Paroles à vivre

 
Aimer, c’est partager
Je vous souhaite
18 ans
A quoi bon ?
Credo d’un jeune de 17 ans
Tu as 15 ans
Des projets pour vivre
Etre jeune
J’voudrais pas mourir
J’ai besoin de toi
Recrutement
Il faut plus d’un jour pour connaître quelqu'un
Les petites béatitudes de la sagesse chrétienne

Aimer, c’est partager

Aimer, ce n’est pas donner, c’est partager.
Le plus grand malheur qui puisse nous arriver, c’est de n’être utile à personne, que notre vie ne serve à rien. Car tout travail est noblesse quand on l’accroche à une étoile ; car tout amour semé, tôt ou tard, fleurira.
Donnez-moi un point d ‘appui, disait Archimède, et je soulèverai le monde ; votre point d’appui, c’est l’amour. Non point un amour bêlant qui se suffit à pleurer sur le malheur des autres, mais un amour combat, un amour révolte contre l’injustice sociale et l’asservissement des pauvres. Que chacun devienne ainsi un maillon vivant et rayonnant d’une immense chaîne d’amour qui se nouera autour du monde.
Il n’y a pas de bonheur plus pur que de tendre la main, non pas pour demander, mais pour donner.
La seule vérité, c’est de s’aimer.

Raoul Follereau

Je vous souhaite

« ...Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser qques-uns.
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier.
Je vous souhaite des passions.
Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants.
Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence, aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite surtout d’être vous. »

Jacques Brel

18 ans

18 ans, souvent le mal de vivre, le désir de partir, de rejeter la société, de n’en faire qu’à sa tête.
18 ans, l’école, l’usine ou le chômage, la famille et la solitude, le monde de notre vie n’est pas terminé.
Et pourtant, 18 ans, l’époque des choix, choix d’un métier, choix des principaux axes de notre vie.
18 ans, et pleins d’amis, le désir de voir autre chose avec ceux que l’on aime.
18 ans, et le désir de crier à tous ce que l’on pense, de partager ses joies et ses peines, de pouvoir rire et pleurer.
18 ans, l’espérance entre nos mains pour bâtir un monde nouveau.
18 ans, l’espérance que Dieu change nos vies en y mettant un rayon de soleil, même si parfois notre cœur est lourd.
18 ans, et de l’espérance plein les yeux pour l’offrir à tous.

Martine

A quoi bon ?...

Il ne faut pas avoir peur de l’utopie. J’aime bien redire : quand on rêve seul, ce n’est encore qu’un rêve, quand on rêve à plusieurs, c’est déjà la réalité. L’utopie partagée est le ressort de l’histoire. Il ne faut pas avoir peur de n’être qu’un goutte d’eau. Ce sont des gouttes d’eau rassemblées qui font les ruisseaux, les fleuves, les océans . Et il faut se souvenir qu’à la source il n’y a pas bcp de gouttes rassemblées.

Il ne faut pas avoir peur d’être impuissant devant la toute-puissance des dirigeants et des gouvernements. Ils passent, le peuple reste, et un jour vient, forcément, où ils ont intérêt à tenir compte de ce qui intéresse le peuple. Bien sûr, pas ds les dictatures. C’est pq il est tjrs important pour la marche des idées de combattre les dictatures.

Il ne faut pas avoir peur d’être naïf devant la science des savants et des spécialistes . Qu’est-ce qu’un spécialiste ou un savant, sinon un naïf qui a travaillé ? L’étude et le travail lui permettent d’élaborer et de proposer des théories. Mais il n’est pas nécessaire de formuler des théories pour imaginer et vivre la justice et la solidarité. Avec un Lech Walesa ou une Mère Thérésa, les naïfs du monde entier ont des modèles de l’audace inventive, généreuse et sans complexes.

