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Note pr�alable: Je d�sapprouve le terrorisme comme une forme d'opposition politico-sociale et je mets en garde le lecteur contre toute fausse interpr�tation de mes intentions qui ne sont qu'analytiques. J'en profite aussi pour faire remarquer que le le terroriste peut �tre un "d�rang�" mental, et �tre, par exemple, un d�pendant aux narcotiques (axe 1), un psychotique (axe 2), un neurotique (axe 3) ou, tout au moins, un anarchiste, imbu d'id�ologies violentes ou extr�mistes (axe 5), selon l'�valuation multiaxiale de la DSM-III.
Le terrorisme est une forme tr�s subtile de la lutte subversive et est souvent con�u par ceux qui s'en adonnent comme la premi�re �tape de cette lutte, celle qui pr�c�dera la gu�rilla, le coup d'�tat ou la r�volte populaire; elle est, n�ammoins, une forme d�grad�e de cette lutte, celle qu'utilise un protagoniste faible contre un adversaire trop puissant. N�ammoins, le terrorisme a des implications politico-sociales consid�rables qu'aucune partie engag�e dans la lutte pour le pouvoir ne peut n�gliger. Le terrorisme cherche � provoquer la panique, le d�sarroi, le chaos, l'intimidation, la haine, la r�plique violente, bref l'instabilit� politico-social, pr�lude � toute r�volution. Il le fait en cr�ant la division politico-id�ologique de la population indig�ne dont il recherche un changement d'attitudes: amener une partie de celle-ci � se prononcer contre l'ordre �tabli. Pour cela, le terroriste fait appel aux sentiments les plus bas, les plus vils ou (pour reprendre Carl Jung) les plus inconscients* de son peuple ou de sa communaut� dont il cherche � repr�senter les aspirations et les mobiles. La d�nomination de quelques organisations terroristes est, particuli�rement, suggestive: Organisation des Opprim�s du Monde (au Moyen-Orient), Sentier Lumineux (au P�rou), Septembre Noir (groupe palestino-allemand), Croisade Islamique, I.R.A. (arm�e r�publicaine irlandaise), E.T.A. (Euzkadi ta Azkatasuna ou arm�e de lib�ration de la Bascogne) en Espagne (Cette liste de d�nominations suggestives est loin d'�tre exhaustive.)
Le terrorisme peut �tre un terrorisme d'�tat, utilis� par les dirigeants au pouvoir pour d�barrasser leur soci�t� des individus "d�viants" (tel il en f�t au Br�sil). Ce terrorisme s'oppose � celui des groupes subversifs qui, en plus de chercher � d�stabiliser le gouvernement en place - son premier but - vise �galement � d�barrasser leur nation de citoyens qui leur paraissent trop conformistes.
En Ha�ti, le terrorisme d'Etat a �t� perp�tr� par des groupes paramilitaires, ayant pris, suivant l'�poque, des d�nominations diff�rentes, n�ammoins suggestives, tels les "zinglins" (qui blessent) du g�n�ral Maximilien, sous le r�gne de Faustin Soulouque, les "volontaires de la s�curit� nationale" (V.S.N.) ou, vulgairement, les "tontons macoutes" (qui agissent dans l'obscurit�), sous Fran�ois Duvalier et, plus r�cemment, les "zinglindons" des gouvernements militaires et des groupes paramilitaris�s de l'�re post-duvali�rienne.
Le terrorisme n'est, donc, pas une cr�ation des ann�es 90, ni m�me l'apanage exclusif de d�viants sociaux. Des arm�es r�guli�res, par exemple, ont men�, au cours de la seconde guerre mondiale, des actions terroristes en vue de h�ter la d�bacle dans le camp adverse pour y cr�er des probl�mes de logistique. Le lib�rateur juif, David Ben Gourion, le p�re de la nation isra�lienne a men�, activement, cette forme de lutte subversive contre les occupants anglais de la Palestine. Le Ku-klux-klan, encore l�galis� de nos jours, aux U.S.A. a men� des actions terroristes contre la minorit� noire am�ricaine afin de la d�rober de ses droits**.
Le terrorisme, cependant, parce qu'il ne fait pas de diff�rence entre les objectifs civils et les objectifs militaires, est la forme la plus basse de la lutte subversive, celle qui est indigne du militaire de carri�re et du citoyen honn�te. Le terrorisme, m�me lorsqu'il a des buts nobles, ne peut jamais �tre justifi�. Enfin, il est difficile de r�duire toutes les cellules terroristes du monde, car de nouvelles en naissent chaque ann�e. Il peut �tre plus facile et plus avantageux de les �pier et de pr�venir leurs actions.
Autres Strat�gies R�volutionnaires
D'autres strat�gies r�volutionnaires sont moins dramatiques et peuvent avoir un aspect d�mocratique, telles par exemple, des protestations r�guli�res et organis�es violentes ou non violentes, la cr�ation de groupes de vigilance pour la s�curit� nationale et la d�fense de la d�mocracie; ceux-ci seront non arm�s et seront, extraordinairement, imbus d'id�ologie non violente (m�me lorsque les participants auraient re�u un entra�nement appropri� au combat pour d�courager l'adversaire).
*Des traits particuliers � une soci�t� ne sont pas h�rit�s, mais transmis, tr�s t�t dans la vie, d'une g�n�ration � une autre, par des attitudes ou des expressions; ne sont h�rit�s que la tendance g�n�rale de l'homme � se comporter comme un animal sup�rieur et des traits caract�ristiques - aggressivit�, sociabilit� naturelle (qui facilite la formation de larges groupes), sexualit� (un aspect de l'instinct de vie) et temp�rance naturelle (qui facilite l'int�gration au groupe) - de ce compotement.
**Le Ku-klux-klan employa la m�me m�thode que les tontons macoutes. Voil� ce que nous en dit le "Compton Desktop Encyclopedia": Organized in 1866 by Confederate veterans as a social club in Pulaski, Tenn., the Ku Klux Klan was restructured along political and racial lines a year later in Nashville, Tenn. Sometimes called the Invisible Empire of the South, the KKK, or the Klan, it was presided over by a grand wizard and a descending hierarchy of grand dragons, grand titans, and grand cyclopses. They took the name of the organization from the Greek word kyklos, meaning "circle," and the English word clan. Dressed in robes and hoods designed to frighten superstitious victims and to prevent identification by Federal troops, Klansmen whipped and killed freed slaves in nighttime raids. With intimidation and threats,Klansmen drove blacks and their white sympathizers out of their communities, destroying their crops and burning their houses and barns.
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