Une coutume sociale est de donner un nouveau né en parrainage à un membre apprécié de l'environnement. "Plus on est parrain ou marraine de nouveaux-nés", plus le prestige social est grand. Ma mère adoptive, Melle Lolotte Lafontant, fut l'une de ces personnalités. Elle avait été surnommée "marraine", en conséquence. Ma mère générique a également baptisé beaucoup d'enfants de la famille, tels que Claude, Mie Josée (décédée) et d'autres vraisemblablement. Personnellement, je n'ai baptisé que la fille cadette de ma soeur adoptive dont la photo se trouve exposée au site de famille et d'amis et a cette adresse (http://groups.msn.com/RQualoHomePage/familyandclosefriends.msnw?action=ShowPhoto&PhotoID=63).
Melle Lafontant avait joui d'un grand prestige social dans son environnement. Elle avait été une grande prêtesse vaudoue, et une très bonne âme, ce qui est contradiction à ce que beaucoup de chrétiens pensent du vaudou; elle avait été aussi la marraine de pas mal de nouveaux-nés. Ses parents avait été de riches Lafontants de la région de Jacmel et, après leur mort, elle avait eu la supervision de leurs nombreuses terres laissées en héritage dans la région. Dans la cour de Jasmin, à Sous-Dalles, un faubourg de Port-au-Prince, adossé à la montagne environnante, chaque mois de Juillet, de nombreux membres de la famile et des familles1 apparentées, comme les Qualos, apparentées aux Lafontants du coté de grand-mere, Francine Lacroix, les Surpris ou les Archers, les Benoits, des Duroseaux ("tante" Germaine) et d'autres venaient assister à sa présidence des cérémonies coutumières, polythéistes et un peu animistes, annuelles, qui avaient été dominées par les femmes prêtesses, mais animées par le tam-tam des hommes. Une fois, même, je m'en rappelle assez bien, mon père, feu le colonel Roger Rigaud, qui avait été, à cette époque, le chef de la police nationale et un bras droit de Paul Eugène Magloire, était venu en voiture "jeep"* militaire (je ne sais si la prononciation est exacte) jusqu'au site du honfort, là où aucune voiture n'avait, auparavant, pu arriver.
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1 Une reponse a Paulette: Une certaine Paulette, probablement pretesse du vaudou, egalement, et ayant connu, vraisemblablement, maman Lolotte qui fut plus agee qu'elle, considere celle-ci comme une petite pretesse du vaudou ("ti manbo"); le vaudou n'avait jamais ete pour ma mere adoptive une affaire commerciale; il avait ete, plutot, une offrande aux ames des defunts de la famille, sa vraie signification, et avait ete une affaire familiale, celebree par les membres de la famille et des familles alliees - la grande famille; les dieux du vaudou ont, egalement, des importances differentes selon la famille ou ils sont veneres; la religion de maman Lolotte fut la religion catholique qui avait ete, egalement, la religion nationale; enfin, je pense que Paulette peche par envie et ne saisit pas bien la signification du vaudou en Haiti.