Rêve sangsue
Sur
les talus des routes poussièreuses
Poussent
des herbes aux milles épines
Et
dans les cendres écrasées
Passent
en silence les scolopendres
Qui
fuient le martèlement sourd
Des
pas lourds des chameaux
Et
le soleil implacable
Darde
ses lances acérées
Sur
les nuques sans défense
Des
patients chameliers
Qui
viennent des lointaines contrées
Echanger
le sel des marées
Contre
le pain des vallées.

