extraits de la lettre de Ruslan Sharipov � Kofi Anan, secr�taire g�n�ral de l'Organisation des Nations Unies. Cher Kofi Anan, Je vous �cris de ma prison de Taschkent afin, encore une fois d'attirer votre attention et celle de la communaut� internationale sur la situation des droits de l'homme, la libert� d'exp- ression, et la pers�cution des opposants � ce r�gime corrompu. En d�pit du fait que, suite aux lettres que j'ai envoy�es de prison, j'ai endur� plus de pres- sions, tortures et mauvais traitements, j'ai d�cid� d'�crire encore � la communaut� internatio- nale en lui demandant de condamner fermement les politiques r�pressives du gouvernement ouzb�k � l'encontre des quelques voix critiques subsistant en Ouzb�kistan. Ma douleur atroce pour notre pays qui est men� par des autorit�s corrompues et par le crime organis�, me pousse � me comporter de cette mani�re illogique,aussi par rapport � mes coll�gues, ceux qui sont libres et ceux qui sont dans les prisons ouzb�kes. Je dis "illogique", parcequ' avant que je n'avoue et"plaide coupable" au proc�s pr�sid� par le juge Mahmudov Ganisher, j'ai �t� for�� d'�crire un rapport de d�c�s, dans lequel j'ai �crit, ainsi qu'il me l'�tait dict�, une lettre d'adieu et j'ai d�clar� que j'ai moi-meme d�cid� de me sui cider. On m'a dit clairement que si je voulais �crire d'autres appels ou des plaintes, je commet- trais mon suicide, ce qui veut dire " je me tuerais moi-meme". J'ai �t� tortur� et j'ai subi des pressions selon des mani�res que je ne peux pas d�crire, dans le but de me forcer � m'accuser au proc�s d'un crime que je n'ai pas commis. La meme chose m'est arriv�e durant l'enquete au d�partement des affaires int�rieures du district de Mirzo Ulug bek.Quand ils ont utilis� la torture et les pressions contre moi, les officiers de police du bureau des affaires int�rieures du district dont les noms sont ( noms omis) et ( noms omis), ont tr�s bien compris que durant le proc�s, s'ils avaient utilis� des m�thodes cruelles de torture : des co ups ou des harc�lements, mes avocats auraient vu les marques de la torture.C'est pourquoi ils ont utillis� des m�thodes qui ne laissaient aucune trace visible de coups sur mon corps. Pourtant ces barbares ont fait tout ce qui �tait n�cessaire pour me "convaincre" de plaider co upable, et de m'accuser moi-meme, par ma propre bouche, au proc�s. Ils m'ont mis un masque � gaz sur la tete et fait passer une substance inconnue dans ma gor- ge apr�s quoi je ne pouvais respirer que tr�s difficilement.Ils ont aussi inject� un produit inconnu dans mes veines et m'ont averti que, si je ne suivais pas leurs instructions, ils m'auraient inject� le virus du sida. ......... .......... Ils ont �t� irrit�s quand leur projet contre moi s'est �vanoui devant leurs propres yeux, quand les victimes sont devenues hyst�riques durant le contre interrogatoire fait par la d�fense, par le manque de preuves pour soutenir leurs all�gations, et, en outre,du fait que les examens m�dicaux -l�gaux n'ont d�montr� aucune �vidence de contact sexuel entre nous. Et c'est pourquoi, � cette �tape cruciale du proc�s, j'ai �t� oblig� de faire face � un aussi cruel traitement, en d�pit du risque que je pouvais t�moigner de la torture subie, avec mes avocats, pen dant le proc�s. Mais je me suis rappel� leur avertissement au sujet du fait que les avocats allaient partir et que moi, j'allais rester entre leurs mains.Pour etre honnete, j'avais horriblement peur apr�s ce qu'ils m' avaient fait et � propos de ce que, malheureusement, je ne peux pas dire.J'avais aussi peur qu'ils puissent aussi faire tout cela � ma m�re et � mon jeune fr�re, autant qu'� mes avocats. .......... .......... Retour � la page d'accueil |
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