MA "MÉTAPHYSIQUE"

Ma "métaphysique" est différente de la métaphysique classique parce qu'elle ne prétend pas aller au delà des frontières de la science; elle reste dans ses limites. Dans ma "métaphysique", la Nature est Dieu, mais elle n'est pas personnalisée et elle n'a aucun pouvoir divin; elle reste ce qu'elle est, ce que nous avons vu d'elle, tout au long de mon site, et ce que nous y allons voir. La nature fait et défait; elle est l'essence de l'univers, elle définit aussi son existence par ses differentes manifestations et sa présence. La nature est dynamique, elle ne reste pas quiète et statique. Elle est mue par un "souffle", de l'énergie- l'énergie naturelle. Globalement, celle-ci peut être appelée énergie cosmique. Elle imprègne tout ce qui se meut dans l'univers. Elle ne "meurt" jamais et elle se recycle toujours, comme la nature elle-même. Elle est éternelle. Elle peut prendre diverses formes. Sur notre planète, l'énergie naturelle se manifeste de diverses manières: les vents, les ouragans, les tremblements de terre, les raz de marée, la vie elle-même, etc.. Le recyclage continuel de l'énergie naturelle et de la nature en soi a donné lieu à l'un des plus grands "algorithmes1 de la science moderne: la théorie du "Big Bang", appuyée de multiples observations - "red shift" des galaxies, "background radiation or noise", etc., et qui n'est autre qu'une explication de l'évolution de l'univers. Elle a aussi donné lieu à un autre qui explique l'évolution de la vie sur terre. La grande différence entre les deux théories est que la première présuppose une singularité, un début mystérieux qu'on peut avoir tendance à assimiler à la Création, i.e., à la brusque émergence de la nature et de l'univers à partir de rien ou du néant (comme le présume quelques uns de nos mathématiciens) et, peut-être, sous une influence, surnaturelle ou divine (comme le disent nos prêtres). La deuxième nous laisse comprendre que la vie et les divers êtres vivants ont pu, de toute vraisemblance, avoir emergé de son environnement naturel, sans intervention divine, et ignore toute singularité.

Nos ancêtres vénéraient plusieurs dieux, i.e., plusieurs formes de l'énergie cosmique ou plusieurs aspects ou manifestations de la nature. Nous, les hommes modernes, n'adorons qu'un que nos philosophes considèrent comme étant l'Essence et qui n'est autre que la nature en soi, non simplement ses multiples manifestations ou ses différentes formes d'énergie. Néammoins, à un aspect de cette nature unique, une, nous attribuons, comme nos ancêtres, des forces ou des qualités du bien et à un autre des forces du mal; ainsi est née la dualité Dieu-Démon.
   À New York, le canal 13 a une émission où l'animatteur veut nous enseigner comment capter l'énergie cosmique. De mon avis et comme avancé ci-dessus, l'énergie cosmique est partout; elle est omniprésente et le vrai sens de l'émission est la relaxation pour nous permettre de recupérer de la perte de l'énergie naturelle de notre organisme que nous avons connue lors de nos activités antérieures.

On peut penser que quelques univers comme celui des mots et celui des idées ne font pas partie de l'univers naturel; ils en sont, néammoins, les manifestations de celui-ci. D'autre part, l'univers des mots et des idées est, peut-être, immatériel, mais il n'ya rien de plus naturel que les mots et les idées, peut-on dire. En d'autres termes, et du point de vue scientifique, rien ne précède ou n'a pu précéder la nature. Dans l'Ancien Testament de notre bible chrétienne, nous avons appris qu'au Commencement avait été le Verbe, i.e., quelqu'essence ou quelqu'existence qui soit supérieure à la nature et qui soit surnaturelle. Du point de vue scientifique, ceci na pas de sens, comme nous l'avons vu. Au commencement avait été mère Nature et, vraisemblablement, nous ne lui survivrons pas (allusion au paradis céleste); autrement, l'univers aurait été surpeuplé d'êtres vivants. Le mathématicien Stephen Hawking, dans son livre Imaginary Time nous entretient d'un univers obscur qui aurait précédé l'existence de l'univers actuel tel que nous le connaissons et tel qu'il est défini par les coordonnées, ordinaires, d'espace-temps, de température-énergie et de volume-masse (cf. Grands Ensembles). La matière, telle que nous la connaissons, n'est-elle pas détruite au niveau des "trous noirs cosmiques" et l'antimatière, une forme erratique, dans son existence, de la matière, ne remplirait-elle pas l'espace inoccupé par la matière? Néammoins, si tel le fut, c'aurait, encore, été un univers naturel, la nature, ne se résumant pas, comme nous venons de le montrer, à ce qui est seulement matière et à ce que nous pouvons observer et mesurer.
    Dans leur recherche élusive de l'"ESSENCE"2, mais toujours soucieux d'éviter de faire allusion au "SURNATUREL", nos physiciens et nos mathématiciens modernes ont découvert le monde subatomique et inventé de nouveaux termes pour le décrire - le "quark" (une particule élémentaire dont la charge a été calculée à 2/3 celle de l'électron), l'hadron (quark et toute autre particule subatomique qui est libérée lors de la désintégration ou de la rupture de l'atome et de ses constituants nucléaires et, ordinairement, observables - le proton, le neutron et l'électron - et qui intervient dans les "fortes"interactions subatomiques ou nucléaires), le "string" (une fome encore plus évanescente ou plus subtile de la matière que n'est la(les) particule(s) élémentaire(s) et électromagnétique moderne (énergie particulaire et électromagnétique, à l'instar du photon) qu'est le quantum), enfin, pour nous arrêter là, le graviton (un support matériel de l'énergie potentielle qui n'a jamais été observé et qui nest pas, tout à fait, accepté de tous). Mais, hélas, c'est ainsi que progresse la science.

