Fredericks-Goldman-Jones

 

A nos actes manqués

A tous mes loupés, mes ratés, mes vrais soleils
Tous les chemins qui me sont passés à côté
A tous mes bateaux manqués, mes mauvais sommeils
A tous ceux que je n'ai pas été

Aux malentendus, aux mensonges, à nos silences
A tous ces moments que j'avais cru partager
Aux phrases qu'on dit trop vite et sans qu'on les pense
A celles que je n'ai pas osées
humm humm humm humm
A nos actes manqués

Aux années perdues à tenter de ressembler
A tous les murs que je n'aurai pas su briser
A tout c'que j'ai pas vu, tout près, juste à côté
Tout c'que j'aurais mieux fait d'ignorer

Au monde, à ses douleurs qui ne me touchent plus
Aux notes, aux solos que je n'ai pas inventés
Tous ces mots que d'autres ont fait rimer qui me tuent
Comme autant d'enfants jamais portés
humm humm humm humm
A nos actes manqués

Aux amours échoués de s'être trop aimé
Visages et dentelles croisés juste frôlés
Aux trahisons que j'ai pas vraiment regrettées
Aux vivants qu'il aurait fallu tuer

A tout ce qui nous arrive enfin, mais trop tard
A tous ces masques qu'il aura fallu porter
A nos faiblesses, à nos oublis, nos désespoirs
Aux peurs impossibles à échanger
humm humm humm humm humm humm
A nos actes manqués

hum...
A nos actes manqués ...

C'est pas d'l'amour

Ca ressemble à la Toscane, douce et belle de Vinci
Les sages et beaux paysages font les hommes sages aussi
Ca ressemble à des images, aux saisons tièdes aux beaux jours
Au silence après l'orage, au doux toucher du velours
 
C'est un peu comme ces musiques qu'on entend sans écouter
Ces choses qui n'existent jamais tant que le manque qu'elles ont laissé
Ca ressemble à ces grand-routes, sans virage, sans détour
La dolce vita sans doute
Mais en tout cas, c'est pas d'l'amour
 
Ca ressemble à la sagesse, à ces paix qu'on signe un jour
Juste au prix de nos jeunesses, sans trompette ni tambour
C'est plein de baisers caresses, plein de mots sucrés d'enfants
Attestations de tendresse, rituel rassurant
Harmonie, intelligence et raison ou sérénité
Complice connivence, autant de mots pour exprimer tout ce que c'est
 
C'est un peu tout ça, tour à tour
Mais en tout cas, c'est pas d'l'amour
 
Sans peur et sans solitude, le bonheur à ce qu'on dit
Y'a bien des vies sans Beethoven et sans avis,
Pourquoi pas des vies sans cri
 
Mais qu'on soit contre ou qu'on soit pour
En tout cas, c'est pas d'l'amour
 
C'est pas d'l'amour
C'est plus d'l'amour

Des vies

Ca f'ra un avocat, peut être un notaire
Tradition de famille du côté du père
S'il a des problèmes pour aller jusqu'en fac
Il ira quand même, y'a des boites à Bac

Période rebelle entre quinze et dix huit
Il dira des grots mots, il fumera du shit
Passage à l'acte, une amie de sa mère
Il aimera les docksides et Mark Knopfler

La soeur d'un voisin, flash, on s'aime on se noce
Auto un enfant trois quart, roulez carosse
Maîtresses plusieurs, pas de plaisir sans gène
Divorce quarantaine pour la même en plus jeune

Des vies, que des vies, pas les mieux, pas les pires
Des bas, des hauts, des cris, des sanglots, des feux, des désirs
Du temps qu'on aura cru saisir
mais que restait il à écrire?
Des vies où l'on aura eu peu, si peu à choisir

Il s'ra chanteur de rap, joueur de basket
Boxeur, sprinter, G I peut être
S'il n'a pas l'étincelle, mort ou dealer
Rien d'autre au menu de son quartier, sa soeur
Probablement mère à quinze ans, classique
T'échappes à la police, pas aux statistiques
Autre enfant d'la rue, né de père inconnu
Qui de bien entendu, compris? On continue

Des vies, que des vies, pas les mieux, pas les pires
Des bas, des hauts, des cris, des sanglots, des feux, des désirs
Du temps qu'on aura cru saisir
mais que restait il à écrire?
Des vies où l'on aura eu peu, si peu à choisir