 

Dom Helder Camara

 

Credo d’un jeune de 17 ans

Je crois en la nature, symbole et expression de la grâce de Dieu.
Je crois en la vie, cadeau inestimable , vie que nous devons rendre belle , agréable, que nous avons pour mission d’utiliser à des fins de justice, pour aider ceux qui, seuls, n’arrivent pas à la mettre en valeur.
Je crois que Dieu se manifeste, se montre à nous dans notre vie quotidienne.
J’aimerais croire que tout homme sur la terre considère chaque autre homme sur cette même terre comme son égal.
Je crois que les hommes parviendrons un jour à s’entendre, et travailleront main ds la main à l’élaboration du monde de Dieu.
J’ose croire qu’un jour, on essaiera de se connaître, de se comprendre, de communiquer, de partager ses connaissances, ses impressions, mais aussi que l’on trouvera ds un autre le pilier qui pourra soutenir ses fardeaux, ses problèmes.
Je crois, je pense, je suis sûre qu’il est difficile pour l’homme de pardonner, de ne pas garder rancune. Je crois que Dieu peut nous aider ds ce monde-là.
Je crois en la valeur, la force de la conscience de l’homme, mais je crois qu’il a besoin de Dieu car il est faible et fragile face aux difficultés qu’il rencontre et à la dureté de la vie.
Je crois que l’homme pourrait réaliser des choses extraordinaires , mais je crois qu’il est encore trop enfant pour s’assumer seul sans Dieu.
Je crois que ce que je crois..., VOUS POUVEZ Y CROIRE AUSSI !

Tu as 15 ans

Tu as 15 ans, tu veux vive. Et , si possible, faire qqch de grand ds ta vie. Mais, autour de toi, les autres se marrent et te traitent de naïf : les vieux, parce qu’ils t’ont raté, et qu’ils n’ont plus d’autre refuge que leur médiocrité de faux rassasiés, les jeunes, parce qu’ils préfèrent leur ventre à leur cœur.
Toi, tu hésites. Tu te sens aspiré par le haut. Mais aussi retenu par le bas, par tous ceux qui sont incapables de vivre et qui voudraient bien que tu leur emboîte le pas.
Pour te décider, ils te traitent par le mépris, ils te considèrent comme un enfant de choeur.
Alors, tu as peur. Ce qu’on pense de toi te préoccupe. Tu attends. Si tu attends trop, tu finiras par manquer le train. Tu n’auras plus qu’à t’installer. Tu seras fichu !
Ca doit t’arrêter, tu crois, le dédain des lâches et le mépris des mous ? ?
Pierre Saffre

Des projets pour vivre

La vie, c’est d’abord un projet, des projets qu’il faut se donner. Ce qui compte, c’est ce qui s’inscrit ds le monde réel . Est réel ds la vie ce qui agit. Car la vie, c’est construire, édifier, élever. Pierre après pierre, pensée après pensée, acte après acte, apprendre soi, apprendre le monde pour se connaître, se changer et le changer. Pour atteindre la paix intérieure. La seule qui puisse durer. Pour rendre la vie de l’homme moins cruelle. Pour tendre la main, la voix, le regard vers ceux qui appellent.

Il faut se donner des projets qui vous grandissent. Des projets qui tendent la vie vers le haut. Qui obligent à choisir la cime plutôt que le fossé. Des projets généreux qui font la vie généreuse. Et qui permettent à la vie de l’homme de s’élever, de se déployer.

On ne construit pas contre qqun ou qqch. Une vie, si on veut qu’elle soit pleine, ne doit pas être dressée contre mais pour qqun ou qqch. POUR. Parce qu’une vie est une totalité, une seule plante. Et si l’on griffe au dehors les autres, on griffe aussi soi dedans.

Il ne faut pas se laisser couler, se laisser contaminer par le malheur. Il faut le combattre et pas l’entretenir par des larmes partagées. Ce dont l’homme qui souffre et qui craint a besoin, ce n’est pas d’un autre cri de douleur, mais d’une voix plus forte que la sienne et qui lui rende courage. Lutter contre l’incendie, ce n’est pas l’entretenir ou s’agenouiller devant pour qu’il vous consume.

Vivre, ce n’est pas seulement se laisser aller au fil du courant. Un jour, le courant peut cesser de porter . Un jour, le courant peut vous entraîner vers le fond ou les marécages.

Vivre, c’est savoir pourquoi l’on vit.
Vivre, c’est vouloir vivre.
Vivre, c’est avoir foi dans la vie.

