrière de la
camionnette de Bienvenido pour assister à la 24e Vuelta de Ciclistica
international à Chiriqui. (Voir Album sur
http://www.dotphoto.com/go.asp?l=loco520&p=A52E&AID=1976742
Je ne pourrais pas rêver une meilleure place
pour assister à ma première course de Vélo en directe.
Deux autres jeunes s'occupent du ravitaillement
en eau des cyclistes en échappée.
La camionnette de Bienvenido suit de très
près les cyclistes de tête.
Un officiel est assis a coté de Bienvenido.
Cette étape de la course se déroule sans
aucuns problèmes.
J'ai aimé voir la foule qui assistait à la
course avec leur petit poste de radio.
Les enfants des écoles étaient massés sur le
cotés de la route pour encourager les cyclistes.
Vraiment une campagne où on apprécie le
spectacle.
À l'arrivée en ville, la foule est très dense.
Après la remise des trophées, je vais faire un
peu de magasinage dans un excellant magasin de vélo, Tomy Biretto .
J'achète un pneu bon marché, un peu d'huile et
je fais ajuster ma roue avant.
Le propriétaire du magasin de vélo me paie la
bière.
Atlas est un commanditaire de la course.
La ville de David est ordinaire mais les
personnes qui l'habitent sont extraordinaires!
Le lendemain une journée de congé supplémentaire
chez les Caballero.
Le temps d'envoyer 520 aux soins intensifs:
soudure du porte bagage de guidon.
Retour sur la route, Panaméricaine avec encore
les campings improvisés le long de la route.
Avant Panama City, je décide d'aller coucher
dans un "parque nacional Alto de la Montaña" un 12km de route de
montagne superbe.
Le parc offre des paysages spectaculaires.
Je monte ma tente au sommet du parc.
Cette nuit a été une des plus venteuses du
voyage jusqu'à maintenant.
La descente a été une des rares où j'ai du freiner
très souvent.
En chemin, j'ai rencontré deux personnes qui
m'on offert de l'aide et leur no. de cellulaire.
L'arrivée en ville a été compliquée par le
passage du pont des Amériques .
Imaginez, le Pont Jacques-Cartier sans aucunes
indications où
la voie réservée aux piétons est seulement la
moitié de largeur et cette voie rétrécit au point où je dois déshabiller 520.
Je suis dans un cul de sac.
J'ai deux possibilités: rebrousser chemin et
accéder de l'autre coté par une suite de d'escalier,
ou tenter une traversé à la course de ce
très passant pont.
Après 20 sec. d’hésitation je décide de
traverser!
520 tous nus en premier et ensuite les bagages.
De l'autre coté, je suis en mesure de me
déplacer sans me guider avec les rampes de métal, c'est beaucoup plus
large.
Le premier quartier après le pont
est pauvre.
Je ne prends aucune chance et demande mon
chemin à un policier.
Malgré s'est indications, j'ai eu beaucoup de
difficulté à trouver mon point de chute: l'hôtel Voyager
International.
Je trouve le quartier de l'hôtel facilement mais
pour trouver l'endroit exact je dois, pour la première fois du voyage,
consulter internet.
Mon idée est de prendre mon temps dans cet hôtel
pour rencontrer d'autres personnes intéressées à voyager en bateau en direction
de Cartagena.
Cet hôtel est le seul hôtel de
"backpackers" à Panama.
Ce n'est pas le moins cher à 8$US la nuit en
dortoir.
J'obtiens par chance le meilleur lit des
dortoirs dans un petit coin tranquille.
Le jour de mon arrivée au Voyager Intl l'ascenseur
est en panne.
Deux touristes on eu la chance de passer
plusieurs heures dans l'ascendeur avant que l'on ne les découvre.
Par chance, ils avaient avec eux un “six
pack”.
J'ai rencontré une allemande Stéphanie qui voyage
pour trouver les meilleurs endroits où danser la Salsa.
Elle m'a convaincu de laisser mon vélo pour une
journée et d'aller voir les écluses de Mira Flores du canal de Panama.
Je n'aime déjà pas l'idée d'aller voir des
écluses.
Les écluses ne sont qu'une perte de temps: j'ai
été forcé assez souvent de regarder les bateaux passer et j'ai perdu plusieurs
heures en attente que le pont Victoria me redonne mon accès cyclable.
Je n'ai pas aimé cette visite et je me promets
dorénavant de prendre l'autobus le moins souvent possible pour aller voir des
attractions touristiques.
Je me suis promené beaucoup à vélo en ville.