De vrais oublis, de faux souvenirs
Des coups de sang, de coeur et souffrir et rire et plaisir
Des parties qu'on aura cru jouer
lesquelles n'étaient pas programmées?
Des vies où l'on aura eu peu, si peu à écrire

Des vôtres

De ce pays, de ces mots, des vôtres comme d’un drapeau
Je reviens
 
Vierges mondes, or et cristaux, femmes douces comme une autre peau
Coraux, parfums tropicaux, fièvres de ces matins nouveaux
J’ai tout vu tout pris tout entendu, touché les glaces et goûté les feux les + chauds
Des mètres et du temps j’ai su, comme le ciel est à l’oiseau
Je suis des vôtres
 
Des vents de cette histoire, de ces gens de peu, de ces eaux
Libres enfants de communards, libres sangs baignés d’idéaux
Plus j’étais loin, plus vous étiez beaux, comme on s’éloigne
Pour mieux voir un tableau
Dans ces errances exutoires, je vous croisais comme un écho
Je suis des vôtres
 
Pas des pas des pas des pas des pas des
Page à page à page à page à page à
Pas j’ai pas j’ai pas j’ai pas j’ai pas
Les mots les mots les mots
J’ai pas les mots qu’il faut
 
J’étais parti pour me trouver
Je ne reviens que pour aimer

Elle avait 17 ans

 « A quoi tu rêves, redescends
C’est comme ça pas autrement
Faudra bien que tu comprennes
A chaque jour suffit sa peine
 
Après tout c’qu’on a fait pour toi
A ton âge, on s’plaignait pas
L’excès en tout est un défaut
T’as pourtant pas tout c’qui te faut ? »
 
Ca devrait être interdit
Tous ces mots tranchants comme des scies
Antidotes à la vie, à l’envie
Mais quelle est sa maladie ?
 
Elle avait 17 ans, elle avait tant et tant
De rêves à vivre
Et si peu l’envie de rêver, comme ces gens
Agés qui tuent le temps
Qu’ils n’ont plus, assis sur des bancs
17 ans, elle dérivait à l’envers, loin des
vérités avérées
Elle disait qui vivra verra, et moi je vivrai, vous verrez !
 
« Méfie-toi de tes amis
Dans la vie, pas de sentiments
On ne vit pas avec des si
Y’a les gagnants et les perdants
T’as trop d’imagination
Mais garde un peu les pieds sur terre
Faudra qu’tu t’fasses une raison
Attends, tais-toi, mais pour qui tu t’prends ? »
 
Elle aimait pas les phrases en cage
Etre sage, pas le courage
Elle disait quitte à tomber de haut
Qu’elle vendrait chèrement sa peau
 
Elle avait 17 ans
 Elle prenait la vie comme un livre qu’elle
Commençait par la fin
Ne voulait surtout pas choisir pour ne jamais
Renoncer à rien
17 ans
Elle était sans clé, sans bagage, pauvres
Accessoires de l’âge
Elle voulait que ses heures dansent
Au rythme de ses impatiences
 
Face à tant d’appétit vorace
Que vouliez-vous que j’y fasse ?
 
A tant de violente innocence
J’avais pas l’ombre d’une chance

Fermer les yeux

Et puis cette ombre au fond de l'ombre
Et puis ces deux mains qui se nouent
Ces gestes faits et refaits sans en voir le bout
Et puis cette ombre encore debout
 
Le cri d'une sirène / Quand le jour a déteint
Parenthèse de peine / L'oubli jusqu'à demain
 
Longues secondes inertes / Le corps à l'abandon
Gestes lents, cigarettes / Puis s'essuyer le front
 
Vague regard au ciel / Pour l'heure ou pour le temps
Trop de pluie, de soleil / C'est tout c'qu'il en attend
 
Déjà loin de ses haines / Aussi loin qu'il le peut
Où ses rêves l'entraînent / Quand il ferme les yeux
 
Et puis cet otage sans cage
Et puis tous ces hommes en essaim
Son grave visage, maquillage, sans âge
Et puis ces billets dans ta main
 
Tu peux prendre ses lèvres / Tu peux goûter sa peau
Décider de ses gestes / Même dicter ses mots
 
Soumettre à tes plaisirs / Tant que le compte est bon
Arracher des sourires / Même changer son nom
 