Un dernier terme qu'il me reste à définir dans cette MÉTAPHYSIQUE DE LA NATURE est le mot "infini". Beaucoup de cosmologues ou de cosmologistes actuels pensent que l'univers est fini. C'est un concept qui leur va bien car le cosmologue est, d'abord, un physicien. Le mathématicien ne l'est pas; le mot infini est, donc, un concept mathématique. L'univers phsyique ou, tout court, l'univers, celui des cosmologues et des phsyiciens serait donc fini, mais, attention..., sans frontière ("without boundary"3), et ceci jette la confusion dans l'esprit des profanes mais va aux mathématiciens. En effet, pour l'étude du cosmos, il faut compter avec eux. Albert Einstein, le plus grand ou l'un des plus grands, qui fut les deux, physicien et mathématicien, avait tracé la voie avec sa théorie de la relativité qui fournit des explications pertinentes sur l'univers des plus grands, ou Cosmos, et sur celui des plus petits, ou atome. C'est, alors, ici que la relativité sera supplée de la physique quantique qui explique ces aspects imprévisibles, mais, tout de même mesurables, de la nature des plus petits. En effet, par dessus tout, la Nature est imprévisible et ses "intentions" nous échappent, en grande partie; nous pouvons disparaître, par exemple, de notre planète, à tout moment, comme les dinosaures, par exemple (allusion à la fin du monde).
   
    Pour rendre ma métaphysique plus accessible à l'esprit du profane, je sépare, volontiers, la nature de l'univers. La Nature est infinie; elle est celle qui a engendré l'univers, le cosmos, qui se comporterait comme un engin thermodynamique parfait avec les différentes phases - Expansion isothermique, Expansion adiabatique, Contraction isothermique, Contraction adiabatique - ayant débuté par un "Big Bang" et allant se terminer par un "Big Crunch". L'existence des trous noirs cosmiques ("cosmic black holes") appuie une telle évolution (cf.; Les Grands Ensembles); et voilà, l'univers, celui que nous connaissons avec nos instruments de la physique et de la chimie, disparaîtra, peut-être, un jour, mais la Nature ou Dieu, cet infini, cet infiniment bon sera, toujours ou constamment4, là pour continuer, à jamais, son oeuvre de création5.

Ma "métaphysique"6 est, donc, celle de la nature. Aimons mère Nature, apprécions ses bienfaits et protégeons la. "Mais la nature est là qui t'invite et qui t'aime, plonge toi dans sons sein qu'elle t'offre toujours", nous dit le poète français Lamartine, si je ne m'y trompe.

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1 On peut voir que j'emploie, souvent, le terme algorithme et l'applique à des théories bien établies, décidément à un titre diminutif. Alors qu'un algorithme est une suite de raisonnements, d'opérations ou de spéculations employés de façon automatique, pour ainsi dire, sans aucune référence à des observations méthodiques et sûres, la théorie, par contre, s'y réfère. Néammoins, parce que des hypothèses, comme, par exemple, celles de la soupe primordiale qui fait allusion à un tout premier début de l'univers, dans la théorie du "Big Bang", ne peuvent être ou ne sont pas vérifiées, le terme a été maintenu pour mettre en relief le doute. La théorie de l'évolution des êtres vivants mérite, néammoins, plus de crédibilté que celle du "Big Bang", l'évolution pouvant, presque, être reproduite expérimentalement. Enfin, dans une thérie de l'évolution de l'univers comme celle que j'avance dans Les Grands Ensembles [Chapitre V: L'Univers Physique ou Cosmos et Chapitre VII: La Matière: Les Lois qui la Gouvernent: Les Lois de la Physique Non Classique (Physique Relativiste)], le "Big Bang" peut être réduit à un algorithme.

2 Quelque soient effrénée leurs recherches, nos physicines et nos mathématiciens ne cherchent pas la cause ultime des choses, mais des causes probables à diverses observations, à diverses entités observables.

3 Des physiciens architectes le comparent, volontiers, à la surface d'un globe ou à un cercle.

4 Ainsi, je rétablis Albert Einstein avec sa constante cosmologique ou "naturelle".

5Depuis que la théorie de l'évolution a éliminé la main divine dans la science ("has smashed God out of science") et a imprégné l'idée scientifique ("has passed the boundary of the science of biology to impregnate all science"), ce que nos hommes de science recherchent, c'est à comprendre, par exemple, comment la nature agit avant le Big Bang et après le Big Crunch, à énoncer les lois de la nature en decà du Big Bang et au delà du Big Crunch, bref à aller au delà de l'univers que nous connaissons (cf. Imaginary Time de Stephen Hawking), ...une tâche hardie!.

6 Cette branche de la philosophie qui examine la nature de la realité, les relations qui existent entre l'esprit et la matière, la substance et l'attribut, les faits et les valeurs - "The branch of philosophy that examines the nature of reality, including the relationship between mind and matter, substance and attribute, fact and value." (American Heritage Dictionary). Tout a été fait sur cette page (regardez aussi les mots soulignés pour vous y retrouver quelque peu). Lisez aussi Ma Nouvelle Metaphysique.

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