English text follows

 

Zéno, une vie de bohème.

 

On dit qu’une petite image vaut mieux qu’un grand discours.

La première image, c’est celle de mon Papa qui, penché sur mon berceau, joue une Czardas au violon.

La seconde, c’est celle de ma « bohémienne » de grand-mère maternelle, près de la « roulotte » de son frère, forain au pays des Roms Sinti.

Mais ces images, je n’en ai réalisé la puissance et l’importance que tardivement. En attendant j’ai été un Zéno errant de ville en ville (12), de logis en logis (30). Et j’ai voyagé de style musical en style musical.

Cela commence dans mon enfance, dans une petite ville du Centre-Ouest de la France où la seule école de musique « modeste » était celle de l’Harmonie Municipale. J’y ai appris la trompette puis, pour diverses raisons, je suis passé aux cuivres plus graves, jusqu’à la contrebasse. Puis j’ai joué avec des harmonies du Sud-Est de la France dans plusieurs pays d’Europe de la musique classique et du jazz.

En parallèle, comme d’autres adolescents de mon époque, j’ai construit ma première guitare et chanté du Rock and Roll et du Blues.

Et puis, la musique est devenue pour moi un moyen de rencontrer autrui en jouant et en chantant avec lui et/ou comme lui.

L’école n’était pas mon truc alors j’ai eu du temps pour apprendre à sortir un son ou à jouer assez bien des instruments de musique de mes frères, cousins et copains : flûte baroque, clarinette, saxophone, harmonica, accordéon et percussions.

Au niveau du chant, c’est pareil. J’ai appris des chansons au fil des rencontres en français, anglais, italien, allemand, espagnol, breton et hébreu.

J’ai passé un peu plus de temps sur les musiques des Andes puis sur les musiques celtiques enfin sur  la musique du groupe Kolinda, groupe hongrois aux sonorités souvent Rom/tsiganes.

En 1999, quand mon Père disparaît, la Czardas et d’autres musiques Rom se mettent à prendre une place dans ma vie.

Je m’intéresse à la langue Rom.

 

Zeno, a Bohemian life

 

One says that a small picture talks more than a long letter.

The first picture features my father and his violin. My Dad plays a Czardas upon my cradle.

The second picture shows the mother of my mother in her “bohemian” style aside her brother’s wood trailer.

I realized the importance of these pictures years and years later. In the meanwhile I’ve been a wandering Zeno, from town to town (12), from flat to flat (30). And I traveled through different music styles.

The travel began when I entered the age of discretion. The only music school in the little town was the one of the Town Brass Band. So I began to study the trumpet and, for any reason, continued with the tuba. Then I played in different Town Brass Bands in Europe, mostly jazz and classic music. Meanwhile, as many teenagers, I built my first guitar and played Rock and Roll and Blues music.

Then music became, for me, a way to meet people, playing or singing with them, learning from them. I didn’t spend much time for school work so I had time to learn more or less the instruments of my brothers, cousins and friends : baroque flute, clarinet, saxophone, mouth harp, accordion, and drums.

As far as singing was concerned the approach was the same and I learned songs from people I met in French, English, Italian, German, Spanish, Celtic languages and Hebrew.

I spent more time on Andean music, then Celtic music and finally the music of  an Hungarian band, Kolinda, who has some Rom/tzigane influences.

In 1999, after the death of my father, Czardas and other Rom music styles began to take more place in my life.

I began to have a look on the Rom languages.

 

 

  

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