Maître d'une apparence / Possédant de si peu
D'un vide, d'une absence / Dès qu'elle ferme les yeux
 
Quand la peine est trop lourde / Quand le monde est trop laid
Quand la chance est trop sourde / La vérité trop vraie
 
Comme au dernier voyage / Pour y voir enfin mieux
Enfin d'autres images / Quand on ferme nos yeux
 
Quand on ferme nos yeux

Frères

Je viens des plaines
            Je suis des montagnes
Ces terres-là sont les miennes
            Ce sont nos campagnes
A nous depuis la nuit des temps
            Nous y étions avant
Nous combattrons pendant 1000 ans
            Jusqu’au dernier sang
 
Les mêmes cris, mêmes discours
Les mêmes dialogues de sourd
Contraires et semblables aussi
Identiques au fond de la nuit
 
Frères, la même jeunesse, même froid sous la même pluie
Frères, mêmes faiblesses, la même angoisse aux mêmes bruits
Frères, frères de pleurs, frères douleurs
Du même acier dans les mêmes ventres déchirés
 
Je reçois des lettres
            Chaque semaine
Les mères s’inquiètent
            Elles font des prières
J’ai une photo de ma femme
            J’ai aussi le goût de ses larmes
 
Après, quand tout sera fini
Quand la victoire aura souri
Après, la vie, la belle vie
Bientôt quand tout s’ra fini
 
Frères, mêmes tremblements, même peur et même fusil
Frères, mêmes talismans, même alcool pour un même oubli
Frères, frères d’instant, frères d’histoire
Gravés sur la même pierre glacées sans mémoire
Frères, même anonymat, frères d’absurdité
Frères, frères d’attente au fond des mêmes tranchées
Frères, frères de sang, frères de mal
De pulsions libérées du fond du même animal
Du même animal 

Juste après

Elle a éteint la lumière
Et puis qu'est ce qu'elle a bien pu faire, juste après?

Se balader prendre l'air?
Oublier le sang, l'éther
C'était la nuit ou le jour? Juste après

deux, trois mots d'une prière?
Ou plutôt rien et se taire
Comme un cadeau qu'on savoure
Qu'a-t-elle fait?

Un alcool, un chocolat?
Elle a bien un truc comme ça
Dans ces cas là

Le registre, un formulaire
Son quotidien, l'ordinaire
Son univers

A-t-elle écrit une lettre?
Fini un bouquin peut être?
Une cigarette?

Qu'est ce qu'on peut bien faire
Après ça?

Elle y est surement retournée
Le regarder respirer
Puis s'est endormie

Comme dormait cet enfant
Si paisible en ignorant
Qu'on en pleurait jusqu'ici

Mais qu'est-ce qu'on peut bien faire
Après ça?

Né en 17 à Leidenstadt

Et si j'étais né en dix-sept à Leidenstadt
Sur les ruines d'un champ de bataille
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j'avais été allemand?

Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance
Nourri de rêves de revanche
Aurais-je été de ces improbables consciences
Larmes au milieu d'un torrent

Si j'avais grandi dans les docklands de Belfast
Soldat d'une foi, d'une caste
Aurais-je eu la force envers et contre les miens
De trahir: tendre une main

Si j'étais née blanche et riche à Johannesburg
Entre le pouvoir et la peur
Aurais-je entendu ces cris portés par le vent
Rien ne sera comme avant

On saura jamais c'qu'on a vraiment dans nos ventres
Caché derrière nos apparences
L'âme d'un brave ou d'un complice ou d'un bourreau?
Ou le pire ou le plus beau?
Serions-nous de ceux qui résistent
Ou bien les moutons d'un troupeau
S'il fallait plus que des mots?

Et si j'étais né en dix-sept à Leidenstadt
Sur les ruines d'un champ de bataille
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j'avais été allemand?

Mais qu'on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps
D'avoir à choisir un camp

Ne lui dit pas

Troubles images issues du temps
Messages d’enfant
Vagues voyages au gré d’avant
 
Ne lui dit pas
Ce n’est qu’à toi
Rêve tout bas
Ne lui dit pas
 
Tendres caresses, fièvres et sang
Les peaux s’entendent et se tendent
Paupières closes, qui te prend ?
 
