| Complainte � propos d'un cachot | ||||||||
Tes geoliers, Ruslan, viennent de te quitter. Encore une fois, sur ton visage ensanglant�, Ils ont viss� le masque, Tu n'as pu refuser le gaz immonde et Tes poumons en ont presque �clat�. Ils t'ont peut-etre rou� de coups, Des mains, des pieds. Ils ont hurl�, devant tes yeux hagards: "Allez, avoue que tu l'as m�rit�!" Tu r�sistes et, quelquefois, sans comprendre Pourquoi, tu te laisses aller. Une insidieuse et perfide narcose Te laisse h�b�t�, tantot ahuri, Toujours endolori. Ils ont battu des enfants, pour Qu'ils te clouent au banc des accus�s. Ils ont for�� ta signature, au bas de cette Lettre ou' tu dis nous quitter. Nous, par mille et par milliers, Nous attestons ta vie, Ta libert�, ta foi. Nous parions sur un prochain sourire, Celui que nous te connaissons. Sur un prochain soir d'�t�, Sur le droit pour chacune et chacun, De critiquer, de dire, Et, plus encore, Celui d'aimer. Gildas Le Berre 10 nov 2003 |
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