HISTORIQUE DE DIAMANT SYNTH�TIQUE
   La synth�se du diamant a commenc� � attirer l'int�r�t des scientifiques, quand Lavoisier et Tennant ont d�couvert que le diamant �tait une forme cristallis�e du carbone.
    Parmi les nombreux chercheurs pr�tendant avoir r�ussi, les plus connus sont J.B. Hannay en 1880 et H. Moissan en 1894. Les exp�riences de J.B. Hannay ont consist� a chauffer au rouge de l'huile de paraffine en pr�sence de lithium enferm�e dans des tubes scell�s. La plupart de ces tubes ont explos� ou fui, quelques uns ont r�sist� et les substances qu'ils renfermaient ont �t� identifi�es comme �tant du diamant. Ayant �t� conserv�s au British Museum de Londres, il a pu �tre prouv� par la suite que ces �chantillons �taient bien du diamant. Toutefois, en 1959, K. Lonsdale �mit l'hypoth�se, gr�ce � la diffraction des Rayons X, que ces diamants pouvaient �tre d'origine naturelle. Cette hypoth�se a ensuite �t� confirm�e par A.T. Collins en 1975  � l'aide de la cathodoluminescence. De plus, il a pu d�montrer que les diff�rentes cristaux de  ces �chantillons n'avaient pas toutes la m�me origine. Les exp�riences de H. Moissan avaient pour principe une augmentation de volume lors de la solidification de certains mat�riaux pour permettre d'atteindre des pressions �lev�es. Pour cela, il adjoint de la fonte (parfois de l'argent) au carbone et le porta � des hautes temp�ratures, les pr�cipit�s de cet �l�ment, form�s et comprim�s lors d'un brusque refroidissement, devraient conduire � la formation de diamant. Les particules obtenues apr�s dissolution de la fonte dans des acides, ne flottant pas sur l'iodure de m�thyl�ne de densit� 3,4 g/cm3 (�gale � celle du diamant), ont �t� consid�r�es comme �tant du diamant. Malheureusement, ces �chantillons n'ont pas �t� conserv�s et n'ont donc jamais pu �tre authentifi�s.
    Ce n'est qu'en 1955 que la r�ussite de la synth�se de diamant a �t� report�e sans ambiguit� avec le d�p�t d'un brevet par la compagnie am�ricaine General Electric. Cette synth�se s'effectue dans les conditions de stabilit� de la phase diamant sous des pressions statiques de 15 GPa et des temp�ratures de l'ordre de 1500 oC. Cette transformation se fait en pr�sence de plusieurs catalyseurs, tels que le fer ou le nickel, qui jouent le r�le de solvant pour le carbone. Celui-ci diffuse et pr�cipite ensuite sous la forme diamant dans une zone de plus faible pression ou lors d'une l�g�re d�tente. Ce proc�d�, qui au d�part ne permettait que de r�aliser des poudres contenant une quantit� importante d'impuret�s, a �t� affin� par la suite notamment dans le choix des catalyseurs, le contr�le pr�cis des champs de pression et de temp�rature et la g�om�trie de compression. Ces techniques, regroupp�es sous le terme g�n�rique HPHT, permettent de nos jours la r�alisation de cristaux de taille macroscopique avec une bonne puret�. Ce terme regroupe �galement des techniques de compression par ondes de chocs � l'aide d'explosions qui ont �galement permis la r�alisation de compos�s diamant�s. Cette derni�re technique permet �galement l'�laboration de clusters de lonsdal�ite et de chao�te.
    La possibilit� de former du diamant dans des conditions m�tastable a �t� �mise pour la premi�re fois en 1911 par W. Von Bolton. Ce n'est cependant qu'en 1956 que la synth�se du diamant dans de telles conditions a �t� report�e par W.G. Eversole. Cette m�thode avait pour principe le d�p�t chimique en phase vapeur assist� thermiquement � partir d'hydrocarbures altern� par des s�ances de gravure dans de l'hydrog�ne pour �liminer p�riodiquement le co-d�p�t de graphite. Ces essais �taient effectu�s sur poudre de diamant avec une temp�rature de surface d'environ 1000 oC.
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