Ne lui dit pas
Ca sert à quoi
Ce n’est qu’à toi
Ne lui dit pas
 
On n’avoue rien si l’on est innocent
Les mots sont vains, les mystères indulgents
La pénombre éclaire
Du silence au mensonge
C’est l’espace des songes
 
Page après page, vie sur vie
Quand les questions dansent
N’est-ce que ça ? Etait-ce lui ?
 
Ne lui dit pas
Ce n’est qu’à toi
Rêve plus bas
Ne lui dit pas
 
Qu’il est si tard, qu’il ne t’étonne plus
Qu’il ne sait pas et qu’il n’a jamais su
Que bientôt l’hiver
Si c’était à refaire
Mais « chut » mieux vaut se taire
Ne lui dit pas

Nuit

La nuit t'habille dans mes bras
Pâles rumeurs et bruits de soie
Conquérante immobile
Reine du sang des villes
Je la supposais, la voilà

Tout n'est plus qu'ombre, rien ne ment
Le temps demeure et meurt pourtant
Tombent les apparences
Nos longs, si longs silences
Les amants se perdent en s'aimant

Solitaire à un souffle de toi
Si près tu m'échappes déjà
Mon intime étrangère
Se trouver c'est se défaire
A qui dit on ces choses là?
As dawn lights up another day
Visions I once had fade away
All of those words unspoken
My wildest dreams all broken
It wasn't suppose to be that way

Should I leave why should I stay
Solitaire à un souffle de toi
Leaving behind me yesterday
Tout près tu m'échappes déjà
Am I free or forsaken
Mon intime étrangère
Cheated or awakened
Se trouver, se défaire
Does it matter anyway?

On n'a pas changé

J’ai des idoles en solde, j’ai quelques saints à céder
Des vieux leaders en vrai toc, j’ai des gourous périmés
Pas mal de stars de rock en stock, ex-rebelles « jetsettisées »
 
J’ai quelques dieux en boutique, 2, 3 prophètes à brader
Des discours à prix modique, des langues en bois démodées
Même un président pathétique, cynique et boursouflé
 
C’est le grand marché de l’histoire,
C’est un vieux monde à oublier
Restent nos rêves et nos espoirs pour tout recommencer
 
Et puis rallumer la lumière
Briser l’obscurité
Balayer la poussière
Respirer, respirer
 
Et puis remonter les rivières
Persister et signer
Une autre vie, d’autres frontières
C’était nos slogans, nos idées, on n’a pas changé
 
J’ai des rusés, des malins, médiatiques et maquillés
Des charmants, des magiciens, pour les + désemparés
Des spécialistes en lieux communs, suffisants initiés
J’ai des sondages discrets pour remplacer toute pensée
J’ai des mensonges-vérités dès qu’ils passent à la télé
J’ai des marchands, des tapis, qui peuvent tout acheter
 
C’est le grand marché, c’est la foire
Nouveau monde « audimatisé »
Restent nos rêves et nos espoirs pour tout recommencer

Peurs

On l'a trouvée bizarre / Dès qu'elle est arrivée
Avec son genre à part / Son air d'pas y toucher
Elle était pas bavarde / A peine bonjour, bonsoir
J'ai mis les mômes en garde / Nous on veut pas d'histoire
 
Elle était pas vilaine / Moi j'la trouvais vulgaire
Toujours la même dégaine / Pas coiffée, un drôle d'air
Elle prenait des taxis / Elle fumait dans l'couloir
Elle f'sait quoi dans la vie? / J'm'en fous, j'veux pas l'savoir
 
Peurs contre peurs, nous sommes d'ici, elle est d'ailleurs
Peurs contre peurs, elle est partie un jour
On reste entre nous peurs contre peurs
 
On voyait d'la lumière / Si tard, a-t-on idée
Qu'est-ce qu'elle pouvait bien faire? / Elle avait pas la télé
Elle avait pas d'visite / Elle avait pas d'courrier
Elle a même eu les flics / Non, c'était à côté
 
On dit de source sûre / Qu'un voisin l'a croisée
La nuit dans une voiture / Moi rien n'peut m'étonner
Elles ont ça dans la peau / C'est comme des animaux
C'est c'que nous avait dit / Un gars des colonies
 
Peurs contre peurs, nous sommes d'ici, elle est d'ailleurs
Peurs contre peurs, un jour elle est partie
Nous sommes restés nos peurs aussi
 
Qu'est-ce qu'on aurait dû?
Qu'est-ce qu'on aurait pu?
Personne n'y peut rien, chacun son destin
Ici c'est comme ça, c'est chacun pour soi
On demande rien
Qu'est-ce que vous croyez?
C'est partout pareil, nos yeux nos oreilles
Vaut mieux les fermer
Ici tout est dur, on aime les serrures
Pas les étrangers (pas les étrangers)
 
Elle était pas bavarde / A peine bonjour, bonsoir
J'ai mis les mômes en garde / Nous on veut pas d'histoire
Pas d'histoire...
 
