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![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Depuis plusieurs années, M. le Chanoine Belles-Isies rêvait d'un collège spécifiquement pour les garçons, destiné à leur instruction. Plusieurs tentatives avaient été faites déjà dans des locaux de fortune pour tâcher d'y arriver. En 1951, la Commission Scolaire de Grande-Rivière obtient du Département de l'Instruction Publique une subvention pour la construction d'un collège de huit classes, avec résidence pour la communauté des Frères enseignants. Le contrat est donné à M. Laurent Giroux, entrepreneur de St-Casimir de Portneuf. La communauté des Révérends Frères de l'instruction Chrétienne accepta de prendre la direction du nouveau collège. Cette communauté, dont la réputation est à plusieurs points des plus excellentes et dont les représentants à Grande-Rivière, depuis dix ans ont toujours donné l'exemple d'une vie foncièrement religieuse et d'un dévouement vraiment extraordinaire à la cause de l'éducation des jeunes gens, célèbre en 1960, le Centième Anniversaire de la mort de son fondateur, le Vénérable Tean-Marie Robert de Lamennais. Qu'il soit permis d'adresser à cette communauté Si méritante nos voeux pour les plus grands succès et pour nous un séjour indéfini à Grande-Rivière. Les deux premiers religieux à qui on confia la charge du nouveau collège furent les Révérends Frère Louis-Célestin (Gélinas). Directeur et Frère RenéMarc (Baril) arrivés en août 1951. Ils furent les hôtes du Curé 1.-C. BellesIsles dans son presbytère et firent~la classe dans des locaux de la salle paroissiale En attendant la fin de la construction. La Commission Scolaire fit alors l'acquisition d'un autobus et de deux autos-neige pour le transport des enfants, Le nouveau collège, comme le couvent d'ailleurs, devinrent écoles centrales, pour les élèves de toute la paroisse, à partir de la 5ième année et pour les élèves du village. Depuis ce temps, les études se poursuivant plus tard et les écoliers devenant plus nombreux, le collège fut bientôt plein à craquer. Heureusement des locaux plus vastes et plus nombreux dans le couvent actuel ont permis d'obvier jusqu'ici à ces inconvénients en confiant aux religieuses les garçons des 4 premières années du cours primaire. Mais la situation ne peut étre que temporaire et il faudrait songer dès maintenant à doubler le collège actuel. Toujours est-il qu'en novembre 1951, le collège pouvait ouvrir ses portes et les régistres de cette année nous indiquent que 200 garçons environ, se présentèrent dont près de 140 étaient transportés. En 1952, c'était la bénédiction de l'école et les cours s'étendant jusqu'à la 1 I ième année exclusivement, un 3ième religieux fut ajouté. En 1953, il y a assez d'élèves pour compléter le cours et on enseigne jusqu'à la I 2ième année; il y eut alors 4 frères enseignants au collège; et à la fin de cette année, le Rév, Frère Roland Joseph (LeBlanc) actuellement, à Chandler, était nommé directeur. A ce moment les Frères recevaient les enfants de la 1ère année à la 111ème année. Il y eut des jours de mauvais temps où il fallut alterner les récréations parce que toute cette gent-écolière ne pouvait être contenue ensemble, même debout, dans la salle du collège. Malgré ces problèmes et bien d'autres encore, le Rév. Frère Roland J oseph put trouver moyen de se gagner le titre de frère ingénieur par ses échafaudages et des réalisations dans le domaine de la menuiserie et de l'électricité qui ont passé à l'histoire. Les paroissiens se rappellent encore l'illumination de la Crèche de Noè'l où la voie lactée scintillait de vie derrière des collines recouvertes de maisons, de ponts, de cours d'eau, de précipices. de viaducs aux couleurs variées. Depuis 1956, le Directeur du Collège est le Rév. Frère Lionel Roland (Duchesne) dont le dévouement est trop connu et la bonté trop évidente pour en parler plus longuement. Il est assisté dans sa tâche par le Rév. Frère Adoîphe <Côté) ancien directeur de Maria. Quand on songe aux débuts de l'Instruction Publique dans la paroisse de la Grande-Rivière, on ne peut que constater, que malgré toutes sortes d'obstacles, il faut le dire, d'intérêts particuliers en jeu et de petites coteries partisanes., elle a avancé à pas de gêant, puisqu'aujourd'hui dans des locaux modernes ou modernisés plus de mille enfants reçoivent les bienfaits de l'instruction que leur dispensent plus de 40 titulaires de classes. Ceci ne doit pas nous faire oublier le souvenir des ouvriers de la 1ère heure, qui dans le silence et l'abnégation ont tenu à leur vocation d'institutrice dans les premiers temps. Il n'y avait en effet, au début, que 3 classes dans la paroisse. Petit-Pabos, au Pont et dans le village. Le premier inspecteur connu est un monsieur Tremhlay. Parmi les premières institutrices, il nous faut saluer les noms suivants: Mlles Rousseau, Bernier, Gauthier, Landry, Arseneault, Dubé, Beaudin, Mme Fugène Desjardins et Mlles Kate, Maria et Minette Sirois, Citons en passant qu'une autre Maria Sirois enseigne encore au Couvent et qu'elle s'est méritée, par son long dévouement, une décoration du Département de l'Instruction Publique.
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