Martin Gray, Le livre de la vie

Etre jeune

La jeunesse n’est pas une période de la vie.
Elle est un état d’esprit, un effet de la volonté, une qualité de l’imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l’aventure sur l’amour du confort.
On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.
Les années rident la peau, déserter son idéal ride l’âme.
Les préoccupations, les craintes, les doutes, les désespoirs sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort.
Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille. Il demande comme l’enfant insatiable, « et après ? ». Il défie les événements et trouve sa joie au jeu de la vie.
Vous êtes aussi jeunes que votre foi, aussi vieux que votre doute, aussi jeunes que votre confiance en vous-mêmes, aussi jeunes que votre espoir, aussi vieux que votre abattement .
Vous restez jeunes tant que vous restez réceptifs, à ce qui est beau, bon et grand, au message de la nature, de l’homme, de Dieu.
Si, un jour, votre cœur allait être mordu par le pessimisme, et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.
Général Mac Arthur,1945
 

J’voudrais pas mourir

J’voudrais pas mourir sans avoir pu rire au bonheur, sans avoir bu à la fraîcheur des bois, sans avoir connu les merveilles d’un doux printemps.
J’voudrais pas partir sans m’être désaltéré, sans avoir goûté aux eaux folles, celles qui chanteraient ds les ruisseaux.
J’voudrais pas m’éteindre sans avoir connu la lumière, celle d’un plein soleil d’été. Non, j’voudrais pas, j’veux pas . Faut pas que j’m’en aille sans avoir donné la main, sans l’avoir tendue à un moindre qui désespère, à des hommes qui meurent avec la haine ds le cœur, le refus de toute couleur.
J’veux pas partir sans avoir vécu ce qui vaut la peine.
J’voudrais pas quitter ma terre sans qu’elle soit un paradis, où le soleil succéderait aux jours gris, où l’aube suivrait l’aurore , en étant sûr d’un lendemain.
J’veux la terre heureuse, les eaux pures, les bois verts sous la neige. J’veux pas partir ds les pleurs, j’voudrais plus de mains de traîtres, de paroles de lâches.
J’veux la franchise avant que j’parte.
Non, J’voudrais pas mourir sans tout ça, sans qu’on ait pu dire : j’ai vécu ma vie, celle qui vaut la peine.
Beaucoup de moi me fait souffrir quand un peu de moi vient à mourir.

J’ai besoin de toi

Il m’a dit :  « j’ai besoin de savoir que je suis utile ». Je le comprends. Qui peut vivre s’il n’a pas de raisons de vivre ? Ce qui ne sert à rien, on le jette.

Le plus grand service que je peux rendre aux autres, c’est de les aider à découvrir à quoi ils servent.

Jamais je ne croirai assez en l’homme, jamais je ne croirai assez que chacun est indispensable, irremplaçable, parce que unique. Jamais je ne serai assez attentif à l’autre, tout grand ouvert pour l’accueillir, en quête de lui, mendiant de lui, l’implorant en silence : j’ai besoin de toi, enrichis-moi de toi, car jusqu'à maintenant, j’étais pauvre de toi.

Michel Quoist, A cœur ouvert

 

Recrutement

Cher Monsieur,

Merci de nous avoir confié les C.V. des douze hommes que vous avez choisis pour leur confier des postes de responsabilité ds votre nouvelle organisation. Tous ont à présent subi une série impressionnante de tests, les résultats ont été traités par ordinateur et, pour chacun, nous avons en outre organisé un entretient personnalisé avec notre psychologue et consultant en aptitudes.

Notre cabinet est arrivé à la ccln que la plupart de nos candidats manquent d’expérience, qu’ils n’ont guère de formation et peu d’aptitudes pour le genre d’entreprise ds laquelle vous comptez vous lancer. Ils n’ont pas l’esprit d’équipe. Nous vous recommandons donc de continuer vos recherches en vue de découvrir des candidats qui aient de l’expérience ds la gestion des affaires et qui aient prouvé leurs compétences.

