MÉDECINE ALTERNATIVE VS. MÉDECINE CLASSIQUE, QUID?




PRÉSENTATION DU CAS


La médecine alternative est cette pratique médicale qui prétend pouvoir soigner les maladies de facon non conventionelle et éviter les excès et les avatars de la médecine classique. En médecine alternative, par exemple, un médicament peut être remplacé par un traitement plus "naturel" dont le but est d'aider l'organisme a se débarasser de l'agent offensant - microbes, dérangement métabolique, stress, etc. - qui cause la maladie. La médecine alternative est assez proche de la médecine naturelle qui a été pratiquée par les sorciers, les prêtres ou les "docteurs-feuilles" des anciens temps qui ne possédaient pas les connaissances scientifiques modernes. Un champ particulier de cette médecine est l'homéopathie dont le but est d'éviter les "effets à côté" et les "intoxications" qui sont des risques à en prendre compte sérieusement, au cours de l'administration des traitements modernes.


EN VOICI QUELQUES POINTS DE DISTINCTION ENTRE LA MÉDECINE CLASSIQUE ET LA MÉDECINE TRADITIONELLE, DU POINT DE VUE CLASSIQUE
  • Les médicaments administrés dans le cadre de la médecine classique doivent être approuvés par un agent de contrôle d'état, ici la F.D.A..
  • Les médicaments administrés dans le cadre de la médecine classique sont dosés en fonction de la réponse clinique et des statistiques sur leur efficacité sont relevées à travers les centres médicaux de la nation.
  • Les préparations naturelles de la médecine traditionelle sont généralement riches en tanins qui diminuent la valeur biologique de l'alimentation.
  • Les préparations herbacées, et, en général, les médicaments de la médecine traditionelle sont moins puissants ou moins spécifiques que ceux de la médecine classique et leur efficacité est mise en doute.
  • Les suppléments alimentaires peuvent causer de la toxicité et ne peuvent jamais remplacer une alimentation balancée qui représente l'idéal.
  • Les médicaments homéopathiques ont souvent un effet peu différent de celui d'un placebo.
  • La médecine-feuille ou les médicaments herbacés contiennent, souvent, d'autres produits indésirables.
  • Le docteur formé dans le cadre de la médecine classique doit être conscient de la concurrence posée par le Dr.-feuille; dans des zones rurales de quelques pays intermédiairement avancés comme le Mexique, par ex. et dans les pays en voie de developpement, où le patient ingère, souvent, à côté du médicament classique, les infusions locales, traditionelles qui peuvent compromettre la thérapeutique
  • Aux U.S.A., plusieurs préparations herbacées ont été classées comme potentiellement dangereuses par la F.D.A. qui demande au public de les éviter (borage, calamus, coltsfoot, comfrey, life root, sassafras, chaparral, germander, licorice, et ma huang, par ex.); d'autres ont été qualifiées de douteuses.
  • La connaissance de la valeur médicinale de quelques plantes a conduit la médecine classique à la découverte et à l'utilisation de principes actifs contre des maladies qualifiées d'incurables; tel a été le cas, en Amérique, pour la quinine un médicament antimalarique
  • Dans le sud-est du Nigéria, l'institut d'ethnobotanique a permis d'identifier quelques plantes médicinales et de les classer selon leur appellation botanique (la nomenclature scientifique), la localité d'origine, et le degré de leur utilisation dans le milieu, un point que la médecine classique ne peut ignorer
  • En Guinée Bissau, la fumée provenant de la brûlure de plusieurs espèces de plantes locales est employée avec efficacité comme repoussant antimoustique.
  • Enfin, des cas d'allergie à l'ail et de cytotoxicité à l'aloe (vera), deux médicaments herbacés largement utilisés, ont été mis en évidence et prouvés paracliniquement, et le ginseng a été trouvé modificateur du profil des immunoglobulines sériques (isotype IgG1, chez la souris); ce qui a fait recommander davantage de précaution dans l'utilisation des produits herbacés.






DISCUSSION DU CAS


La médecine alternative n'est pas sans risque et souvent peut compromettre la santé des populations. Un antibiotique, par exemple, doit être administré souvent avec une dose de charge pour débarasser l'organisme d'un agent infectieux. D'autres médicaments sont sans effet en dehors d'une certaine posologie. La chirurgie radicale, par exemple, peut être le meilleur traitement en présence d'un cancer. Néammoins, parce que la médecine classique connaît, elle-même, des excès ou des erreurs et parce que tout n'est pas connu sur l'organisme humain, la médecine alternative ne devra pas être interdite. Après tout, c'est au patient de choisir, mais les départements de santé doivent prendre les mesures nécessaires pour empêcher des charlatans de profiter du manque de renseignements du grand public.
DISPOSITIONS


Un cas récent où la médecine classique a été aux abois fut la récente épidémie de SARS (Syndrome Respiratoire Aigu et Sévère) qui a tué plusieurs gens en Asie et au Canada. Parce que les virus changent constamment leur information génétique, des traitements classiques et prouvés peuvent s'avérer innefficaces en présence d'une nouvelle souche virale. Néammoins, l'augmentation de la résistance naturelle d'une population peut être recherchée lorsqu'elle ne survient pas spontanément ou qu'elle peut se faire trop attendre, à l'arrivée d'un nouvel agent infectieux (ma lettre à l'OMS). Sont toujours applicables, enfin, les moyens de prévention traditionels
  • isolement du patient,
  • port de gants et de masques,
  • meilleure alimentation,
  • comportement approprié,
  • renseignement sur la maladie,
  • etc.,



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