L'ADOLESCENCE

L'adolescence est une période caractérisée par un regain de la croissance physique, accélérée, l'accroissement de l'activité des glandes sexuelles et l'hyperactivité des glandes sébacées de la peau.

Au début de mon adolescence, j'ai débuté une carriére sportive, intensive et ai connu un gain de poids formidable, vraisemblablement, par suite du "push" de mes parents, d'un bon appétit (j'en ai toujours eu), de l'amélioration de la situation économique, familiale et/ou du ralentissement du métabolisme de la graisse alimentaire. Cela survint surtout après un de mes séjours temporaires à New York, chez maman Chichi qui me faisait chercher au cours des vacances scolaires. Elle me gâtait à sa façon et m'emmena visiter la Statue de Liberté, l'Empire State Building, la première fois, le Musee des Sciences Naturelles et assister à des représentations au Madison Square Garden, au Hayden Planetarium et à Radio City Music Hall. À Newark, au New Jersey, elle m'emmena faire la connaissance des cousins américains. Je me rappelle particulièrement de ma rencontre avec cousine Michele avec qui j'ai échangé quelques mots et le sourire et d'Oncle Laurence qui me fit cadeau de ma première montre prestigieuse, une Bulova; celle-ci me fut volée à Jn Mie Guilloux. Ce n'est qu'après que je connus davantage Dorothee, Linda, la belle Fey et la coquette et élégante Loise. Mes relations avec Dorothee ont toujours été d'un niveau académique et rationel tandis qu'avec Loise, elles ont vite évolué à la sentimentalité.

La période tardive de mon adolescence fut marquée par une crise réactionelle d'anorexie nerveuse qui devait avoir des répercussions sur toute ma vie ultérieure. Harassé par des camarades, je m'étais volontairement dénutri pour embellir mon image corporelle et faire ma ligne. C'est au cours de cette période que j'ai connue, à la "ruelle Roy d'en haut", la ravissante Odylle, avec laquelle j'ai été à des cinés-clubs; pour la première fois de ma vie, j'avais été ouvertement ouvertement amoureux, après mes sentiments cachés, durant l'enfance tardive, pour la belle Gladys de la ruelle Roy "d'en bas".
      Hélas, c'en fut un échec. Ce fut, à la vérité, mon premier échec de socialisation avec les partenaires du sexe opposé (les "girls" ou 'filles') à qui je plaisais, tout de même, peut-être à cause de mon nom de famille et de mon tempérament docile. Je me rappelle particulièrement de la belle Ginette, de la ruelle Roy, qui faillit périr à la fleur de l'âge, la belle Colette, une camarade de ma cousine et soeur "adoptive", Jessie, qui avait couché, une fois, sous le toit familial, à la ruelle Baussan, et des voisines de ma cousine Nelcie, dont la belle Jessie, de la ruelle Cameau. En dehors de ce petit échec social sus-mentionné, je n'ai pas eu de graves problèmes de socialisation et je m'entendais assez bien avec les camarades masculins, les "boys" ou 'garçons', mais je n'ai jamais eu de tendance à l'homosexualité.