Durant une de ces promenades, j'ai fait la
rencontre d'un cycliste Master, Jovahny Morales.
Il m'a offert sa casquette et les indications
pour le meilleur magasin de vélo en ville.
J'ai particulièrement aimé le quartier de Casco
Viejo. http://www.galenfrysinger.com/panama_city.htm pour
plus de photos.
J'ai parlé au consul de France, Philippe qui m'a
offert son aide.
Il m'a donné plein de conseils pratiques sur la
meilleur façon de trouver un bateau à Colon.
J'avais même un rendez-vous avec lui mais j'ai
du annuler pour aller vérifier une possibilité de bateau.
Après une discussion téléphonique très difficile
avec le Capitaine PG, j'ai vu mes espoirs de trouver un bateau tombés à l'eau.
Le capitaine voulait plus d'argent car je
voyage à vélo.
Steph mon amie allemande a réussit à me remonter
le moral en me préparant un excellant souper.
Une invention culinaire très bien réussie.
Ma décision est prise je me dirige lentement
vers Parque Natural Metropolitano: le Zoo.
Lorsque je vais le tour à vélo de la cage des
singes et du "gros chat" ils me suivent avec curiosité.
J'ai trouvé un endroit parfait où passez la nuit
un abri de pic-nic El Camino de Cruces.
Le lendemain, je trouve difficilement le Yacht
Club de Colon.
Comme c'est dimanche rien de mieux que quelques
bières en regardant le football de la NFL.
Je n'obtiens pas la permission de
coucher avec ma tente sur le terrain du Yacht Club.
M. Warren a des consignes strictes à
suivre...
Au Yacht Club, je rencontre Jeff et Manuel deux
backpackers qui embarqueront avec PG.
Une fois le vélo en sécurité grâce au sympathique
agent de sécurité, M. Smith, je pars avec Jeff et Manuel pour se
trouver un hôtel pas cher.
Dans le guide de voyage Lonely Planet, la ville
de Colon est décrite comme étant ce qu'il y a de moins sécure au
Panama et peut-être même en Amérique Centrale...
L'Acropolis est un hôtel à 6,50$ la nuit.
Après le plus de précautions possibles nous
sortons avec l'intention de prendre quelques bières.
Le premier bar où nous rentrons n'est
pas ordinaire: nous sommes dans un bordel où ils servent de la bière.
La bière est plus chère mais nous n'avons
aucunes difficultés à faire comprendre à ces demoiselles que nous
sommes des voyageurs à petits budgets.
Le bar est extrêmement bien surveillé.
Juste en face du bar on demande à deux
policiers s'il n'y aurait pas un bar un peu plus normal près d'ici.
Quelques bières de plus et dodo.
Lundi le 6 décembre, je rencontre Jon et Joell.
Un couple qui m’offre de m’amener dans les San
Blass en échange d’un peu de travail à bord.
Mais ils ont à faire en ville (Panama City). On
se donne rendez-vous pour jeudi midi.
Plus tard, j'appel Rios, un autre ami des
cyclistes rencontré en chemin, il m'a promis un endroit où coucher gratuitement
à Colon.
Il m'indique d'aller au stade municipal.
Au stade, la première personne à qui je parle
me dirige directement vers le président de l'association sportive.
Petite discussion et j'obtiens la permission de
camper à coté des estrades.
Je profite des lumières du terrain de baseball
pour écrire mon journal.
Le 7 déc. départ en direction de Portobelo
pour un petit voyage de plaisance (side trip).
Portobelo et Nombre de Dios sont des villes où
le vieux Christophe Colomb est passé il y longtemps
La ville de Portobelo est très jolie et
j'obtiens la permission de dormir dans les ruines d'une forteresse mais je
décide d'aller plus loin sur la route.
Je me rends jusqu'à Nombre de Dios.
Je demande l'autorisation de camper au Diver's
Heaven mais le proprio n'étant pas là je doit me résigner à retourner
sur mes pas.
Autre camping très près de la route.
En direction de Colon pour la deuxième fois.
Mais cette fois il y a beaucoup de traffic. Il
pleut.
Je roule entre les deux rangés de voitures.
Un plan incliné de ciment m'a surpris.
Une autre très bonne débarque.
Durant la chute je pensais plus à comment
m'éloigner de la voiture qui arrivait plus qu'à l'atterrissage.
Un peu comme un receveur au
football qui pense à courir avant d'attraper le ballon.
L'atterrissage a été extrêmement pénible.
Plus de dix minutes de repos avant de pouvoir
penser à remonter en selle.
Durant ces dix minutes un motocycliste a
chuté au même endroit que moi.
