Quelques nouvelles pour dire que nous allons bien, et pour accompagner les photos.
Les enfants ont encore un mois d’école, puis ils se rendront à différents endroits pour les vacances : Cynthia ira au Japon chez son oncle, s’occuper des petites cousines. Christophe ira (oui MÔsieur) chez François et Jil en Suisse pour un camp de foot, ils l’emmèneront en Bretagne pour une semaine, et il devrait pouvoir retrouver ses cousins à Saint Gervais si tout va bien.
Julia restera ici pour ses cours de Chinois et pour recevoir ses frères qui viendront passer des vacances ici pendant mon absence. Comme vous le savez, je serai parti du 1 Aout au 19 Septembre. Me voici à 2 jours d’examens importants, qui marquent le passage vers une phase moins tendue du MBA : les sujets d’été sont moins contraignants que ceux que nous avons eus jusqu'à présent. Les difficultés reprendront en fin d’année, alors que nous en serons à la dernière ligne droite… Si c’est possible, je souhaiterais trouver du travail pour Octobre Novembre (il sera temps !!).
Au Japon, nous avons eu beaucoup de bons moments. D’abord le fait de voir toute la famille et en particulier pour la première fois (pour ma part) les enfants de Takashi et de Minoru, les frères de Julia. Nous sommes restes principalement à Nagoya, mais nous avons aussi fait un voyage à Tokyo (Julia et moi) et un séjour a la campagne non loin du Mont Fuji, dans la maison de campagne d’un ami de longue date des parents de Julia.
Le pays réserve toujours autant d’émerveillements à ses visiteurs, aussi bien en matière de paysages que de styles de vie. Nous étions à Shinjuku, un quartier qui vibre de dynamisme et qui malgré tout laisse voir le Japon ancien. Nous avons mange des choses incroyablement savoureuses. L’une des expériences culinaires m’a paru être une des meilleures que je n’aie jamais eues.
Le voyage a la campagne était aussi un retour a des aspects du pays auxquels je suis sensible : les temples, la nuit sur le futon après une bonne bière, et autour de a table « kotatsu ». Le principe est le suivant : on s’assoit par terre (rien de nouveau) mais au lieu d’être encombre pour tenir ses jambes, on les place dans un trou a même le sol, au milieu duquel est placée une table qui bien entendu est placée plus haut que le sol, et qui est recouverte d’une couverture dont les bords tombent pour enfermer la chaleur d’un chauffage… qui se trouve dans le trou. Les pieds et les jambes sont donc bien au chaud. Tout le monde porte en principe une veste-peignoir par-dessus ses vêtements. Tout cela permet donc de passer une veillée très conviviale, après une bonne balade dehors et un bon « o furo » (bain très chaud).
Malgré une morosité économique totale au Japon depuis 10 ans, nous avons vu que le pays a finalement beaucoup progresse, en particulier en matière d’infrastructures.
La situation de nos amis « Nikkei », c'est-à-dire les descendants de Japonais qui sont allés travailler dans les usines au Japon a aussi beaucoup progresse. Plusieurs d’entre eux sont à présent établis, sur le plan professionnel, d’éducation des enfants, et aussi dans la société de consommation. Ils sont souvent propriétaires de leur habitation. Bref, les choses vont bien pour ces gens que nous avons vu lutter il y a 10 ans pour gagner leur pain. Il en est de même pour les frères de Julia : Takashi est Japonais, employé permanent dans l’usine ou il a obtenu la confiance qui lui permet de faire partie de l’encadrement. Minoru a passe des diplômes d’état qui le rendent spécialiste d’installations électriques sophistiquées (câblage informatique et installations a bord de navires marchands par exemple).
Jusqu’en 1990, le Japon a eu des lois totalement hostiles à l’immigration pour des raisons de pressions nationalistes. Par obligation, et alors que la croissance battait encore son plein, ils ont cible les « Nikkei » pour assurer une main d’œuvre étrangère a l’intégration moins douloureuse. On voit que le pari à bien fonctionne. Il n’y a encore que 1% d’immigres au Japon, et pourtant l’aspect de la pyramide des âges japonaise est connue pour le défi qu’elle représente en matière de vieillissement de la population. L’avenir réserve sans doute encore une ouverture forcée, car la population active ne suffira pas à affronter les dépenses de retraite et sante (thème familier ?).
Voila pour un petit tour sur l’ile du soleil levant.
On vous embrasse et attendons vos nouvelles avec impatience.
Les « Global Ehrström »