Silence impérieux.
S'il
fallait se taire
Pour
écouter battre les coeurs
Et
crisser les grillons
Dans
les chaumes désesperés
Des
longues nuits sans lune
S'il
fallait toucher du doigt
Les
marques infâmantes du parricide
Sur
les mains noires des assassins
Et
bercer la tête en larmes
D'une
mère au coeur déchiqueté
S'il
fallait compter les coups bas
Des
tristes sires sans arbitres
Et
fermer les yeux à chaque fracas
Des
bombes perfides
Qui
dénudent chaque jour un peu plus
Nos
espérances faméliques.

