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Le d�lire d'influence est fr�quent chez le psychotique ha�tien. Les
raisons que j'avance sont les suivantes:
- la mentalit� pseudo-primitive ou la fr�quence des croyances pseudo-animistes (� Mentalit� Pseudoanimiste, au Ch. 1)
- l'h�ritage socio-politique de la p�riode coloniale (� Fant�me Colonial
& Militarisme N�ocolonial, au Ch. 1)
- le mysticisme religieux: celui-ci repose, principalement, sur les
croyances pseudo-animistes, vaudouesques, et, en particulier, sur
l'influence des "loas" sur les �v�nements et les �tres vivants.
Ce d�sir, ou cette compulsion, � influencer et � dominer les autres est entach� de particularit�s folkloriques ou locales dans ses diverses manifestations sociales: zombisme, "lancer" ou capture, "dictature" parentale, propagande machiste gouvernementale et bastonnade polici�re tr�s fr�quente. La contrepartie est d�finie comme le "Louis Jean Boj�" qui est le comportement retors et r�volt�.
Ce d�sir a aussi une racine historique; en effet, la l�gende rapporte que Boukman, qui f�t un grand pr�tre vaudou et le chef des premiers esclaves r�volt�s � Saint Domingue, devait, en grande partie, ses victoires guerri�res � l'influence l�gendaire qu'il exer�ait, non seulement, sur ses compagnons d'armes, mais aussi sur ses adversaires. Il aurait acquis un tel pouvoir, d'apr�s les esclaves, apr�s la c�r�monie "d'envo�tement", au Bois Ca�man, qui a pr�c�d� la soir�e noire de la r�volte g�n�rale des esclaves dans le nord d'Ha�ti.
1 Au Bois Ca�man, au cours de la nuit de la rencontre des esclaves pr�parant la r�volte, , une pr�tresse vaudoue plongea, au cours de sa danse religieuse, un long couteau dans la gorge d'un cochon vivant d'o� le sang jaillit, et tous les participants en burent.
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