Simon-Pierre est un instable émotionnel, en proie à des sautes d’humeur. André n’a vraiment aucun don pour assumer des responsabilités. Les 2 frères Jacques et Jean, les fils de Zébédée, placent leur intérêt personnel au-dessus du dévouement envers la société.

Thomas a tendance à discutailler, ce qui ne pourrait que freiner l’enthousiasme de l’ensemble de l’équipe. Nous nous voyons ds l’obligation de vous faire savoir que Matthieu figure sur la liste noire de la « Commission du Grand Jérusalem pour l’honnêteté des affaires ».

Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ont indéniablement une tendance à la radicalisation et tous 2 ont atteint un score élevé sur l’échelle maniaco-dépressive.

Toutefois, un des candidats a de grandes possibilités. Il est capable et imaginatif, a le contact facile et un sens développé des affaires, il ne manque pas de relations avec les personnes haut placées. Nous vous conseillons de prendre Judas Iscariote comme votre administrateur et bras droit. Il est très motivé, ambitieux et n’a pas peur des responsabilités. Les autres profils ne demandent pas de commentaires.

Nous vous souhaitons bcp de succès ds votre « aventure » ...

Meilleures salutations.

Jordan, consultant en management

 

« Ce qui est folie ds le monde, Dieu l’a choisi pour confondre les sages. »

 

Il faut plus d’un jour pour connaître quelqu'un

Il faut plus d’une minute pour juger un livre, Il faut plus d’une heure pour voir s’épanouir une corolle, Il faut plus d’un jour pour connaître qqun...La 1ere fois ne te livre qu’un visage, où souvent se reflète l’accueil que tu lui fais : aimable si tu l’aimes, insignifiant si tu le dédaignes, hostile si tu le blesses ; mais pour connaître l’âme de ce visage, le secret de ces paroles, il te faudra bcp de patience et bcp de temps. Ne précipite pas ton jugement, ne barre pas ton chemin vers cet autre par une appréciation trop rapide et toute gratuite. Ne ferme pas l’entrée de ton cœur par une 1ere impression mauvaise ; avec le temps elle s’avérera bonne mais il sera trop tard . Que ton 1er contact avec l’autre ne soit qu’une légère touche sur la toile où, peu à peu, tu ébauches son portrait. Saches que même les artistes contemplent longuement leur modèle avant de le cerner avec leur pinceau.

Extrait de Demain la forêt

Les petites béatitudes de la sagesse chrétienne

Bienheureux ceux qui savent rirent d’eux-mêmes, ils n’ont pas fini de s’amuser.
Bienheureux ceux qui savent distinguer une montagne d’une taupinière, il leur sera épargné bien des tracas.
Bienheureux ceux qui regardent où ils mettent le pied :ils éviteront bien des désagréments.
Bienheureux ceux qui sont capables de se reposer et de dormir sans chercher d’excuses :ils deviendront sages.
Bienheureux ceux qui savent se taire et écouter : ils en apprendront des choses nouvelles ! !
Bienheureux ceux qui sont assez intelligents pour ne pas se prendre au sérieux :ils seront appréciés de leur entourage.
Bienheureux ceux qui sont attentifs à l’appel des autres, sans toutefois se croire indispensables : ils seront ferment de foi ;
Heureux êtes-vous si vous savez regarder sérieusement les petites choses et paisiblement les choses sérieuses : vous irez loin dans la vie.
Heureux êtes-vous si vous savez admirer un sourire et oublier une grimace :votre route sera ensoleillée.
Heureux êtes-vous si vous êtes capables de toujours interpréter avec bienveillance les attitudes d’autrui même si les apparences sont contraires : vous passerez pour des naïfs, mais la charité est à ce prix.
Bienheureux ceux qui pensent avant d’agir et qui prient avant de penser : ils éviterons bien des bêtises.
Heureux êtes-vous si vous savez vous taire et sourire même lorsqu’on vous coupe la parole, qu’on vous contredit ou qu’on vous marche sur les pieds :l’Evangile commence à pénétrer votre cœur.
Bienheureux surtout vous qui savez reconnaître le Seigneur en tous ceux que vous rencontrez : vous avez trouvé la vraie lumière, vous avez trouvé la véritable sagesse.

Joseph Folliet

 

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