Durant la présidence du père Jean Bertrand Aristide, la république de Cuba a fourni une aide humanitaire et technique aux hopitaux d'Haïti. Cette aide à consister, en grande partie, en l'utilisation de techniques chirurgicales spécialisées mais peu onéreuses et particulierement adaptées aux pays en voie de développement. Une cousine, du côté de la lignée grand-maternelle, Marie Josée Alvarez avait subi, alors, une de ces interventions spécialisees afin d'être soulagée de son arthrite de la hanche. Elle en a pâti, malheureusement. Une telle aide de Cuba avait-elle été appropriée?
Haïti, à l'instar de Cuba, est un pays en voie de développement, i.e., ces pays où la médecine specialisée et occidentale n'est nettement pas une priorité. Néammoins, Cuba a trouvé la solution à pas de ses problèmes prioritaires de santé et les bilans, en ce qui concerne les soins de santé publiqe, y sont nettement positifs en comparaison de ceux d'Haïti. Cuba a, par exemple, éradiqué la malaria; Haïti, depuis la campagne d'éradication du pian à laquelle avait participé le Dr. François Duvalier, il ya de celà près de 60 a 70 ans, piétine en matière de contrôle de ces endémies locales et régionales. La malaria est loin d'être éradiquée dans ce pays et pèse lourdement sur les budgets de son département de santé publique. A mon avis, toute aide humanitaire a Haïti doit mettre l'accent sur la prévention et l'assainissement de l'environnement pour l'éradication ou, du moins, le contrôle de ces grandes endémies locales que sont, par exemple, la malaria, le SIDA, la tuberculose, la gastroentérite infantile et la malnutrition protéinique et/ou protéino-calorique (pour ne citer que celles-là). En plus de l'aissinissement de l'environnement et de la vaccination sur grande échelle, l'éducation du public doit être aussi une priorité dans les écoles, les centres de santé et dans les "mass media". Une aide du secteur privé serait aussi bien venue, en particulier, dans le domaine de l'emploi et de l'économie (économie "bout de chandelle", oui, mais ceci peut donner, à la longue). Rappellez-vous de l'adage "prévenir vaut mieux que guérir"; prévenir coûte aussi moins cher que guérir. Enfin, quoique l'aide médico-humanitaire cubaine soit bienvenue, elle devra être axé de préférence sur la prévention; son exploitation n'est non plus pas dénuée de risques politiques, tout autant que Cuba refuse de prendre la voie de la démocracie.