LA THÉORIE DE GAÏA

Elle est celle qui explique la présence de la vie sur terre, en violation, semblerait-il, à prime abord, de la loi de la plus grande entropie qui dit que tout système (naturel) et l'Univers, en fin de compte, tendent vers le plus grand désordre. La théorie de Gaïa, du nom de la déesse grecque, voulant dire la "mère Terre" ou la "mère Nature", nous dit que c'est par l'action et l'interaction de plusieurs trillions organismes vivants que notre planète a pu maintenir la vie, pendant une si longue période de son existence. L'hypothèse de Gaïa, nous dit l'encyclopédie Wikipedia, est une hypothèse écologique qui propose que les mondes (la matière) vivants et non vivants, sur terre, sont interdépendants et que la Terre entière devrait etre considérée comme un seul organisme et, qu'en fin de compte, la "balance délicate" de la vie sur terre est placée dans cette interdépendance.

La théorie de Gaïa obéit à celle de l'évolution a laquelle elle est liée par les processus évolutifs. Les deux théories paraissent démentir la loi de la plus grande entropie, mais, en définitive, ceci ne l'est pas. Les trois théories nous apprennent que la Nature, sans l'aide d'aucun être surnaturel quelconque, se maintient indéfiniment par des processus de destruction et de construction, de mort et de vie, d'effacement et de création.

Bien qu'il soit assez difficile d'envisager Gaïa et l'évolution en dehors de la vie, elles y sont aussi par extrapolation. Après la destruction systématique ou entropique, la Nature vient à créer, d'elle-même, de nouveaux systèmes, et c'est ici que l'évolution prend son sens le plus large, les choses ne restant jamais tel quel. Avec l'apparition des premiers organismes vivants ou, même avant ceci, des premiers organsimes autoreproductibles, la théorie de Gaïa acquiert le sien en expliquant leur longévité.

Enfin, ces processus naturels, explicables par de telles lois, nous paraissent ordonnés, mais, en fait, sont le résultat de la chance ou de la "probabilité" associée aux interactions de réalités désordonnées ou randomisées. Si tout était tant ordonné, aucun changement n'aurait jamais été nécessaire ou n'aurait jamais eu lieu et la Nature, elle-même, n'aurait jamais existé.

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