Mes activités sportives systématiques ont débuté à l'adolescence de même que mon intérêt pour un grand nombre de sports. Depuis l'enfance, jai toujours été un 'fan' du football communément appelé "soccer" aux U.S.A.. Je l'ai joué à Jean Marie Guilloux, à Saint Louis de Gonzague, et, en maintes fois, avec des amis, dont les Mills, et des cousins, dont Mario et Lionel. Je me rappelle particulièrement avoir joué avec l'équipe de Fermathe contre l'équipe de Laboule, deux petites localités de villégiature en montagne. Mon équipe nationale préférée avait toujours été le Racing Club Haïtien, une des meilleures équipes du football local et régional (Carraïbéen); un camarade de classe, Edner, en fut l'un des meilleurs 'avant-centres'. Ce n'est que beaucoup plus tard que j'ai été introduit au "basketball", notamment au cours de mes séjours temporaires aux U.S.A., durant les grandes vacances scolaires. J'ai souvent joué au basketball, au Central Park, avec des jeunes hommes de toute race, lorsque j'ai été au East Side de la ville de New York. J'avais remarqué que le noir américain avait un jeu plus actif mais que le blanc avait un tir plus précis parmi ces camarades, mais ceci est, de toute évidence, faux et les caractéristiques individuelles avaient fait, très probablement, la différence. J'ai également joué au baseball, en une ou deux fois, à Brooklyn, particulièrement avec mon cousin Yves et un ami, maintenant un biologiste renommé en Haiti et un défenseur régional de la théorie de l'évolution, le Dr. Lionel Benjamin (nous l'avions étudiée au Collège Brébeuf, à Montréal). Ensemble et accompagné d'une cousine, la belle Marie Carmelle, Lionel et moi avions aussi visité le jardin zoologique du Prospect Park, à Brooklyn.
     À Saint Louis de Gonzague, j'avais été appelé par les frères, en particulier les frères Vincent et Hubert , à faire patie de l'équipe athlétique de l'école. Le frère Vincent m'avait inscrit pour le "saut en hauteur" mais je n'avais jamais réussi à réaliser un saut. Je m'étais dirigé plutôt vers le 'lancer du poids' où j'avais excellé et avais même été sur le podium au stade Leconte avec un autre coéquipier, Daniel; celui-ci a été tué à Port-au-Prince, après mon départ définitif pour les U.S.A., probablement par des 'malfâmés' de l'ère anarchique, post-duvaliérienne. Que de tristesse!
      Le 'lancer du poids' devait avoir une influence et des conséquences sur ma vie et mon état de santé ultérieurs, ayant facilité mon gain excessif de poids du début de l'adolescence. j'ai, alors, soudainement, abandonné ce sport et ai entrepris de faire la petite course matinale, le "jogging" quotidien. Pendant près de vingt ans, j'ai fait du jogging, chaque matin et sur tout terrain, ayant été influencé, également, par des 'revues' sur les carrières de Jim Ryun et de Michel Jazy et entraîné par des camarades - Georges, tout d'abord, puis le boxeur Férère, enfin Patrick. La détérioration de ma valve aortique et l'arthrite de la hanche et de la colonne vertébrale dont de je souffre encore actuellement sont de, toute évidence, dues à la pratique intempestive de ce "sport-ci".
      D'autres sports que j'ai pratiqués sont:

  • le tennis de table que j'ai appris avec mon cousin Mario, a la ruelle Cameau et ai joué, tres souvent, chez le Dr. Bazille, a l'Avenue Christophe, et chez les Plaisimonds, au Canape-Vert, au college Jean de Brebeuf, a Montreal,
  • plus rarement, le tennis que j'ai appris et joue avec mon amie allemande, Brigitte, à Strasbourg où javais débuté mes études médicales,
  • et les échecs que je considère comme du sport cérébral et que je jouais encore, régulièrement, avec mon camarade Robert, à New York; enfin, le tennis de table a été vraisembablement, après le jogging, le sport que j'ai le plus pratiqué

    À Saint Louis de Gonzague toujours, j'avais été également un "croisé" de l'Eglise catholique, faisant l'instruction chrétienne et classique des démunis d'un taudis de la capitale, en particulier dans la région d'un fortin bien connu, le Fort National. A cette époque, j'assistais à la messe dominicale, avec ma classe, et confessais et communiais régulièrement. Les frères de l'instruction chrétienne à Saint Louis avaient été fiers de moi, mais me trouvaient un peu trop scrupuleux: le frère Euphreim, en particulier, disait régulièrement en classe que j'étais "plus catholique que le pape."
          Mes relations avec mes camarades d'école avaient été, je n'en peux plus dire, excellentes. Victor, Georges, Yves et Réginald étaient des copains que je me visitais régulièrement ou qui me rendaient visite assez souvent (Réginald et moi avions préparé ensemble la première partie du 'Bac'; nous deux qui étions de la Section B avions refusé d'accorder trop d'importance aux maths alors que d'autres camarades le préparaient activement). Ces camarades et moi habitions le même quartier de la capitale, pour la plupart. J'avais alors perdu de vue mes amis d'enfance, Loulou, Lesly, Lionel, et Eddy, à l'exception de Michael, (le demi-frère de Gladys dont le père ou la belle-mère habitaenit encore la ruelle Roy).
          Mes conversations avec le camarade Victor, un excellent élève aux "secondaires" de Saint Louis de Gonzague, avaient presque toujours été du niveau académique, de même qu'avec Pierre. Celui-ci, à qui j'avais prêté un petit bouquin sur la théorie de la Relativité d'Albert Eintein (que Ricame avait récupéré de l'ambassade américaine qui avait été, alors, à cette époque, également le local du consulat) avait accompli, de Jn Mie Guilloux à St Louis de Gonzague, une remarquable ascension académique pour devenir le meilleur élève en maths et en était venu à représenter un défi même pour le frère enseigant (En mathématiques, Paquiot venait souvent avec des solutions originales, alors que je n'en avais apporté qu'une pour la géométrie, dans la classe de Seconde.)




 
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