Je crois qu'il a pensé plus à l'atterrissage que
moi.
Le sac de glace au Yacht Club coûte 0,75$.
Discussion avec Jon et visite du Ladyhawke un
trimaran de 62 pieds.
Ce trimaran entreprendra bientôt une
carrière de « charter ».
Il doit vraiment être en parfaite condition.
Mes tâches à bord sont très variées :
peinture, vernissage, lavage, aménagement de la
cabine, remplir les contenants d’eau potable,
faire prendre une marche au chien (Sailor),...
Rien de trop compliqué quoi.
Je ne suis vraiment pas pressé de partir, j’ai
tout mon temps.
Le fait de ne pas avoir à payer quoi que ce
soit me rend très patient.
De plus j’ai congé le dimanche ce qui me permet
d’aller voir les matchs
de football de la NFL au bar du Yacht Club.
Le 19 déc. première tentative de départ du
Ladyhawke.
Mais une fuite du système d’échappement nous
force à rebrousser chemin.
Le 20 déc. deuxième tentative retour à cause de
l’alternateur.
Plus tard dans la journée, Jon m’annonce la
mauvaise nouvelle :
Ils doivent retourner en Californie pour des
raisons familiales.
J’ai passé de très bons moments avec Jon, Joell
et Sailor.
Je leur souhaite bonne chance dans leur nouvelle
entreprise.
« La vie de bateau » est très différente
de la vie à vélo.
Mais je me vois très bien voyager en bateau dans
un futur voyage.
Je dois me trouver un nouveau bateau pour me
rendre en Colombie.
Je négocie avec Mark le capitaine du Melody.
Mark fait le trajet car il a besoin d’argent.
Il préférera de loin être seul avec sa jolie
femme.
Il a besoin de plus d’argent que d’habitude car
son ex-femme a enlevé ses deux petites filles.
Nous sommes six voyageurs payant : Torria
Sakumoto une motocycliste américaine a BMW,
Andrew un jeune Backpacker Australien qui est
paie le voyage à son amie de cœur,
Jessica (probablement son nom de danseuse) est
de Cali et copine de traversé de Andrew,
José un espagnol qui voyage avec plus de moyen,
Tom un backpacker grand parleur qui m’a aider à
réduire le coût de mon passage de 50$US.
Cette réduction m’a été accordée en échange de
mon aide à bord.
Donc pour 200$ bouffe incluse et dinde pour noël
dans les San Blass.
Une superbe traversée.
Le premier passage entre Colon et les San Blass
est très agité.
Ce passage a duré 18 heures.
Je suis le deuxième à souffrir du mal de mer.
Une main sur la barre et la tête par dessus
bord...
Seul Tom, Torria et le Mark n’auront pas le mal
de mer.
Torria a eu la bonne idée de prendre des pilules
contre le mal de mer.
Les San Blass sont quelques 365 îles au large de
Darien Panama.
Leur statut politique est quelques peu
différent.
C’est une région automne.
Les Kunas sont les habitants de ces îles.
Le 24 déc. je suis le premier à aller nager et
j’ai été le premier à voir un requin.
Je ne connais rien au requin mais les autres
m’on dit que c’était un « Nurse shark »
et qu’il était inoffensif.
Le récif est très coloré, il y a beaucoup de
beaux poissons.
Le Melody est ancré près d’une île ou plusieurs
personnes se rencontreront pour la fête de noël.
Un couple d’américain (Reggie et sa femme) est
ancré près de cette ile depuis 4 ans.
Un vieux loup de mer Italien m’a dit que ses
deux sites favoris sont les San Blass et les Chagos dans l’océan Indien.
Le 25 déc. Fête de Noël partage de différent
plats.
Rencontre de plein de monde. Bonne bouffe, bon
rhum.
La Capitaine du On Verra, une jolie américaine
dans la trentaine et son copain Alfredo
m’invite à aller pêcher en apnée le lendemain.
Alfredo peu passer env. 2 minutes sous l’eau.
La pêche a été bonne : 2 baracudas, un
crabe et un autre poisson.
Le 27 déc. Le Melody lève l’ancre vers
8 :00 am.
Plus de 40 heures de voile et de moteur dans une
mer agitée.
Par chance, Mark me donne des pilules contre le
mal de mer.
Le seul inconvénient est que ces pilules ont
comme effet secondaire le sommeil.
On doit faire escale et monter la garde une nuit
car il nous est impossible de rentrer au port de Cartagena la nuit.
Le Panama a été un très beau pays.
Avec beaucoup de bonnes rencontres.