Peurs contre peurs, nous sommes d'ici, elle est d'ailleurs
Peurs contre peurs, elle est partie un jour
On reste entre nous peurs contre…
Peurs contre peurs, nous sommes d'ici, elle est d'ailleurs
Peurs contre peurs, un jour elle est partie
Nous sommes restés nos peurs aussi
Peurs contre peurs…

Rouge

Y'aura des jardins, d'l'amour et du pain
Des chansons, du vin, on manqu'ra de rien
Y'aura du soleil sur nos fronts
Et du bonheur plein nos maisons
C'est une nouvelle ère, révolutionnaire

On aura du temps, pour rire et s'aimer
Plus aucun enfant, n'ira travailler
Y'aura des écoles pour tout l'monde
Que des premières classes, plus d'secondes
C'est la fin d'une histoire, le rouge après le noir

On aura nos dimanches
On ira voir la mer
Et nos frères de silence
Et la paix sur la terre
Mais si la guerre éclate
Sur nos idées trop belles
Autant crever pour elles
Que ramper sans combattre

Y'aura des jardins, d'l'amour et du pain
On s'donn'ra la main tous les moins que rien
Y'aura du soleil sur nos fronts
Et du bonheur plein nos maisons
C'est une nouvelle ère, révolutionnaire

Un monde nouveau, tu comprends
Rien n's'ra plus jamais comme avant
C'est la fin d'une histoire,
Le rouge après le noir

Un monde nouveau, tu comprends
Rien n's'ra plus jamais comme avant
C'est la fin d'une histoire,
Le rouge après le noir........

Un deux trois

Ca m'a pris par surprise
Quand j'étais qu'un gamin
J'regardais tomber mes nuits
Et j'en attendais rien
Moi à Springfield, Massachusetts
La vie coulait comme de l'eau
Un matin j'ai pris perpete
En ouvrant la radio
Ca s'appelait rock and roll
Moi ça m'a rendue folle
Moi j'y ai rien compris
Sauf que c'était ma vie
T'y comprends rien mais qu'ça sonne

Ca f'sait un, deux, trois
Pretty mama
Quatre cinq six
I miss you
Sept Huit Neuf
Cannot get enough
Dix onze douze
I ain't got the blues

One two three
Come on baby
Four five six
A kiss
Seven eight nine
You're on my mind,
Ten eleven twelve
Tell me when

Il parait qu'il y'en aurait qui se damnent
Pour du pouvoir pour de l'or
Chacun sa facon de brader son âme
On les plaint pour ce qu'ils ignorent
Moi quand j'entends l'Intro de "HeyJoe"
Oh j'le comprends mieux qu' aucun mot
Et rien ne me met dans le meme état
Que la voix d'Aretha
Ca s'appelait rock and roll
Moi ça m'a rendue folle
Moi j'y ai rien compris
Sauf que c'était ma vie
T'y comprends rien mais qu'ça sonne


Ca f'sait un, deux, trois
Pretty mama
Quatre cinq six
I miss you
Sept Huit Neuf
Cannot get enough
Dix onze douze
I ain't got the blues

One two three
Come on baby
Four five six
A kiss
Seven eight nine
You're on my mind,
Ten eleven twelve
Tell me when

Et c'etait plus qu'une musique
Un language, une communion
Une religion laïque
Notre facon de dire non
Des cheveux longs jusqu'au blouson
Mêmes idoles et mêmes temples
Nous allions tous même direction
Nulle part, oui mais ensemble

Ca f'sait un,deux,trois
Pretty mama
Quatre cinq six
I miss you
Sept Huit Neuf
Cannot get enough
Dix onze douze
I ain't got the blues

One two three
Come on baby
Four five six
A kiss
Seven eight nine
You're on my mind,
Ten eleven twelve
Tell me when
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