Voilà, je suis finalement assis à ma table d’hôtel pour communiquer avec vous tous après ci longtemps.
L’étape de Singapour est donc terminée. On en retire une fantastique impression de proximité à l’intérieur de la famille. Ca a été une expérience incroyable sur le plan des échanges, de la découverte et de la création d’une histoire commune.
L’atmosphère de partage des mêmes préoccupations et du même rythme que les enfants, puisque nous étions tous étudiants, c’était vraiment fort.
Nous voici donc tous « upgradés » chacun de notre cote : Julia est familiarisée avec une langue de plus, les enfants ont une relation nouvelle avec l’école (la transition était de prendre la responsabilité de leurs études), et me voici diplômé d’une Université Américaine. Nous avons tous eu des succès, et pour moi, les résultats on été très bons, autant en termes de satisfaction personnelle qu’en termes relatifs.
Je n’ai pas pu me rendre à la graduation de Chicago, mais j’étais à Londres et à Singapour.
A partir de retour de ma « tournée » en Europe à 2 reprises l’année dernière, je m’étais mis a chercher du travail, et étant donnée la faible probabilité de travailler a Singapour, nous avions décidé de quitter notre appartement avant de renouveler le bail.
Fin 2007, nous étions donc tous en famille en circulation entre la Suède (ou Vincent et Catherine nous ont reçus pendant la période de Noel Nouvel An) et la France (ou c’est Jean-Denis et Nathalie qui nous ont accueillis).
Au mois de Février, avec un appui incommensurable de nos chers JD et Nath, nous nous sommes installés de manière « provisoire » dans une maison de Gif sur Yvette dont le propriétaire est… a Dubaï.
Dubaï est la destination que mon nouveau job requiert, mais après évaluation, nous avons conclu (il y a peu) que Julia et les enfants resteraient a Paris. Les raisons pour ca sont avant tout :
-
Le but d’être ensemble ne serait pas atteint a Dubaï car les w-e sont différents (seul jour commun : le vendredi de congé), et car les missions de consulting sont a 90% en dehors de Dubaï.
-
La qualité du collège actuel des enfants est très au-dessus de ce que nous avons vu jusqu’a présent, et leur intégration est également optimale.
-
La vie en France est l’idéal pour les besoins de Julia et des enfants.
Nous avions donc considéré Riyad (Arabie Saoudite) au lieu de Dubaï, car j’y passe 80% de mon temps (la taille de l’économie et donc des besoins est très supérieure comparée aux pays voisins). Apres avoir réfléchi a tous les critères de décision, cette possibilité a été écartée, en tous cas pour l’année scolaire 2009.
La qualité de vie a Gif est extraordinaire : nous vivons dans une maison avec un jardin, la ville est plus un village de province qu’une banlieue de Paris, même si les bénéfices de la proximité de Paris sont la. Comment remettre ces avantages en question pour rejoindre Riyad, probablement l’une des vies les plus difficiles, pour une adolescente surtout?
Me voila donc isolé de la famille, après tant de bon temps ensemble. La difficulté de cette situation est réelle pour nous 4, mais le prix est sans doute encore le plus élevé pour moi. Voici donc comment je vois les choses : le travail est ce qu’on peut espérer de mieux pour mettre en pratique les aspects étudiés pendant le MBA, souvent considérés comme très académiques et difficilement applicables a l’entreprise. J’ai donc la possibilité de construire une expérience très enrichissante.
Mon projet actuel : la création du cadre de régulation pour ouvrir le marché de l’audiovisuel en Arabie Saoudite (chaines TV et radios privées), avec la prise en compteous les éléments économiques et culturels sont à prendre en compte. C’est donc du consulting en stratégie et c’est passionnant.
Par ailleurs, cette activité représente un métier totalement différent de celui que j’avais auparavant, donc si tout va bien (« Inch' Allah ») il me sera possible de décider soit de rester dans ce domaine, soit de retourner au monde de l’entreprise, qui apprécie souvent ce type d’expérience.
Certains d’entre vous savent que nous sommes presque partis pour le Cambodge, ou un groupe télécom Luxembourgeois m’avait sélectionné pour diriger une filiale (principal operateur GSM local et TV par câble). Finalement ca ne s’est pas fait. C’est le genre de perspectives qui pourrait se présenter à nouveau dans l’avenir, on verra bien.
Pour l’instant, ma volonté est d’augmenter ma valeur en temps que consultant en travaillant au Moyen Orient ou la demande est suffisamment forte pour me donner cette opportunité, et ensuite de changer de marché, peut être en retournant en Amérique du Sud. C’était exactement l’objectif lors de notre départ du Pérou, sauf que l’expérience n’était pas prévue dans cette partie-ci de l’Asie.
Le livre de notre vie nomade reste donc encore ouvert, même si au fond de nous commence à naitre la volonté de trouver « ou se poser ». On a bien envie d’avoir une maison a notre gout, et si tout réussit pour le mieux nous finirons un jour lointain par avoir un pied ne Europe et l’autre en Amérique du Sud. On verra…
Voila pour les nouvelles que le temps que je me suis imparti me permet de donner.
Je regrette de vous avoir imposé ce long silence, mais nous en avions besoin pour décider comment nous allions nous organiser. Chaque 3 ou 4 semaines, je passe 4 à 8 jours en famille, puis je retourne à ma vie singulière (j’habite dans un immense et confortable hôtel).
La prochaine fois, j’en dirai plus concernant mon expérience ici, et sur mon voyage en Jordanie pour voir Petra.
Un mot aussi pour dire que la maman de Julia est depuis un mois à la maison. Papa y sera aussi pour le mois de Juin. Julia et les enfants seront au Pérou pour les 2 mois d’été, après une longue attente, et avec l’impatience de retrouver tous les copains et copines… Je les envie secrètement…