DES CONSEILS DE PROPRETÉ ET DE DISPOSITION DES SERYNGUES EN PLASTIQUE A DESDUNES

PRÉSENTATION DU CAS


Je fus invité dans le village de Desdusnes par le révérend catholique de la zone, le père Miton. Celui tenait un petite salle de soins primordiaux pour les villageois. Lors de mes premières visites, je n'avais rien remarqué d'anormale. Après une abscence de quelques mois, j'y suis revenu. A retenu particulièrement mon attention, cette fois, la réutilisation par l'auxilliare du père de seryngues en plastique après leur "stérilisation" à l'eau ou a l'alcool.


La décontamination du matériel médical comporte plusieurs étapes. Celles-ci sont:
  1. le nettoyage qui est l'enlèvement de toute matière contaminante visible ou présupposément invisible; les mains sont, en général, lavées avant la manipulation du matériel médical a décontaminer puis engantées; alors que le nettoyage au savon est courant pour les mains, elle n'est pas toujours possible ou recommandée pour les instruments;
  2. la désinfection dont le but est de réduire davantage et autant que possible le nombre de germes contaminants et invisibles; la désinfection utilise des critères de référence spécifique; dans certains cas, elle peut etre réalisée par l'ébullition ou à l'aide de produits chimiques;
  3. enfin la stérilisation qui est censée éliminer tout germe ou tout produit de contamination de l'instrument à réutiliser.
La réutilisation des instruments chirurgicaux doit nécessairement aller jusqu'a la stérilisation. Par instruments chirurgicaux, je veux entendre tout une gamme de matériel médical qui est destiné sinon à pénétrer les tissus du patient du moins à y entrer en contact. Je citerai les exemples les plus simples et les plus courants comme: la seryngue à aiguille hypodermique ou intramusculaire, le bistouri utilisé par le chirurgien et la pince à extraction dentaire.


La stérilisation peut se faire de differentes manières. Les plus communes sont:
  1. la stérilisation à l'autoclave par la chaleur sèche ou par la chaleur humide
  2. la stérilisation par des agents chimiques pour le matériel qui ne peut etre stérilisé à la chaleur
La stérilisation à la chaleur humide est de loin la plus aisée, i.e., la plus fiable et la plus facile à contrôler. Il existe une charge maximale à ne pas dépasser dans l'autoclave et une chaleur minimale à appliquer pendant un période donnée pour assurer la décontamination parfaite. En général, le temps d'application sera de 15 minutes pour une température maximale de 121°C, i.e., correspondant à une surpression en atmosphères de 100 Kpa. Plus le temps de stérilisation sera raccourci, plus la chaleur de stérilsation sera élevée, mais il existe une limite.
     La stérilisation à la chaleur sèche va au dela de telles températures, parfois jusqu'a 200°C; en général, elle est de 180°C pour une période minimale de 60 minutes et de 160°C pour 120 min.. Evidemment. la stérilisation à la chaleur sèche ne s'applique qu'aux métaux.
     Pour ce qui est des autres matériaux, comme le plastic, par exemple, la stérilsation peut etre entreprise par des agents chimiques, mais elle ne pourra jamais l'etre à l'alcool. Parmi les agents chimiostérilisants, on peut citer:
  • l'oxyde d'éthylène, mais sa manipulation est délicate, car il existe des risques appréciables d'intoxication et d'explosion
  • la formaldéhyde dont la vapeur non pressurisée est utilisée à ce propos; les résultats sont, en général, moins bons.




DISCUSSION DU CAS


Normalement, dans une clinique de soins primaires, l'utilisation de seryngues et des injections hypodermiques ou intramusculaires n'est une nécessité que dans le cas de la vaccination. Dans tout autre cas, il est est plus raisonnable de référer le patient à l'hopital de la zone, et les deux centres de santé doivent travailler de pair, sans tenir compte d'aucune considération de la foi religieuse, pour l'amélioration de la santé de la population locale.













DISPOSITION PRISE


Parce que la seryngue en plastique n'est destinée a ne servir qu'une fois, une telle pratique a été déconseillée, car il existait de sérieux risques de transmission de maladies infectieusee et transmissibles avec leur réutilisation. D'autre part, la plupart des cas que j'ai consultés dans la zone étaient facilement amenables à la thérapeutique orale.
   Si la vaccination locale était envisagée, des seryngues en plastique toutes neuves auraient du etre utilisées. Seules les seryngues en verre peuvent etre reutilisees mais le centre aurait eu besoin d'une petite autoclave de table pour assurer leur bonne stérilsation. L'inconvénient était que celle-ci devrait être transportée à la clinique, les jours de consulation, et ramenée au domicile du père, à la fin des consultations, pour éviter le dévalisement dans cette région très pauvre et surpeuplée. D'autre part, la stérilisation des aiguilles est beaucoup plus difficile que celle de la chambre en verre de la seryngue, ce qui complique la réutilisation de la seryngue en verre. En tout état de cause, la vaccination orale lorsqu'elle était possible aurait été encore préférable.
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