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Univers Einsteinien et Fractal Hawkingien
STEPHEN HAWKING rêve de trouver une mathématique qui, à l'instar de la relati-
vité d'Einstein, et, mieux, davantage que celle-ci expliquerait tous les phénomè-
nes physiques et encore tous les processus naturels qui surviennent dans l'Univers,
"a theory of everything". Néammoins, les mots sont beaucoup plus maléables que
les équations. L'auteur du Lucifer Principle semble l'avoir bien prouvé, en
employant que des phrases.
Le principe de Lucifer est le suivant: la Nature, souvent symbolisée localement
(sur Terre) Gaia, est à la fois fascinante et terrible. La Nature ne loge pas seulement
le mal, elle l'embrasse dans sa totalité (B.H.). Elle l'utilise pour défaire et
faire, pour détruire afin de reconstruire. La Nature est à la fois Dieu et Démon, ces
forces surnaturelles dans les esprits des hommes et auxquelles ils ont donné une figure hu-
maine. La Nature est la seule Créatrice de l'Univers, celle qui a toujours existé et qui
existera toujours1. ("Mais, le Néant, c'est l'absurde" nous dit le philosophe Jean Paul
Sartre.) Le seul désavantage de l'emploi des mots est qu'ils ne permettent pas de
prédire les évennements futurs avec autant de précision que les équations mathé-
matiques le peuvent. Mais une telle précision est-elle vraiment nécessaire? Darwin
n'a t'il pas fourni une explication valable à l' évolution passée et future des êtres
vivants en employant que des mots? Aucune équation n'aurait pu y arriver, même
lorsque l'apport de la mathématique génétique se serait révéle un outil précieux.
Ce que les équations font et feront, c'est simplement apporter des explications
partielles et limitées, néammoins, éminemment utiles à une science qui expliquerait
par des mots tous les évennements qui surviennent dans notre univers qui ne sont
autres que naturels et n'ont rien de surnaturel. Holla pour une telle science! Mais
que de bruit! Et que de peur a-t'on eu! L' équation bien connue de l' équivalence de
l'énergie et de la matière, E=mc2, ne nous apprend-elle pas beaucoup de chose?
Néammoins, beaucoup de gens, partant d'elle, s'entêtent à penser que puisque
l'énergie est de la matière, celle-ci devrait avoir les propriétés de celle-là, i.e.,
avoir, par exemple, une masse, un volume et une charge qui permettraient de la loca-
liser dans l'espace. Néammoins, cette équation veut aussi dire que la matière est
entièrement transformable en énergie et vice versa. Si une telle possibilité existe,
la matière peut donc perdre ses propriétés pour prendre entièrement celles de
l'énergie et n'avoir pas, dès lors, de masse, de volume et nécessairement pas de
charge. La fin d'un trou noir cosmique ("Cosmic black hole") devient ainsi plus
aisément concevable, et les notions de Singularité et de Création cosmiques
pourront dès lors être entièrement éliminés de la Science2.
Dans cet univers Einsteinien, quid, enfin, de la physique quantique? Celle-ci a
encore sa place quand il s'agit de prédire des éventualités rarissimes ou de faire des
estimations quasi impossibles, comme, par exemple, celle de trouver un trou noir
cosmique à tel point ou tel point de l'espace, d'estimer sa grandeur ou encore de le
situer dans le temps d'évolution de l'univers et d'estimer sa longévité.
------------------------ 1 Ô temps, suspends ton vol!...
Mais la Nature est là qui t'invite Et qui t'aime Plonge toi dans sons sein qu'elle t'ouvre toujours, Ô lac! rochers muets! grottes! forêt obscure! Vous que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir (Lamartine dansLe Lac) 2 En fait, pour s'accomoder de la découverte de l'expansion relative de l'univers, une théorie anticréationiste et relativiste de celui-ci se comprendrait comme ceci. La disparition d'un trou noir cosmique supposerait la transformation complète de sa matière (une étoile-neutron) en de l'énergie. Avec le vieillissement de l'univers, son expansion continue et de nouvelles formations de trous noirs générateurs d'énergie, celui-ci, transformé en une boule d'énergie et parsemé de vides cosmiques, devient instable et explose un peu à la manière des tornades, des typhons ou des hourragans se comprimant et tournoyant autour d'une énorme dépression (vide) cosmique pour finalement produire une soupe primordiale de matière--des photons et des électrons (un peu comme nous cuisons notre soupe sur le feu, mais où le substrat serait de l'énergie et non de la matière). Pour introduire une limite à un phénomène si violent (le plus violent qui puisse survenir dans l'univers), Stephen Hawking a introduit la notion d'univers bébés, et l'univers est alors conçu comme un fractal (¤ Qualo R, B.A., MD; Les Grands Ensembles; p.p. 93-93bis) où de tels phénomènes surviendraient dans ses diverses parties, engendrant de nouveaux univers. "