DIABÈTE INSULINO-DÉPENDANT VS. DIABÈTE INSULINO-DÉFICIENT - IMPORTANCE CLINIQUE & PROUVÉE DE LA NOUVELLE CLASSIFCATION
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PRÉSENTATION DU CAS
Le patient, un ami d'un bon embonpoint thoraco-abdominal, âgé d'une cinquantaine d'années présentait un diabète de type 2 qui avait
évolué en des complications gangréneuses lui ayant valu ses deux jambes. Depuis lors, il vivait
une vie recluse sans grande activité physique. La thérapeutique à l'insuline lui fut prescrite
mais son alimentation quotidienne laissait à désirer, ayant été trop riche en calories de type graisseux. Après avoir
développé des troubles respiratoires, caractérisés par une hyperventilation sans la toux, qui
réclamèrent l'institution de l'oxygénothérapie, il fut hospitalisé mais développa, par la suite, une escarre
profonde à la région fessière qui compliqua son cas. Peu de temps après, il mourut
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NOUVELLE CLASSIFICATION
La classification antérieure du diabète en Diabète
Insulino-dépendant et en Diabète Non-Insulino-dépendant s'est
montrée inadéquate et cause la confusion, surtout lorsqu'on en
vient à la thérapeutique (cf., Harrisson's Textbook of Medicine, nouvelle édition). La nouvelle classification divise
encore le diabète en deux grandes catégories: le diabète de type
I (type 1), encore improprement appelé diabète primaire et le
diabète de type II (type 2), encore improprement appelé diabète
secondaire. Cependant, le premier type est celui qui est
caractérisé par une insuffisance d'origine centrale ou absolue de
l'insuline alors que dans le deuxième type, cette insuffisance
est périphérique et relative à une résistance tissulaire à
l'action de l'insuline, due à l'insensibilité ou à la stimulation hormonale. Cette nouvelle classification se base
sur la physiopathologie du diabète et permet mieux approcher les
buts de la thérapeutique.
Elle classe le diabète primaire dû à l'obesité dans la catégorie de diabète de type II à côté des causes du diabète secondaire. Le diabète adulte, ordinairement connu comme un diabète secondaire, est classé dans le type I, lorsqu'elle est due à une atteinte des ilôts de Langherans du pancréas
PHYSIOPATHOLOGIE EXPLICATIVE
Dans le diabète de type I, l'insuffisance des ilôts de Langherans
du pancréas est, pour la plupart (a) d'origine immunologique et est
due à la destruction antérieure de ceux-ci, au cours d'une
réaction immunitaire de l'organisme. Dans d'autres cas, la cause
de cette insuffisance n'est pas claire et est, dès lors, dite
idiopathique (b). Dans les deux cas, l'hérédité semble jouer un rôle
primordial, mais surtout dans le premier cas.
Dans le diabète de type 2, la cause de la résistance
tissulaire est souvent peu claire. Une cause génétique (a) ne peut
êrte écartée dans la plupart des cas, et le diabète est présent ou
a été présent chez plusieurs membres de la famille. D'autres
facteurs y paraissent associés, comme le style de vie sédentaire
et le vieillissemnent. Dans un grand nombre de cas, la cause
primordiale est l'insensitivité relative de la cellule adipeuse à l'insuline, chez les patients obèses (b) (surtout chez ceux qui sont
classés comme faisant une obésité touchant la région
abdomino-viscérale). Dans quelques cas, elle est due à un
chronométrage inadéquat de la réponse du pancréas (c) à
l'augmentation du glucose sanguin et le test de tolérance au glucose sera anormal meme si la glycémie faite a jeun est normale. Enfin, dans d'autres cas, elle est due a l'action hyperglycémiante d'autres hormones (d) (cortisone ou thyroxine).
BUTS DE LA THÉRAPEUTIQUE EN RAPPORT AVEC AVEC LA PHYSIOPATHOLOGIE
Dans le diabète de type 1, la diète a été appelée eucalorique, en
ce sens qu'elle ne vise ni l'augmentation ni la diminution du
poids corporel; l'insulinothérapie y est prépondérante.
Dans le diabète de type 2, l'insulinothérapie n'est pas
prépondérante. La diététique qui l'est vise, à prime abord, à régulariser,
à la fois, la quantité de calories par repas et le nombre de
repas. La réduction du poids corporel n'est une nécessité que
lorsque l'obésité y est associée.
Dans tous les cas, les repas et les médicaments méritent
d'être pris à des intervalles réguliers pour éviter ou limiter
des variations quotidiennes anormales ou trop amples de la
glycémie. Associées à l'insulinothérapie, celles-ci sont (cf., Current Medical Diagnosis & Treatment, nouvelle édition):
- l'effet Somogyi qui est une hyperglycémie matinale, rebonde
(rebondissante) consécutive à une hypolglycémie nocturne,
survenant chez ceux qui souffrent du diabète de type 1; elle
est consécutive à l'action hypoglycémiante de l'insuline et
celle des hormones hypeglycémiantes en réponse à l'hypoglycémie
- l'hyperglycémie matinale moins ample que "l'effet Somogyi";
elle est une variation anormale de la glycémie qui peut
survenir, à la fois, chez les patients de type 1 et ceux du
type 2; elle n'est pas précédée d'hypoglycémie nocturne
- l'hyperglycémie tardive ou consécutive à la diminution du niveau de
l'insuline dans le sang.
Enfin, dans le diabete sucre de type II, le traitement final de la cause ou la cure doit être sérieusement envisagée et entreprise toutes les fois que ceci est possible:
- interventions chirurgicales dans les cas:
- d'hyperthyroidisme
- ou d'hypercorticalisme
- fin de la gestation ou accouchement prématuré
- ou corrections médicales:
- réduction des apports caloriques
- exercices réguliers
- traitement psychologique de la boulimie
- correction médicale de l'hyperthyroïdisme
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DISCUSSION & DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL
La cause de l'hyperventilation ne m'a pas été claire. S'agissait-il
- d'une pneumonie ou d'une autre pathologie pulmonaire non infectieuse, puisque la fièvre avait été
absente?
- de la tachypnée de Kusmall, par suite d'une acido-cétonurie, mais l'odeur caractéristique
de l'haleine et la perte de poids concommitante ne m'avait pas été évidentes ou soufflées chez ce patient obèse
de type 2?
- du phénomène Pickwickien, mais l'hyperventilation n'a pas été caractéristique?
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TRAITEMENT
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